TRAITEMENT DE HOPE
Le traitement d'Albertini et de Yalsalva doit être rejeté, parce que, tout en produisant une amélioration momentanée, il tend à affaiblir considérablement le malade et à provoquer les infiltrations séreuses et la dyspnée. On se bornera à tirer de 120 à 180 ou 230 grammes de sang toutes les deux , trois ou six semaines, suivant l'âge ou la force. S'il y a des symptômes cérébraux, on appliquera des'ventouses scarifiées à la nuque; s'il existe une angine de poitrine, on placera les ventouses à la région précordiale. La diète ne sera pas la même aux diverses époques de la maladie : ainsi, dans les deux ou trois premiers mois, les aliments seront légers et composés exclusivement de poissons blancs, de farineux et de végétaux, plus tard on pourra accorder de temps en temps quelques aliments du règne animal Chez les sujets très affaiblis, on devra tout d'abord donner une certaine proportion de viande; dans tous les cas, les repas devront être pris en petite quantité, et parfaitement réglés. Relativement aux boissons, Hope n'indique rien qui diffère des prescriptions des autres auteurs. Les purgatifs sont prescrits principalement pour Valleix, 4e édit, — III, 13
favoriser l'action des saignées; viennent ensuite les diurétiques dans les cas d'hydrop.sie; l'acétate «le plomb calme le système sanguin, mais il ne peut être employé longtemps sans déterminer des troubles intestinaux. Quant aux autres moyens indiqués par Ilope, ils ne diffèrent pas de ceux que l'on met généralement en usage.
M. BouMaud n'a point fait subir de modifications très notables au traitement ordinaire. Voici ce que l'on trouve de plus particulier dans l'article qu'il a consacré à ce sujet (1).