FARCIN CHRONIQUE
Ce qui fait différer lé larcin chronique de la morve cbronique qui se produit d'emblée, c'est, dans quelques cas, un début assez rapide, et une fièvre assez forte à l'apparition du premier abcès; la production de tumeurs douloureuses promptement lluctuantes dans la majorité des cas, quelquefois se résorbant ou disparaissant pour se porter vers d'autres points; la cicatrisation des abcès, suivie, au bout d'un temps plus ou moins long, de nouvelles tumeurs; Y absence des lésions des
(1) Union médicale, 25 novembre 185'2.
(2) Archives de méd. milil. belge, et Union médicale, 10 février 1853.
fosses nasales, et enfin la mort avec des symptômes fébriles plus ou moins marqués et dans un marasme extrême.
On a cité quelques cas de guérison du farcin chronique. M. A. Tardieu en trouve six sur vingt-deux qu'il cite; mais plusieurs ne lui inspirent pas grande confiance. M. Monneret (1) en a rapporté un cas.
Le traitement ne diffère pas de celui de la morve chronique, et il est impossible de savoir s'il a été pour quelque chose dans les cas de guérison qu'on a cités. Nous nous bornons donc à rappeler l'emploi de {'extrait d'aconit à haute dose préconisé par MM. Decaisne et Hamoir.
ARTICLE VI