‹ Guide du médecin praticien, ou, Résumé général de pathologie interne et de thérapeutique appliquées [electronic resource] (volume 2)Chapitre 73 sur 344 · KYSTES PILEUX · texte numérisé non relu

KYSTES PILEUX

Ces tumeurs n'ont pas d'intérêt pratique réel ; elles n'acquièrent, en effet, quelque importance que lorsqu'elles s'enflamment, et alors il en résulte des abcès qui réclament l'intervention de la chirurgie (1).

Ces kystes sont divisés en trois ordres par M. Velpeau (2), qui en a tracé une histoire intéressante. Dans le premier il range ceux qui paraissent dépendre de la même cause qui a produit l'organisme qui les contient ; dans le second se rangent ceux qui sont le produit d'une fécondation incomplète; et dans le troisième se classent ceux dans lesquels les productions morbides (graisse, poils, dents) paraissent des productions du sac qui les renferme.

Les produits qu'on rencontre dans ces kystes sont, dans l'ordre de fréquence : des poils, des dents, de la graisse qui les enveloppe, des fragments d'os, des lambeaux ayant l'aspect du tissu musculaire, de la peau, etc.

Ces kystes forment des tumeurs indolentes, à moins d'accidents particuliers, occupant une étendue assez considérable de la partie inférieure de l'abdomen, offrant une dureté assez grande, mais ordinairement différente dans les divers points, donnant un sonmat àla percussion, et ayant leur racine dans une des fosses iliaques.

Les femmes n'en éprouvent ordinairement aucune incommodité; mais ces tumeurs peuvent s'enflammer, et de là des abcès qui se sont vidés au dehors, dans l'intestin, dans le vagin, etc. Les débris de matière organisée qui s'échappent alors font reconnaître la nature de la tumeur.

2° KYSTES SÉREUX, OU HYDROPISIE ENKYSTÉE. § X. — Définition, synonymie, Fréquence.

On donne le nom de kystes de l'ovaire, ou hydropisie enkystée, à une affection dans laquelle cet organe renferme, dans une ou plusieurs poches dont il est creusé, un liquide quelconque. Cette définition prouve déjà qu'il ne s'agit pas ici d'une hydropisie ordinaire ; car le liquide contenu dans les kystes n'est pas, à beaucoup près, toujours séreux.

L'hydropisie de l'ovaire n'est pas une maladie rare, sans toutefois pouvoir être rangée parmi les affections chroniques qu'on rencontre fréquemment.

(1) Voyez Cruveilhier, Analomie pathologique du corps humain, XVIIIe livraison, in-folio, pl. color.

(2) Dictionnaire de médecine, t. XXII, p. S81 .

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