RUPTURE DE L'OESOPHAGE. G
continuels pendant la nuit. {Eau de gomme édulcorée, (rente sangsues à l'épit/astre, lavements , diète.) Le malade ne souffrant plus après celle application, on lui donna un potage le soir. Pour la première fois depuis le commencement de sa maladie, il éprouva un vomissement.
» Le lendemain, 9 mais, le pouls est roide, fréquent et large. {Une saignée du bras.) Les 10, 11 , 12, les vomissements continuent; le pouls est toujours plein, fort, peu fréquent.
» Le 13 au matin, tremblement; le malade, ayant voulu se lever, chancelle et ne peut se soutenir ; il perd la parole et prononce en balbutiant quelques mots inintelligibles. Commissure gauche tirée en haut et en dehors, impossibilité de serrer les objets avec la main droite ; pupilles dilatées , mobiles ; regard égaré. {Saignée du bran, lavement purgatif. )
» Le ÏU, épistaxis; le malade comprend nos questions, mais ne peut répondre; il s'impatiente, s'agite, se roule, et s'enfonce sous ses couvertures. {Saignée du pied, vésicatoire derrière l'oreille droite, dont l'écoulement est suspendu.)
o Le 15, alternatives d'agitation et d'assoupissement ; soupirs et gémissements fréquents, battements du cœur très forts, chaleur de la peau.
» Le 17, le malade s'obstine à rester couché sur le côté droit; il me serre fortement la main avec celle qui était paralysée (la droite) ; du reste , aucune réponse; soupirs profonds, efforts considérables pour rendre les matières fécales dans le lit.
» Le 18, perte absolue de connaissance, face grippée; pupilles larges, immobiles; pouls très fréquent, cent cinquante pulsations; râle muqueux très bruyant. La bouche n'est plus déviée. Mort à neuf heures.