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PERFORATION DE L'ESTOMAC. - CONS. DÉRATIONS GÉNÉRALES

Pfcïïn ^ U-, nous avons vu ph» haut ce qu'ils pensaient de cette

l^viinn • il serait inutile d'y revenir ici.

U clôc^Camerer (1) croyait avoir accordé les opinions des partisan, , de , k théorie de Hanter avec celles des auteurs que je viens de citer, en démontra» t, par des expériences, que sur un estomac privé d'innervation, le liquide gastiique agissait comme sur l'estomac d'un cadavre ; mais rien ne prouve que dans les cas où se produit la perforation de l'estomac, cet organe soit dans les conditions que suppose le médecin de Stultgard. . , .

Plus tard, les médecins de l'école physiologique n'ont voulu voir dans la perforation de l'estomac que le résultat d'une inflammation ordinaire. Mais c'est la évidemment l'opinion la moins soutenante; car l'inflammation ordinaire donne lieu à des lésions dont la perforation n'est pas le dernier terme, comme nous l'avons

indiqué plus haut. .

Nous devons faire connaître ici la division proposée par M. Richler (2) et celle de Becker, parce que ce sont celles où l'on a cherché à classer les perforations de l'estomac dans l'ordre le plus méthodique. M. Richter regarde comme pouvant produire la perforation de l'estomac : 1° la gangrène locale, 2° lesquirrhe, 5° l'ulcération aiguë et chronique, Zi° le ramollissement gélatim 'forme. Relativement à la gangrène locale, il faut dire que rien ne prouve son existence. Nous avons vu, il est vrai, M. Rokitansky signaler la présence d'une eschare comme le premier degré d'un ulcère perforant de l'estomac; mais c'est là une simple opinion plutôt que l'expression des faits. Les perforations dues au squirrhe ulcéré et à l'ulcération simple ne sont pas contestables. Quant à celles qu'on attribue au ramollissement gélatiniforme, c'est là encore, il faut le dire, le résultat d'une théorie qui aurait besoin d'être appuyée sur des observations nombreuses.

Le docteur Becker établit d'abord deux classes de ces perforations auxquelles il donne le nom de gastrobroses. Dans la première sont les gastrobroses par cause interne, comprenant l'action des agents vulnérants et des toxiques, et que nous devons laisser à l'écart. Dans la seconde classe se trouvent les divisions suivantes : 1° la gastrobrose gangreneuse; 2° la gastrobrose ulcéreuse; 3° la gastrobrose carcinomateuse; ka la gastrobrose produite par V amincissement des tuniques de l'estomac; 5° la gastrobrose produite par le ramollissement de la tunique muqueuse; 6° la gastrobrose spontanée. On voit que cet auteur a voulu faire entrer dans sa classification tous les faits connus ou supposés ; mais, en les mettant ainsi sur la même ligne, et en y introduisant quelques espèces dont l'existence n'est pas démontrée, il n'a guère éclairé la question.

Il est bon de dire quelques mots sur le mode de formation des perforations et sur les accidents qui en résultent, suivant qu'elles ont lieu dans tel ou tel point de

(1) Expériences sur le ramollissement de Veslomac.

(2) Horn's Archiv. fur med\?iniscfw Erfahrung. Berlin, ■1824.

l'estomac. Il est également utile de dire comment on peut distinguer, après la la perforation pathologique de la perforation purement cadavériquc,'ct c'est . va l'aire Le su jet de cet article.

S H- — Symptômes précurseurs.

Lorsque la perforation de l'estomac est due aux progrès d'un cancer ulcéré, clic est précédée des douleurs, des vomissements, de l'amaigrissement, de la cachexie qui appartiennent à cette maladie. Dans les cas où elle est due à un ulcère simple, on observe les symptômes exposés dans l'article précédent, (Voy. Ulcère simple). Faut-il ajouter à ces deux affections, comme cause de perforation, le ramollissement avec amincissement et le ramollissement gélatini forme ? C'est ce qui n'est nullement démontré dans l'état actuel de la science, car dans la plupart des cas de ce genre on doit nécessairement admettre, ainsi que nous l'avons prouvé à l'aide des faits, l'existence de la perforation cadavérique.

§ III. — Symptômes consécutifs.

Quelle que soit la cause à laquelle il faille rapporter la perforation, les choses se passent très différemment, suivant que la cavité de l'estomac communique avec celle du péritoine, ou suivant que la solution de continuité est en rapport avec un des organes voisins.

Bans ce dernier cas, voici ce que l'on observe : il y a des cardialgies très pénibles, qui quelquefois se prolongent pendant des journées entières; des évanouissements, des vomissements de grandes quantités de sang, suivis de déjections alvines sanglantes, et la maladie, qui jusqu'alors n'avait pas marché avec beaucoup de rapidité, fait des progrès effrayants. Il est très dillicile, comme on le voit, de distinguer les résultats d'une perforation de ce genre de ceux qui appartiennent à la simple érosion d'une artère de l'estomac : dans l'une et l'autre, les phénomènes sont à très peu près les mêmes. C'est à la rate et au foie que le plus souvent la perforation de l'estomac vient aboutir ; cependant il n'est pas rare de la voir faire communiquer la cavité gastrique avec celle du côlon, dans les cas de cancer; mais c'est un point sur lequel nous reviendrons à l'occasion de cette dernière maladie. Plusieurs auteurs, et entre au|res Chaussier, ont rapporté des exemples de perforation du grand cul-dc-sac correspondant à la rate.

Dans d'autres circonstances, la perforation se fait vis-à-vis des parois de l'abdomen, et alors, par suite d'adhérences préalables, il peut se produire une fistule stomacale. C'est ce qui eut lieu dans un cas fort remarquable rapporté par ML Bineau (1). Celle fistule, qui s'était fermée après avoir existé pendant quelques jours, se rouvrit plus lard et causa la mort de la malade.

Ce qu'il y a de remarquable dans les perforations dont nous venons de parler, c'est la production de ces adhérences qui empêchent 1 epanchcmenl dans la cavité béritonéale des matières contenues dans l'estomac. Gaillard (thèse, Paris) a principalement insisté sur ce fait important, dont il a cité trois exemples.

(1) Journal des connaissances médico-chirurgicales, t. II, p. 360.

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