PHARYNGITE GUTTURALE AIGUË. ' — TRAITEMENT
concentré, comme Vacide sulfurigue. Quelques ailleurs ont encore recommandé |e sel marin, el l'acétate de plomb ; et Pringle ajoutait à la décoction de figues dans nu mélange do lait et d'eau, quelques gouttes d'ammoniaque. Les mêmes substances ont; été également prescrites en boisson.
Ahm. — Dans ces derniers temps, on a fait usage de topiques plus puissanls, et en particulier de {'alun, qui cependant n'est pas un médicament nouveau dans je traitement de l'angine. Zobelius l'administrait mélangé à d'autres substances, et il en résultait un sel auquel on a donné le nom de sal pharyngeum. "Voici quelle est sa composition :
U> Crcme de tartre ) „
c„i a •< Sa 2 parties,
bel de nitre j 1
Faites dissoudre dans le vinaigre.
Alun 1 partie.
Mais, dans ces derniers temps, c'est l'alun en poudre que l'on a surtout prescrit. M. Velpeau, qui a principalement insisté sur ce moyen, l'a appliqué non-seulement à l'angine qui nous occupe, mais aux angines plus profondes et plus graves. On peut l'aire usage de la poudre d'alun, soit en insufflations (1), soit simplement en frictions, à l'aide du doigt. Pour pratiquer ces dernières, il suffît de mouiller l'indicateur, de le plonger dans la poudre d'alun, qui s'y attacha, et de le porter rapidement sur toutes les parties de la gorge que l'on peut atteindre.
Dans les cas d'angine peu graves, comme sont ceux dont il est ici question, l'alun, suivant M. Velpeau (2), arrête les symptômes comme par enchantement, pourvu qu'il soit mis en usage à une époque rapprochée du début. M. A. Laenncc (de Nantes) a également employé ce remède, et, dit-il, avec succès. Malheureusement nous ne connaissons pas les détails des faits dans lesquels ce traitement a été mis en usage.
Les vomitifs, que nous retrouvons dans le traitement des autres espèces d'angine, ont été prescrits assez souvent dans la pharyngite dite catarrhale, et surtout dans cert aines épidémies dans lesquelles on a pensé que la maladie avait le caractère des affections bilieuses. [Mais en examinant les relations des auteurs, on voit qu'ils n'ont tenu absolument aucun compte de leurs divisions, et qu'ils ont appliqué le remède indifféremment à toutes les espèces de pharyngites aiguës qu'ils ont admises. Il en résulte une grande difficulté pour l'appréciation des effets des vomitifs dans le traitement des diverses angines; mais c'est une question sur laquelle nous reviendrons à l'occasion de la pharyngite tonsillaire.
Suivant M. Roche (3), l'emploi des \omilifs n'aurait d'autres avantages, dans l'espèce dont il s'agit, que de produire une excitation particulière dans les parties gonflées, qui par leur gonflement seul déterminent les nausées, l'expuition fréquente, le goût désagréable et l'état limoneux de la langue.
Il est évident que tout ce qu'ont écrit les auteurs à ce sujet ne saurait absolument nous être d'aucune utilité ; car il faudrait, pour pouvoir préciser l'efficacité
(1) Voy. pour V instrument et la manière d'insuffler, le tome II, art. Croup.
(2) Mémoire présenté à l'Académie royale des sciences, le 16 mars 1835.
(3) Nouveaux cléments de pathologie méd.-chir. Paris, 4 84 i, t. I, p. 437.
des vomitifs en pareil cas, qu'un rassemblât un assez grand nombre de fails dans lesquels on tiendrait compte de la gravité de la maladie, de sa marche, de sa durée habituelle , et des effets immédiats des médicaments ; or c'est ce qui n'a pas été fait.
Les purgatifs ne sont guère usités dans cette affection. On se contente de tenir le ventre libre à l'aide de lavements émollients ou légèrement laxatifs.
Les principaux moyens qui viennent d'être indiqués ne sont guère mis en usage que dans les cas où la maladie offre une certaine intensité, et lorsqu'il y a une réaction fébrile. Dans les autres, qui sont les plus communs, on se borne à prescrire les boissons émollientes, tels que l'infusion de mauve, de bouillon -blanc, une légère décoction de racine de guimauve; quelques gargarismes adoucissants ou acidulés; des cataplasmes émollients à un degré modéré de chaleur, appliqués autour du cou ; quelques lavements rafraîchissants ou légèrement laxatifs, et enfin les pédiluves excitants, avec la farine de moutarde, le sel et l'acide hydrochlorique, joints à un régime assez sévère, à l'éloignement de toutes les causes qui peuvent rendre la maladie plus intense, telles que l'exposition au froid, et surtout au froid humide.
Résumé, ordonnance. — Dans tout ce qui précède, on a vu que la plupart des traitements employés n'ont pas été appliqués à des cas bien déterminés. Il en est résulté nécessairement une confusion que l'observation seule pourra faire disparaître. Tout ce qu'il est permis de dire, c'est que presque toujours des moyens fort simples suffisent pour dissiper cette pharyngite légère. Quant aux cas un peu sérieux, une seule ordonnance montrera quelle est la conduite que doit tenir le médecin.
Ire Ordonnance.
DANS UN CAS LiK PHARYNGITE GUTTURALE AVEC RÉACTION FÉBRILE,
1° Pour boisson, infusion de violette édulcorée avec le sirop de mûres.
2e Gargarismes émollients ou légèrement acidulés.
3U Frictions sur les parties enflammées avec la poudre d'alun.
U° Pédiluves sinapisésou aiguisés a\ec l'acide hydrochlorique.
5° Entretenir la liberté du ventre à l'aide de lavements émollients auxquels on peut joindre 30 ou U0 grammes de miel de mercuriale.
6° Dans les cas les plus intenses, une saignée générale de 300 grammes, de préférence à une application de sangsues à la base de la mâchoire, que l'on réservera pour les enfants.
7° Régime assez sévère; éviter le froid et l'humidité.
deuxième ESPÈCE : Pharyngite tonsillaire {amygdalite).
Cette affection, une des plus fréquentes du cadre nosologique, a été beaucoup mieux étudiée que l'espèce précédente. C'est à elle qu'on doit rapporter la plupart des descriptions d'angine franche aiguë consignées dans les auteurs. Quoique les médecins modernes en aient tracé l'histoire sous le nom d'amygdalite, il ne faut pas croire néanmoins qu'elle reste, dans la plupart des cas, bornée aux amygdales. Presque toujours, en effet, les piliers du voile du palais participent à l'inflammation,
PHARYNGITE TONSILLAIRE AIGUË. — DÉFINITION. 569
et souvent le voile et le palais lui-môme. Il en résulte qu'on ne doit pas attacher une importance trop grande aux divisions précédemment indiquées, et qu'il ne faut les regarder comme nécessaires que dans un nombre limité de cas.
Les auteurs ont admis plusieurs espèces de pharyngite tousillaire, suivant les circonstances dans lesquelles se produit la maladie. C'est à elle qu'on peut rapporter les variétés décrites sous les noms à! angine gastrique, bilieuse, sanguine, franche et légitime; ou bien d'angine complicante, comme celle qui se produit dans le cours de certaines affections, la scarlatine et la rougeole, par exemple ; ou encore d'angine suppuratoire et suffocante, dénominations qui lui ont été imposées à cause de sa terminaison ou du gonflement énorme des parties ; ou même enfin un assez grand nombre de cas d'angine calarrhale : car il ne faut pas croire que lors même que la maladie se produit sous l'influence d'uue constitution atmosphérique particulière, elle reste toujours bornée à la muqueuse qui tapisse le pharynx. Aujourd'hui, c'est d'après le siège principal de la maladie qu'on a établi cette espèce.
§ I. — Définition, synonymie, fréquence.
La pharyngite tonsillaire est une inflammation du pharynx, dont le caractère le plus remarquable est le gonflement quelquefois très considérable des amygdales.
Celte affection a été décrite sous les noms de cynanche tonsillaris, angina cum tumore, angina tonsillarum, angina synochalis, sanguinea, veraet légitima. Les Anglais lui donnent les noms de quinsy et tonsillitis ; les Allemands, celui de Kehlsuch ; sous le nom de garrotillo, les Espagnols ont désigné cette inflammation quand elle produit une suffocation effrayante. Nous avons vu que Pinel la décrivait sous celui d'angine gutturale, et que les médecins français modernes lui donnent celui d'amygdalite.
La grande fréquence de cette affection ressort de l'observation annuelle d'un très grand nombre de cas. Chaque année, soit au printemps, soit, dans une moins grande proportion, au commencement de l'automne, on la voit attaquer un nombre considérable de sujets, comme nous avons déjà vu le coryza et la bronchite se manifester à peu près aux mêmes époques.
§ XI. — Causes.
1° Causes prédisposantes.
Comme la plupart des inflammations des muqueuses qui attaquent un très grand nombre de sujets à certaines époques de l'année, la pharyngite tonsillaire demande évidemment, pour se produire, une prédisposition beaucoup moins grande que les autres inflammations. Cette prédisposition paraît être bien plutôt l'effet des circonstances atmosphériques qui agissent pendant un temps plus ou moins long sur toute une population, que le résultat des conditions particulières dans lesquelles se trouvent les individus.
Tous les âges sont sujets à cette affection. Nous avons vu plus haut ce qui a été dit par Billard à l'occasion de la pharyngite des nouveau-nés. J. Frank cite des exemples d'angine chez les enfants et chez les vieillards, et il n'est pas de médecins qui n'aient eu occasion d'en observer. Cependant on peut dire que les adultes y
570 MALADIES DES VOIES DKiliS l l vi;s.
sont plus partiGolièremeni exposés, chez les enfants, d'après M m. Barbez et ftilliet la pharyngite occuperait presque toujows tontes les parties du pharynx dans 1rs' quelles nous avons établi le siège de ers dix erses espèces. 11 n'y aurait guère chez eux que Yangina com/iosita de Jîorsieri.
Ce que nous venons de dire relativement aux âges est confirmé par les observations prises par M. Louis, à l'hôpital de la Charité. Cet observateur, ayant recueilli 41 cas d'angine; a vu que trois sujets seulement avaient dépassé l'âge de quarante ans, et que chez les autres l'âge moyen était de vingt-cinq ans et demi.
[Si l'on voulait connaître exactement l'influence de l'âge sur la production de cette maladie, il faudrait emprunter les renseignements statistiques à la fois aux hôpitaux d'adultes et à ceux qui sont destinés à l'enfance. Nous ne pouvons donner ici une semblable statistique, parce que nul auteur, jusqu'ici, ne s'est occupé de cette étude comparative. Néanmoins c'est un fait vulgaire et admis par presque tous les médecins, que les jeunes sujets sont très fréquemment atteints d'amygdalite. La pharyngite tonsillaire est une maladie très commune dans les pensionnats et les collèges.]
Quant au snxe, c'était une opinion généralement répandue que la pharyngite tonsillaire attaque plus particulièrement les hommes, lorsque les observations de MM. Louis et Rufz sont venues prouver qu'il n'en est pas ainsi. Le premier de ces auteurs, sur trente sujets observés par lui dans une division où se trouvait nu même nombre de lits pour les hommes et pour les femmes, n'a compté que dix hommes.
On pense généralement que le tempérament sanguin et une constitution vigoureuse prédisposent à la pharyngite tonsillaire, mais rien n'est moins prouvé. Sydenham a avancé une singulière proposition, quand il a dit que les hommes roux y étaient plus sujets que les autres. J. Frank a expliqué cette singularité en disant que la couleur rousse du système pileux est plus fréquente chez les Anglais qu'ailleurs.
Telles sont les principales causes prédisposantes relatives aux sujets; mais il faut y ajouter une prédisposition particulière et inexplicable, qui se révèle à nous par des faits évidents. On voit, en effet, un certain nombre d'individus qui ont une tendance marquée à contracter la pharyngite tonsillaire. Ils en sont affectés une, deux et trois fois par an. Assez souvent celte tendance se conserve pendant un assez grand nombre d'années, mais elle finit généralement par disparaître à un âge un peu avancé. Elle commence ordinairement à l'époque de la puberté, mais il n'est pas rare de l'observer chez les enfants de cinq à dix ans. Ces récidives ont été constatées par tous les auteurs, et M. Louis, en particulier, a noté que presque tous les sujets observés par lui avaient déjà eu une ou plusieurs atteintes du mal.
Ce que nous avons dit plus haut prouve que l'influence des saisons est fort grande. C'est: au commencement du printemps, lorsque la saison est pluvieuse et qu'd y a de brusques variations de température, qu'on observe le plus grand nombre des cas de cette maladie, qui se montre d'ailleurs avec une intensité très variable. C'est alors qu'elle prend le caractère épidémique, comme on le voit dans les diverses relations qui nous ont été données par les auteurs (1).
(1) Ozanam, Histoire médicale des épidémies. Lyon, 1835, 4 vol. in-8.
PHARYNGITE TONSILLAIRE AKiUE. — CAUSES. 571
Quant à l'influence des poussières irritantes dont se trouve chargée l'atmosphère, c'est une cause dont la puissance est beaucoup moins bien démontrée. A ce sujet aucune recherche exacte n'a été entreprise. C'est là en effet une question de proportion, et par conséquent il faudrait démontrer qu'à des époques déterminées les individus qui vivent dans ces atmosphères sont atteints en plus grand nombre que les autres; or c'est ce que personne n'a songé à faire.
2° Causes occasionnelles.
Les principales causes occasionnelles se retrouvent dans V impression du froid et de Y humidité, soit que l'action de cette cause ait été rapide et ait déterminé un arrêt de la transpiration, soit qu'elle ait agi lentement, comme quand on est resté longtemps exposé à un courant d'air, on qu'on a séjourné dans un lieu froid et humide. On a dit que l'exposition au froid, le cou étant découvert, ou encore un refroidissement considérable des pieds, étaient une des causes efficientes les plus puissantes ; mais toutes ces questions ont été traitées très superficiellement. Enfin l'ingestion de liquides glacés a été mise également en première ligne.
Viennent ensuite des causes nombreuses, admises plutôt sur la foi des auteurs que démontrées par l'observation : ainsi la suppression des règles (Aétius) et des hémorrhoïdes ; l'omission d'une saignée habituelle (F.. Hoffmann) ; l'équitationou une course contre le vent ; les grands efforts de la voix ; les diverses excitations portées sur l'arrière-gorge, l'action des gaz irritants, par exemple; mais il faut répéter ici ce que j'ai dit plus haut, c'est que ces excitations se font plus violemment sentir encore sur le larynx et la trachée. Il faudrait des études beaucoup plus profondes pour savoir quelle est l'action réelle de ces diverses causes.
Suivant Lanzoni (1), la pharyngite tonsillaire se serait produite, dans un cas, par suite de la suppression du mucus nasal. Nous ne citons ce fait que pour montrer combien l'observation superficielle peut induire en erreur; car il est évident que, dans ce cas, il y a eu tout simplement extension de l'inflammation des fosses nasales au pharynx.
Cette observation me conduit naturellement à signaler la facilité avec laquelle l'inflammation des fosses nasales se propage au pharynx, et produit ainsi la pharyngite ; mais presque toujours alors l'affection du pharynx est légère; l'inflammation ne fait pour ainsi dire que traverser cette cavité, pour se porter dans les parties plus profondes des voies respiratoires.
Rien ne prouve, dans les observations qui ont été recueillies, qu'une amygdale soit plus sujette que l'autre à l'inflammation. Il résulte des recherches faites à ce sujet, que, contrairement à l'opinion de Rosquillon, presque toujours la pharyngite attaque les deux tonsilles. Nous reviendrons sur ce point à l'occasion de la marche de la maladie.
§ III. — Symptômes.
liïbut. — La pharyngite tonsillaire débute plus souvent que les espèces précédentes par un mouvement fébrile. C'est un fait qui a été signalé par les principaux
(I) Misccll. nal. cur., cent. 1, obs. i.xi, p. 134.
observa leurs, et qu'on a vainement cherché à démentir, à l'époque où régnait l'école de Broussais. Ce début est tellement remarquable, que Stoll a défini l'angine inflammatoire : Une fièvre générale, avec inflammation locale des tonsilles. Lorsque la maladie débute de cette manière, les malades éprouvent un ou plusieurs frissons, ordinairement légers, alternant avec la chaleur, qui finit bientôt par prédominer. Il y a en même temps de l'inappétence et quelquefois des nausées plus ou moins répétées. Bientôt la céphalalgie se déclare; la tête est pesante, la face est colorée ; les malades éprouvent des douleurs vagues clans les membres, et les symptômes de la pharyngite tonsillaire apparaissent.
Mais dans un nombre beaucoup plus considérable de cas, suivant les recherches de M. Louis, le mal débute par les symptômes locaux, et alors la gêne de la déglutition, le sentiment d'un corps étranger dans le pharynx, sont les premiers signes de la maladie. Il en résulte que la proposition de Stoll, bien qu'exacte pour un certain nombre de cas, ne doit pas être regardée comme l'expression générale des faits.
Symptômes. — Lorsque la maladie est déclarée, on observe du côté du pharynx les symptômes suivants :
La douleur est plus ou moins considérable; elle le devient toujours à un très haut degré dans l'acte de la déglutition, qui est fréquemment provoqué par la sensation d'un corps étranger que détermine le gonflement des amygdales, et par la sécheresse des parois de la bouche, suivie, au bout d'un temps variable, d'une sécrétion muqueuse, surabondante dans les parties enflammées. Cette douleur peut être également exaspérée par une pression excercée sous la base de la mâchoire audevant du bord antérieur du muscle sterno-mastoïdien, c'est-à-dire au point où correspond la face externe de l'amygdale ; quelquefois même il suffit d'une légère pression pour déterminer une douleur vive. Les liquides trop chauds provoquent également la douleur, et il en est quelquefois de même du passage de l'air froid sur les parties enflammées.
Nous venons de voir que la déglutition détermine une douleur ordinairement considérable. Il en résulte une gêne notable dans cet acte, surtout lorsque le malade veut boire; et cependant un mouvement presque involontaire le porte à avaler fréquemment la salive et les mucosités qui abondent clans le pharynx. Une autre cause de la difficulté de la déglutition est le gonflement même des amygdales. Lorsqu'il est très considérable, et que ces glandes arrivent presque au contact par leur face interne, les malades éprouvent une difficulté si grande à avaler, que les liquides peuvent être rejetês par les fosses nasales. C'est alors qu'ils font, dans l'acte de la déglutition, des mouvements particuliers, des contorsions plus ou moins pénibles, qui peuvent aller jusqu'aux convulsions, suivant quelques auteurs.
Nous avons dit plus haut que dans les premiers moments il y avait une sécheresse marquée de la gorge. C'est là un effet commun à toutes les inflammations commençantes des parois muqueuses; mais, au bout d'un temps variable, la sécrétion du mucus est augmentée, et alors les malades redoublent leurs efforts de déglutition, ou bien cherchent à détacher continuellement les mucosités de l'arrière-gorge, qu'ils rejettent sous forme d'un liquide filant, opalin, blanchâtre, non aéré et contenant quelquefois de petites concrétions blanches, dont nous trouverons la source clans la sécrétion morbide des follicules des amygdales.