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s'est montrée à l'état de simplicité» qu'elle ne détermine pas de symptômes irén, Baux bjén intenses. C'est, du reste, ee que l'on peut observer très bien dans les?" âe gangrène rapportés par François, Delpeohet Dubrueil, puisque souvent le ,,n mier symptôme qui ait annoncé L'affeetion a été l'apparition d'un poinl gangréneu* dans une extrémité. On voit, au reste, combien l'observation a encore à faire non éclairer (ous les pointe obscurs que présente l'histoire de l'artérite
Marche, durée terminaison. - On ne peut donner qu'une idée générale de la marche de la maladie. Dans les observations les plus précises, on voit que l'artérite aiguë a marché toujours très rapidement, du moins à son début, c'est-à-dire qu'en peu de temps les battements de l'artère sont complètement suspendus et le vais seau est dur et résistant, ce qui annonce que le caillot s'est formé dans son inié rieur. Plus lard les accidents qui se produisent suivent une marche qui n'a point été déterminée. 11 en résulte que la durée de cette affection ne saurait être précisée Tout ce qu'il est permis de dire, c'est que quand l'artérite reste à l'état de siml phcité, la perméabilité du vaisseau ne tarde pas très longtemps à se rétablir Cette terminaison, qui n'est pas la plus fréquente , s'annonce par le retour de la chaleur dans les lieux où va se distribuer l'artère, par des battements d'abord faibles et concentrés, qui deviennent de jour en jour plus forts et plus larges, et enfin par la dispa. rition de tout engorgement sur le trajet du vaisseau.
Nous avons dit plus haut que l'artérite pouvait se terminer par la gangrène; mais cet accident n'est pas la conséquence nécessaire de l'oblitération complète du' vaisseau. On a vu, en effet, des artères être réduites dans toute leur étendue à l'état de cordons fibreux, et cependant le cours du sang se rétablir dans les parties affectées. Dans ce cas, la circulation collatérale est venue suppléer au défaut de la circulation normale. Les rameaux artériels qui prennent naissance au-dessus du point affecté se développent graduellement * prennent un calibre plus considérable, et vont ainsi verser une quantité de sang suffisante dans les parties situées au delà de la lésion.
Lésions anatomiques. — Les lésions anatomiques sont au fond les mêmes que celles que nous avons trouvées dans l'aorte : ainsi, rougeur des membranes, épaississement, friabilité des tissus, sécrétion d'une quantité plus ou moins considérable de lymphe plastique, coagulation du sang, quelquefois suppuration dans le caillot : toutes ces lésions se retrouvent dans les artères secondaires. Les recherches de Delpech portent sur les divers tissus qui entrent dans la composition de l'artère : cet auteur a vu d'abord les vaisseaux superficiels et interstitiels offrir une injection qui annonçait le commencement de l'inflammation. Cette observation a été faite également par d'autres expérimentateurs. On a pu suivie, en outre, la formation des caillots, leur condensation, etc. , mais ces détails n'ont point pour nous un intérêt majeur.
On a remarqué qu'en général l'inflammation des artères se propageait du point le plus voisin du cœur aux points les plus excentriques : c'est ce qui est résulté non-seulement de l'étude des symptômes, mais encore de l'examen nécroscopique. Dans un petit nombre de cas, au contraire, on a vu l'affection suivre une progression inverse.
Enfin, lorsque l'artérite a une date déjà ancienne, on trouve quelquefois, ainsi que nous l'avons déjà dit, le vaisseau réduit à l'état de cordon fibreux.
AKTÉR1TE AIGLE. — TRAITEMENT. 323 On A pu voir par l'examen des cadavres, et mieux encore dans les expériences ur les animaux, comment se rétablit la circulation. Les cadlots, d'abord formés dans toute la cavité artérielle, se réduisent à l'élat de fibrine, et laissent dans un point de leur circonférence, quelquefois même dans leur centre, un canal qui permet au sang de circuler; puis l'absorption continuant, ce canal augmente, jusqu'à ce qu'enfin il ne reste sur le pourtour de l'artère qu'une fausse membrane mince, qui persiste ordinairement très longtemps.
Diagnostic, pronostic. — Le diagnostic de cette affection est très obscur, lorsque le point où elle siège n'est pas accessible à l'exploration directe. Alors, en effet, on n'a pour se guider que la cessation des battements dans les extrémités artérielles ; or plusieurs autres causes que l'inflammation de l'artère peuvent produire cet effet. Une tumeur profonde, une compression quelconque, suspendent nécessairement les pulsations. Toutefois, si avec quelques-uns des symptômes précédemment décrits, on voyait, dans un membre, les battements de l'artère anéantis, sans trouver dans la cavité d'où sort le vaisseau aucune cause matérielle qui pût donner la raison du phénomène, on serait porté à l'attribuer à l'artérite.
Lorsque le point malade est accessible à l'exploration, le diagnostic ne présente pas de grandes difficultés : la douleur locale, le gonflement ambiant, la durée de l'artère, l'anéantissement des pulsations, sont des signes qui ne laissent pas de doutes sérieux. Néanmoins l'artère étant toujours accompagnée de veines qui le plus souvent sont placées au-devant d'elle, une phlébite pourrait causer quelque incertitude. Pour éclairer le diagnostic, il faut surtout avoir présente à l'esprit l'opposition du cours du sang dans les deux ordres de vaisseaux. Dans la phlébite, surtout lorsqu'elle n'occupe qu'une petite étendue, on observe la réplétion des veines au-dessous du point enflammé ; souvent, il est vrai, il se forme alors un œdème qui empêche de constater l'état des vaisseaux veineux clans les parties périphériques ; mais alors cet œdème lui-même est un très bon signe pour le diagnostic. Si l'on joint, en outre, à ces différences, l'état du vaisseau, qui est ordinairement flexueux et forme des cordons noueux lorsqu'il existe une inflammation des veines, on pourra porter avec assurance le diagnostic, qu'il ne faudrait pas établir sur l'absence des battements artériels, car lorsque la phlébite existe dans une veine située au-devant d'une artère, le gonflement des parties empêche souvent de sentir ces battements.
Ainsi que nous l'avons vu plus haut, le pronostic de cette affection n'est pas toujours fâcheux. Il est inutile de dire que plus l'artère est volumineuse et apporte le sang à un plus grand nombre de parties, plus l'affection est grave. Elle le devient beaucoup lorsque la suspension de la circulation a donné lieu à une de ces gangrènes, quelquefois très étendues, que M. Delpech a nommées mormfiques.
Traitement. — Le traitement.de l'artérite aurait besoin d'être étudié avec plus de soin qu'il ne l'a été jusqu'à présent. Pour en connaître toute la valeur, il faudrait établir une distinction très précise entre les divers cas qui peuvent se présenter à l'observateur. Il est, en effet, évident que l'artérite simple, celle qui, après avoir déterminé la formation de quelques caillots dans un point limité, tend naturellement à la guérison , pourrait exiger un traitement différent, et surtout moins actif que celui des artérites compliquées d'autres affections fébriles ou non, qui tendent à occuper une assez grande étendue, et qui produisent la gangrène dont il a été ques-
tion. Ce travail n'a pas encore été fait, el l'on s'est contenté d'exposer le traitement cl une manière générale.
Gomme dans le traitement de l'aortite, on a insisté beaucoup sur l'emploi des émissions sanguines : des saignées abondantes plusieurs lois répétées des applications fréquentes de sangsues, surtout lorsque l'artère affectée est superficielle ont été mises en usage par tous les médecins. On a recommandé, en oui,,, de surveiller avec soin la marche progressive de la maladie, afin de la combattre par les émissions sanguines locales, à mesure qu'on voit un point nouveau de l'artère envahi par l'inflammation. Les émollients, des cataplasmes , des fomentations , etc., el quelques bains complètent ce traitement antiphlogistique.
Pour calmer la douleur locale, on fait sur le point occupé par l'inflammation des fomentations fortement narcotiques; on applique des cataplasmes arrosés d'une quantité considérable de laudanum; maison n'a pas employé ces moyens sous forme de frictions ou de liniments, parce que l'on a craint d'augmenter ainsi la douleur qu'on veut combattre.
Tels sont les seuls moyens qui aient été recommandés dans le traitement de celte maladie. On voit combien ils sont peu nombreux, et combien sont vagues les notions que nous avons sur leur efficacité. C'est par conséquent un sujet encore tout neuf, que l'observation pourra seule éclairer. Nous ne parlerons point ici du iraitement des accidents consécutifs, et en particulier de la gangrène, parce qu'il est entièrement du domaine de la chirurgie.
UlTICLE II.