‹ Guide du médecin praticien, ou, Résumé général de pathologie interne et de thérapeutique appliquées [electronic resource] (volume 2)Chapitre 65 sur 344 · INFLAMMATION DU TISSU CELLULAIRE PÉRI-UTÉRIN · texte numérisé non relu

INFLAMMATION DU TISSU CELLULAIRE PÉRI-UTÉRIN

/ Émolliênts. Cataplasmes sur le ventre.

I Vésicatoires volants sur l'hypogastre, après la cessation de tout \ symptôme aigu.

6. DE la tumeur < Dérivatifs sur le canal intestinal. Purgatifs salins. Lave

i huileux.

| Immobilité absolue pendant le premier mois, jusqu'après l'époque \ menstruelle qui suit le début de l'affection. r Préparations martiales. Fer réduit par l'hydrogène, 20 à 30 cen- \ tigrammes par jour.

,(j*De l'anémie ) Toniques. Vin de quinquina. Poudre de quinquina, 50centigram.

I à 1 gramme par jour.

( Alimentation choisie.

2° Thérapeutique préventive de nouvelles hémofrhagies.

Tenir la malade dans une immobilité absolue, le bassin élevé.

Couvrir l'hypogastre de compresses trempées dans de l'eau froide, et fréquemment renouvelées. Chez 'une malade (obs. XXXII), les applications de glace m'ont paru très utiles.

Préparations astringentes, extrait de ratanhia.

Potions contenant 20 goutles de perchlorure de fer. : Médicaments acides, eau de Rabel.

Toniques antiménorrhagiques (M. Trousseau), quinquina à la dose de h gram.

Sinapismes aux membres supérieurs. ]

ARTICLE II

inflammation du tissu cellulaire péri-utérin {phlegmon péri-utérin) (1).

( eue affection est connue d'une manière très imparfaite, et cependant elle n'est pas rare, cardans l'espace d'un an et demi, nous avons observé : 1" 19 cas bien Évidents d'inflammation rétro-utérine; mais sur ces 19 cas, 11 seulement ont été recueillis avec tous les détails nécessaires, et c'est d'après eux que nous allons tracer la description de la maladie; 2° 3 cas d'inflammation an té-utérine ; 3° 1 cas, dans lequel l'inflammation avait son siège sur un côté du col : ka 2 cas, dans lesquels il existait à la fois une inflammation antérieure et postérieure : en tout, 25 cas. Les derniers cas ayant été convenablement observés, nous en avons donc 17 qui Peuvent nous servir à traiter les questions générales.

M. Salis (2), qui nous a donné une bonne thèse sur les inflammations du pourtour de l'utérus, ne distingue pas l'inflammation du tissu cellulaire péri-utérin désaffections de la même nature qui ont leur siège dans les ligaments larges et les

(1) [Bien que de nouveaux travaux aient été produits récemment sur le phlegmon péri-ultla réTr5 "C ';loyo"s Pas aevoir e» donner l'analyse à cause des doutes qui se multiplient sur minai celle aft"ection- M- Bernulz croit en effet que l'on s'est trompé quant à la délerdes exaclecle.la nature et du siège de ces prétendus phlegmons; il pense que ce sont ï^ii '/ tCS Pai'tie"es> bornées à une partie du péritoine de l'excavation pelvienne (peleirence"l ' °l f,Ue l6S lumeurs Prises Pour un empâtement phlegmoneux résultent de l'adhéaulon ' .C q!Jelf'ues anses intestinales entre elles ou avec les organes voisins. La rare lé des tenur^ S0I),1ose a la sollltion de la question ; mais nous tenons de M. Gossclin, qui a soun M ,?x,stence «les phlegmons péri-utérins, que toutes les autopsies récentes ont donné raison u nernulz.l

(2) tes inflammations des annexes du l'utérus et des ligaments larges, thèse. Paris, 1847.

ovaires, et voici comment s'exprime M. JBeimetl (1) à ce sujet : i Inflammation et abcès des annexes de l'utérus hors de l'état puerpéral. Dans la plupart des cas, dit cet auteur, elle reste bornée au tissu cellulaire des ligaments larges et aux organes qu'ils contiennent; elle ne s'étend ni au tissu cellulaire du bassin, ni au péritoine; elle peut ainsi rester des mois, des années, et si, ce qui est rare, il sun ieçt une péritonite, elle offre une grande tendance à se localiser ; dans l'étal puerpéral,! au contraire, la péritonite s'étend avec une grande rapidité. »

La description qui va suivre démontrera, au contraire, que, bois de l'état puer/ péral, il existe une inflammation qui a son siège dans le tissu cellulaire qui envn ronne la partie supérieure du col de l'utérus; que cette inflammation a des symn ptômes qui la caractérisent; qu'elle se termine ordinairement par résolution, et que, par conséquent, lorsqu'on ne l'a étudiée qu'à l'état d'abcès, on n'a fait con-; naître qu'un des modes de terminaison de cette affection.

§ ï. — Définition, synonymie, fréquence.

L'inflammation péri-utérine est celle qui occupe le pourtour du point de réunion du col et du corps de l'utérus, et qui ne s'étend qu'accidentellement aux ligament larges.

On en a décrit quelques cas d'une manière confuse sous les noins ^inflammation des annexes de l'utérus, tumeurs fluctuantes du petit bassin, abcès du peti bassin. Les Anglais lui donnent le nom de pelvi-cellulitis.

Les deux principales espèces d'inflammation péri-utérine sont : 1" le phlegmoi rétro-utérin, qui a son siège dans le tissu cellulaire situé entre le cul- de-sac posté rieur du vagin, l'excavation périlonéale recto-utérine, l'utérus et le rectum ; 2° 1 phlegmon anté-utérin, dont le siège est dans le tissu cellulaire situé entre le culi de-sac antérieur du vagin, l'excavation péritonéale vésico-ulériue, l'utérus et 1 vessie. Dans un seul cas, nous avons trouvé une tumeur inflammatoire sur un dé côtés de l'utérus, sans que la partie antérieure ou la partie postérieure y participât

§ II. — Causes.

1° Causes prédisposantes.

Vâge des malades avarié de dix-sept à quarante-deux ans. Aucune n'avait ei core passé la grande période menstruelle, et ce fait mérilc d'être remarqué, part qu'il prouve que c'est à l'époque où l'utérus jouit de toute sa vitalité que se prcj cluisent ces inflammations qui ont pour siège le pourtour de cet organe.

Il n'y a rien eu clans la' constitution ni clans le tempérament qui mérite d'êtu \ mentionné.

Sur les 17 cas qui ont été recueillis avec soin, 11 étaient relatifs à des femme qui avaient de la dysménorrhée, et celte dysménorrhée était due à une congestio sanguine.

Dans 3 cas sur 25, les malades avaient une déviation utérine qui avait été train par le redresseur utérin. Nous ne plaçons pas cette cause parmi les causes ocef. sionnelles, parce que ce n'est pas immédiatement à la suite de l'application du ru

(1) Loc. cit.

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