‹ Guide du médecin praticien, ou, Résumé général de pathologie interne et de thérapeutique appliquées [electronic resource] (volume 2)Chapitre 30 sur 344 · ULCERES SYPHILITIQUES · texte numérisé non relu

ULCERES SYPHILITIQUES

rapporter toujours à l'apparence, parce que l'ulcération existant souvent sur une partie tuméfiée, boursouflée, paraît plus profonde qu'elle ne l'est réellement. Sa surface est ordinairement molle au loucher et assez souvent inégale.

A l'aide du spéculum, on voit le col gonflé, d'un rouge obscur, et sur l'une ou l'autre des lèvres, un ulcère souvent irrégulier, à bords boursouflés, à surface d'un rouge brun, d'où s'échappe une petite quantité de sang aussitôt qu'on en touche la surface, soit avec le spéculum, soit un peu fort avec le pinceau.

Les autres symptômes sont semblables à ceux des granulations et à ceux de la métritc chronique du col. Il est facile de s'en représenter le tableau.

Traitement. — Lorsque l'ulcère est très douloureux et enflammé, on met en usage le traitement anliphlogistique recommandé pour les érosions qui se trouvent dans le même cas.

Si l'ulcère est peu douloureux, on met en œuvre les astringents, et surtout la cautérisation. Nous n'avons pas indiqué, à propos des lésions précédentes, h cautérisation avec le fer rouge employée par quelques praticiens, et principalement par M. Jobert (de Lamballe), qui en a obtenu de véritables succès dans le traitement de diverses maladies de l'utérus. Les érosions et les granulations guérissent trop bien par les moyens que nous avons indiqués, pour qu'on ait recours à cette cautérisation effrayante pour beaucoup de malades. Quand il s'agit des ulcères profonds dont nous venons d'exposer rapidement les caractères, on peut rencontrer des cas où ces moyens sont insuffisants, et alors le cautère actuel offre une précieuse ressource. C'est surtout lorsque l'ulcère a un aspect fongueux et saigne très facilement, que ce moyen est utile et procure en peu de temps (trois semaines ou un mois, pendant lesquels on pratique deux, trois ou quatre cautérisations) une guérison complète. Cette cautérisation ne détermine pas plus de douleur que les autres, et, avec certaines précautions, elle n'offre aucun danger. Nous y reviendrons plus loin, et nous en parlerons avec plus de détails, car nous trouverons d'autres affections dans lesquelles M. Jobert la met en usage.

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