‹ Guide du médecin praticien, ou, Résumé général de pathologie interne et de thérapeutique appliquées [electronic resource] (volume 2)Chapitre 72 sur 344 · VAR1TE CHRONIQUE · texte numérisé non relu

VAR1TE CHRONIQUE

chacun sait que l'ovarite qui se manifeste pendant les couches détermine un mouvement fébrile semblable à celui que produit la métrite. Dans tous ces cas, une constipation opiniâtre peut être le résultat de la compression exercée sur l'intestin par la tumeur, lorsqu'elle est considérable.

g IV. — Marche, durée, terminaison de la maladie.

La marche de la maladie est continue. Sa durée est d'un ou deux septénaire* lorsqu'elle se termine par résolution; dans le cas contraire, il se forme un abcès, dont nous nous occuperons plus loin. La terminaison par abcès, qui n'â jamais eu lieu dans les cas d'ovarite idiopathiqUe, ne serait pas, suivant quelques auteurs, la seule à redouter, et l'on aurait encore à craindre de voir l'ovaire se gangrener; mais on n'a pas cité de cas d'ovarite simple se terminant ainsi.

g V. — Diagnostic, pronostic.

Le signe principal qui sert à faire distinguer cette affection, avant la suppuration, d'an phlegmon de la fosse iliaque, est la forme de la tumeur, qui est ovoïde ei circonscrite; mais ce signe ne se montre pas toujours. Le signe consistant dans un intervalle entre la tumeur et l'os iliaque est très important. On ne l'observe jamais dans lés abcès; cet intervalle n'a été sensible qu'au bout de quelques jours. S'il en était toujours ainsi, il nous paraîtrait bien difficile de distinguer, avant celte époque, l'ovarite du phlegmon de la fosse iliaque. Il ne faudra pas oublier le toucher rectal, qui peut faire apprécier la forme de la tumeur, alors qu'elle n'est pas facilement perçue à travers la paroi abdominale.

Le pronostic est peu grave lorsque l'affection s'est développée hors de l'époque des couches. Dans le cas contraire, on a à redouter la suppuration, dont nous ferons connaître plus loin le danger.

S VI. — Traitement.

La saignée, des sangsues en plus ou moins grand nombre, suivant la force des malades, et surtout suivant l'intensité des phénomènes locaux et généraux ; les émollients, quelques narcotiques ; la diète, le repos; des purgatifs peu violents pour vaincre la constipation : tels sont les seuls moyens qu'on ait mis enusagr, et qui se soient montrés suffisants dans les cas d'ovarite simple. On conseille, si la résolution se fait attendre, d'avoir recours aux frictions mercurielles, aux médicaments appelés fondants, etc. ; mais nous n'avons pas de bonnes observations qui nous fassent connaître les cas de ce genre.

2° OVARITE CHRONIQUE.

Les auteurs qui regardent les diverses dégénérescences de l'ovaire comme de conséquences d'une ovaritc chronique ont nécessairement considéré cette maladie comme assez fréquente ; mais rien ne prouve que leur opinion soit fondée, dans le plus grand nombre des cas du moins.

Les observations manquent pour tracer l'histoire de cette maladie, à laquelle on

attribue pour symptômes une douleur sourde, avec tuméfaction plus ou moins considérable d'un ovaire ou des deux à la fois.

ARTICLE IL

KYSTES DES OVAIRES. HYDROPJSIE ENKYSTÉE.

Les divers kystes des ovaires doivent être rangés parmi les maladies qui intéressent plus la chirurgie que la médecine. Nous ne mentionnerons dans cet article que ce qui rentre plus spécialement dans notre sujet.

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