‹ Guide du médecin praticien, ou, Résumé général de pathologie interne et de thérapeutique appliquées [electronic resource]Chapitre 201 sur 306 · OREILLONS. — TRAITEMENT · texte numérisé non relu

OREILLONS. — TRAITEMENT

clos lésions analomiques. D'après ce que l'on observe pendant la vie, on peul penser qu'il s'agit tout simplement d'un afflux plus considérable de liquides, ou, en d'autres termes, de ce que la plupart des pathologistes appellent une simple fluxion.

Le diagnostic de cette affection légère ne saurait nous arrêter longtemps.

L'existence de la tuméfaction dans les deux régions parotidiennes, le peu de dureté de la tumeur, ses limites mal circonscrites, le peu d'intensité des symptômes généraux, suffisent pour faire distinguer les oreillons de V inflammation de la glande parotide.

Les mêmes caractères, Je siège superficiel du gonflement, et l'absence de toule cause organique voisine empêcheront (pie l'on confonde cette maladie avec Y engorgement des ganglions sous-maxillaires qui survient dans les affections du pharynx, clans l'érysipèle et dans quelques exanthèmes.

Quant aux tumeurs scrofuleuses qui occupent la même région, il suffit de les mentionner; car le moindre examen les fera facilement distinguer. ]1 serait inutile de présenter un tableau d'un diagnostic si simple.

Nous avons vu que la détermination du pronostic présente quelques difficultés. Si les cas cités par Hamilton et quelques autres sont des cas de simples oreillons, on doit admettre que la maladie est infiniment plus grave chez les jeunes enfants, puisqu'ils peuvent être suffoqués. Les abcès superficiels n'ont que de très légers inconvénients, et quant aux abcès profonds, il est très douteux qu'ils appartiennent à la maladie qui nous occupe. En somme, le pronostic est favorable dans la presque totalité des cas.

Traitement. — Le traitement de cette maladie est très simple; presque toujours il suffit du séjour au lit, et de quelques adoucissants et émollienls pour la faire disparaître.

Dans les cas où l'on voudrait favoriser ou déterminer la sueur, on donnerait des boissons diaphoniques légères, comme Vin fusion de bourrache; ou de légers excitants généraux, comme l'infusion de sauge.

Il est rare que l'on ail recours aux émissions sanguines. Cependant, si la fièvre était intense, la chaleur très élevée, et s'il y avait une certaine inquiétude, on pratiquerait une saignée générale de 300 à &00 grammes chez les adultes. 11 ne paraît pas convenable d'appliquer des sangsues sur le siège de la tuméfaction, qu'elle existe aux régions parotidiennes, aux testicules ou aux mamelles. Si l'on avait recours aux sangsues, chez des enfants par exemple, il vaudrait mieux (selon les apparences, car nous n'avons rien de positif à cet égard) les appliquer à l'anus.

Il est rare que l'on ait recours aux vomitifs et aux purgatifs. Cependant J. Frank, qui admet une complication gastrique, propose d'administrer Vêmétique à petite dose, dans le but non-seulement d'évacuer les saburres, mais encore de provoquer la transpiration. S'il y avait quelques symptômes d'embarras gastrique, on donnerait Vêmétique à dose vomitive, c'est-à-dire à la dose de 0,05 gram. ttans un demi-verre d'eau. Quant aux purgatifs, 30 ou hO grammes de manne, o0 grammes d'huile de ricin, etc., seraient prescrits; mais en général il suffit d'administrer quelques lavements émollients ou rendus laxatifs par l'addition de quelques cuillerées huile d'olive, afin d'entretenir la liberté du ventre.

Qtolqûês autres symptômes qui se sont montrés dans des cas rares, commet agitation, de l'insomnie, des inquiétudes, ont été traités par quelques auteurs! aide de médicaments particuliers, tels que la racine de serpentaire, [e camphre le carbonate ou l'acétate d'ammoniaque. Ce dernier médicament, conseillé pal Hamilton, était donné par lui à la dose de lu à 15 centigrammes le soir Nous pensons qu'il suffit de menlionncr ces médicaments, dont l'action et l'efficacité en pareil cas, sont fort hypothétiques. Les opiacés à dose hypnotique peuvent ètrè également employés.

Reste une dernière question : Est-il des cas ou le gonflement ayant disparu avec plus ou moins de rapidité, il faut le rappeler! Nous avons vu plus haut que l'on ne pouvait pas se prononcer avec certitude relativement à l'existence des métastases sur les principaux organes internes : si cependant, après la disparition brusque des oreillons, on voyait survenir des symptômes graves du côté du cerveau ou des poumons, on serait autorisé à faire tous ses efforts pour rappeler le gonflement, effet que l'on chercherait à obtenir par l'application de sïnàpismes, d'un limaient volatil, de vésicatoires même sur les régions parotidiennes, les testicules et les mamelles, en même temps que l'on combattrait l'affection interne par des moyens énergiques.

Pour compléter le traitement d'une maladie si bénigne, il nous suffit d'ajouter «[ne le régime doit être léger; que la diète ne doit être prescrite que dans les cas où l'affection est intense et présente un certain mouvement fébrile ; que les malades doivent être soustraits au froid et ci l'humidité, et garder le repos.

11 serait inutile de résumer un traitement aussi simple.

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