ADHÉRENCES DU PÉRICARDE AU COEUR
il est inutile d'essayer des diverses manœuvres qu'on a conseillées pour en hâter l'évacuation. La meilleure méthode consiste à laisser la canule à demeure, jusqu'à ce que l'écoulement s'arrête de lui-même, à refermer ensuite la plaie avec un morceau de diachylon maintenu par' un bandage de corps. La plaie ne réclame aucun traitement.
» Les instruments usités pour la thoracocentèse conviennent mieux que tous les autres. »
Suivant MM. Trousseau et Lasègue , le plus souvent l'épanchement abondant du péricarde n'est qu'une des expressions d'un état de maladie qui ne se localise pas en mi seul point, mais frappe d'autres parties essentielles de l'économie. Évacuer le liquide, c'est soulager le malade sans guérir la maladie. Cependant on n'a pas le choix d'accorder ou de refuser une opération qui assure le soulagement et peut donner la guérison.
M. le docteur Aran a présenté le 6 novembre 1855, à l'Académie de médecine de Paris, l'observation d'un malade traité d'un hydropéricarde par deux ponctions suivies d'injections iodées (1). L'opération semble avoir réussi ; cependant le malade était tuberculeux. L'expérience n'a pas encore sanctionné la pratique des injections iodées en pareil cas.]
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