ULCÉRATIONS SIMPLES
On désigne sous le nom d'ulcérations simples, ou d'ulcères bénins du col de l'utérus, des pertes de substance plus profondes que les précédentes et qui ne sont pas dues au cancer utérin. Cette affection est rare. MM. Duparcque et Téallier n'en rapportent que quelques exemples. Le premier de ces auteurs décrit sous le nom à'ulcère cancroïde une affection dont la nature est mal définie, et qui, selon toutes les apparences, n'est qu'un de ces ulcères devenu plus profond, ayant son siège sur l'utérus chroniquement enflammé et induré, et ayant acquis par là un aspect particulier.
Nous ne sommes guère plus instruits sur les causes des ulcères que sur celles des érosions. On a attribué leur production aux excès de coït et à la présence de corps étrangers, mais le degré d'action de la première de ces causes n'est pas bien connu; on a encore signalé les vices dartreux, scrofv.lcux et scorbutique; mais les faits sont bien insuffisants pour nous faire apprécier l'influence de ces causes. A peine les auteurs ont-ils cité une ou deux observations, et il est remarquable que l'action du virus syphilitique pourrait être invoquée bien plutôt que celle des dartres, du scorbut et de la scrofule.
Symptômes. —Les ulcères dont il s'agit sont douloureux, saignants, et donnent lieu à un écoulement souvent fort abondant.
par le toucher on augmente la douleur, on provoque l'écoulement d une certaine quantité de sang, et l'on sent une déperdition de substance souvent considérable, puisqu'on a vu une des lèvres du col en grande partie détruite. Il ûeftul pas s en