CACHEXIE MERCURIELLE
La cachexie mercurielle reconnaît les mômes causes que le tremblement mercuriel, et nous devons dire ici qu'on la remarque ordinairement à un degré plus ou moins élevé chez les personnes affectées de cette dernière maladie. Il est plus commun de voir se montrer la cachexie que le tremblement chez les personnes soumises à un traitement mercuriel exagéré.
Symptômes. — Cette cachexie consiste dans un état de langueur de toutes les fonctions, dans la mollesse des chairs, la bouffissure de la face, le gonflement, le ramollissement, la destruction des gencives, la chute des dents, la carie ou la nécrose des os maxillaires ; quelques hémorrhagies par les muqueuses, une anémie particulière, X infiltration des jambes, des palpitations, des syncopes, des troubles digestifs variés, l'affaiblissement de l'intelligence, quelquefois des aberrations, et enfin, dans un certain nombre de cas, uii mouvement fébrile plus ou moins marqué, avec dépression du pouls.
C'est lorsque la cachexie est parvenue à ce degré, qu'on voit les malades succomber, ainsi que l'a observé M. Burdin (1).
Le traitement à opposer à cette cachexie particulière consiste dans un régime, fortifiant, l'exercice en plein air, l'emploi des toniques et surtout des ferrugineux, et dans la plupart des moyens indiqués à propos du tremblement mercuriel. MM. Christison, Knud, Gusman (2), etc., ont employé contre elle, avec beaucoup de succès, Yiodure de potassium à dose modérée.
ARTICLE XII