‹ Guide du médecin praticien, ou, Résumé général de pathologie interne et de thérapeutique appliquées [electronic resource] (volume 2)Chapitre 42 sur 344 · FONGOSITÉS ] INTRA-UTÉRINES. — SYMPTÔMES · texte numérisé non relu

FONGOSITÉS ] INTRA-UTÉRINES. — SYMPTÔMES

De 20 à 25 ans 5 cas.

ZiO à Zi5 k

Au delà de 50 2

Total. . . .30 cas.

Hérédité. — Selon M. ROuyer, M. Nélatnn aurait eu occasion d'observer plusieurs foisdcs fongosités utérines chez des femmes dont les mères avaient présenté les symptômes de la même affection.

Grossesses antérieures. — On doit remarquer que les fongosités se sont presque toujours développées chez des femmes qui avaient eu des enfants ; le tableau suivant, composé par M. Goldschmidt sur le plan donné par M. Roriyer, mais avec un plus grand nombre de faits, donnera une idée de l'influence de la grossesse :

Femmes n'ayant pas eu de grossesse 2 cas.

— ayant eu des avorlements 5

— — un accouchement 12

— — deux • — t 5

— — trois — 6

— — des couches laborieuses 6

Total 36 cas.

Cependant ce total doit se réduire à 25^ parce que 9 femmes figurent en même temps dans les trois catégories d'avortcments, d'accouchements et de couches laborieuses.

M. Richet a remarqué que chez toutes les malades dont il avait pu recueillir l'histoire, l'accouchement ne remontait pas au delà de deux ans.

Telles sont les seules notions que l'on possède sur l'étiologie des fongosités utérines; mais il nous semble évident qu'elles témoignent de l'influence d'une métrite antérieure sur leur développement.

§ III. — Symptômes.

Les auteurs qui ont décrit avec le plus de soin les fongosités intra-utérines, leur attribuent tous les symptômes observés chez les malades, tels que : dérangements dans la menstruation, pesanteur dans le bassin, tiraillements dans les lombes, les jambes, les aines, points douloureux au sacrum, dans les fosses iliaques, au lombes, etc. Mais il nous semble que l'on s'est abusé à cet égard ; ces symptômes sont communs à toutes les maladies utérines; ils dépendent de la congestion de l'organe et du retentissement de ses lésions vers les nerfs; ils appartiennent bien plutôt à la métrite qui a déterminé les fongosités qu'aux fongosités elles-mêmes ; enfin, ils ne servent, à notre sens, qu'à attirer l'attention du côté de l'utérus bien plutôt qu'à établir le diagnostic des fongosités.

'J6° MALADIES DLS FEMMES.

Mais nous noterons les deux seuls symptômes qui semblent avoir de l'importance, savoir, les dovivrs et les hémorrhagies.

Les douleurs sont rarement vives; elles sont sourdes, irrégulières, intermittentes, et elles reviennent de préférence aux époques menstruelles ou après cette époque (A. Robert) ; elles affectent souvent le caractère de douleurs d'expulsion, semblables à celles que nous avons décrites dans la dysménorrhée avec décollement de la muqueuse utérine.

Ce sont surtout les hémorrhagies qui caractérisent les fongosités, et cela ne doit pas étonner, car, en somme, les fongosités ne sont que des bourgeons vasculaires semblables à ceux des vé>icaloires ou des plaies en suppuration; et l'on sait combien il faut peu de chose pour faire saigner ces bourgeons. Aussi ces écoulements de sang sont presque continus, et ils amènent un rapide dépérissement que l'on attribue mal à propos aux fongosités elles-mêmes.

Quant aux écoulements blancs, nous n'en parlerons pas, car ils résultent plutôt de la métrite interne que des végétations elles-mêmes.

On a considéré comme Complications les granulations du col, l'augmentation du corps de l'utérus, le ramollissement du tissu do cet organe, l'agrandissement de sa cavité, les llexions, versions, etc. Mais ce sont aussi, selon nous, des résultats de la métrite dont les fongosités ne sont également que des éléments anatomiques.

4J IV. — Marche, durée terminaison de la maladie.

Il est probable que les fongosités utérines ne tendent pas à la guérison spontanée, car on en a observé chez des femmes déplus de soixante et; dix ans, et il est probable qu'elles s'étaient développées pendant la période génitale. Mais peut-être doit-on penser qu'à l'époque de la ménopause, les hémorrhagies tendent à se supprimer d'elles-mêmes, les congestions menstruelles ayant cessé; alors les fongosités pourraient persister h titre de lésion anatomique et de stigmates d'une métrite guérie, mais sans donner lieu désormais à aucun symptôme sérieux.

Si ce mode de terminaison est possible, il n'en faut pas moins convenir que, dans la plupart des cas, les malades dépérissent, s'épuisent par les hémorrhagies continues et répétées, et qu'elles finissent par présenter tous les caractères de la chloro-anémie. Rien ne répugne même à admettre que la mort puisse en être la conséquence, mais on n'en a pas encore observé d'exemples.

§ V. — Diagnostic, pronostic.

Le diagnostic se confond en quelque sorte avec la thérapeutique. En effet, c'est par l'introcluction de la curette utérine que I on petit avoir la démonstration de l'existence de l'affection. Si, chez une femme qui a une mélrorrhagie, la sonde utérine ou la curette fait reconnaître l'agrandissement de la cavité utérine, l'absence de polypes; et, si elle ramène facilement des lambeaux de muqueuse ou l'on aperçoive les glandes utriculaires, le diagnostic sera établi. Les polypes et les corps fibreux volumineux donnent au corps de l'utérus un développement proportionnel, et finissent par effacer et entr'ouv.ir le col. Le cancer se reconnaît a son écoulement sanieux. Lue grossesse commençante, arec menace d aoortemenl detc-

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