FARCIN AIGU ET CHRONIQUE
§ VII. — Traitement.
Le mauvais résulat des moyens employés inspire peu de confiance ; c'est pourquoi nous nous bornerons à dire qu'on a conseillé l'iode, l'iodure de potassium, le mercure, les eaux sulfureuses, les toniques ; la cautérisation des ulcères, les injections iodées ou toniques dans les abcès ; l'injection de la créosote dans les fosses nasales (2 gouttes pour 2 grammes d'eau), et par-dessus tout de bonnes conditions hygiéniques.
Extrait d'aconit. — M. Decaisne rapporte (1) dans les Archives de médecine belge, deux faits qui établissent l'utilité de lextrait d'aconit administré à dose successivement croissante de 5 à 75 centigrammes dans les cas de farcin chronique.
« On pourrait répéter utilement ces expériences sur des chevaux farcinés en employant la racine fraîche d'aconit. »
M. Hamoir (2) cite également deux observations dans lesquelles ce médicament a amené rapidement la guérison. C'est donc un moyen qu'il sera bon de soumettre à de nouvelles expériences et d'appliquer à la morve chronique.
Il est à peine nécessaire d'indiquer les précautions prophylactiques. Les principales sont de ne pas toucher les chevaux morveux ou farcineux avec les doigts écorchés, et de ne pas coucher dans leurs écuries.
ARTICLE IV