‹ Guide du médecin praticien, ou, Résumé général de pathologie interne et de thérapeutique appliquées [electronic resource] (volume 2)Chapitre 34 sur 344 · MÉTRITE INTERNE. - CATARRHE UTÉRIN · texte numérisé non relu

MÉTRITE INTERNE. - CATARRHE UTÉRIN

Ouant aux abcès des annexes de l'utérus, à la péritonite, à Vovarite, et même à la cystite] que la plupart des auteurs ont cru pouvoir être confondus avec la maladie dont nous nous occupons, ces affections ont des caractères si différents, que la confusion n'est pas à craindre. Il s'agit simplement de pratiquer l'exploration de la manière indiquée plus haut. Un bon moyen de distinguer la cystite de la métrite consiste à presser avec le doigt sur la paroi vésico-vagiuale; on détermine par ce moyen de la douleur, lorsque la vessie est enflammée, tandis qu'en pressant sur l'utérus, on s'assure que cet organe conserve sa sensibilité normale. Il est une autre affection incomplètement connue dont la diagnostic différentiel a plus d'importance, c'est l'inflammation péri-utérine ; nous donnerons ce diagnostic dans un des chapitres suivants.

Le pronostic n'est pas grave. On ne trouve pas un seul cas authentique de terminaison funeste de la métrite simple aiguë; et quant au passage à l'état chronique, nous avons vu combien il est rare.

§ VII. — Traitement.

Il suffit de dire qu'on doit employer la saignée plus ou moins répétée; appliquer des sangsues à l'hypogastre, aux aines, à l'anus; prescrire les bains, les applications, les injections émollientes, les narcotiques, un régime sévère, et surtout un repos absolu. Ces moyens suffisent pour faire promptement cesser les symptômes légers de réaction, et bientôt les symptômes locaux disparaissent eux mêmes.

Quant aux frictions mercurielles, aux révulsifs de toute espèce, aux vomitifs, etc. , c'est dans des cas de métrite puerpérale qu'on les a administrés.

M. Bayle a rapporté (1) une observation intitulée : « Métrite guérie par l'émé-^ tique et les bains, » mais les symptômes iudiqués sont insuffisants pour caractériser la maladie, et, par conséquent, nous n'en pouvons rien conclure.

ARTICLE IX

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