‹ Guide du mécanicien conducteur de machines locomotivesChapitre 15 sur 98 · SM · texte numérisé non relu

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mcdiutcnicnt en dedans des roues, au-dessus des axes x des traverses en fer qui supportent tout le poids de la machine : cela donne à l'ensemble une apparence de plus grande légèreté, parceque les roues sont libres à l’extérieur; mais cela nuit à la solidité générale. En effet, le châssis extérieur relie les côtés à l’avant et à l'arrière et rend la machine elle-même plus rigide, il est d'un grand secours quand la machine sort de la voie, car elle est alors sujette à des soubresauts et à des chocs dont les effets destructeurs sont beaucoup amortis par la solidarité de toutes les pièces et principalcmcut par ce châssis. Il est encore d’une très grande utilité et, pour ainsi dire, indispensable pour permettre au conducteur d'avoir accès à toutes les parties de la machine, même pendant la marche, car les roues sont couvertes par des garde-crottes, le châssis forme une sorte de plancher dont le mécanicien se sert pour aller visiter certaines pièces et graisser celles qui éprouvent de grands frottemens. L’absence de châssis extérieur et de traverses n’a point l’avantage de diminuer les frottemens. L’axe coudé n’est jamais aussi solidement coutenu lorsque ses tourillons sont rapprochés du centre que lorsqu'ils le saisissentà scs extrémités. Dans le premier cas le parallélisme de l’axe coudé est plus difficile à conserver.

5a. Des boites a graisse et des supports intérieurs. — Les plaques de garde dont nous avons parlé et qui se rattachent au châssis extérieur reçoivent les boîtes à graisse dans lesquelles les axes tournent. Elles sont généralement toutes^ semblables

( fie- 82 ).

Les vides B’B’ servent a contenir l’huile destinée à diminuer le frottement, et au centre une cavité c reçoit la tige qui communique la pression des ressorts.

La fig. 83 donne le détail des boites qui entrentdails les guides, telles que Stephenson les construit. AA est une botte en fer fermée à l’extrémité et sur les côtés. I. intérieur de la boîte A est octogonal et reçoit les coussinets eu bronze sur lesquels tournent les tourillons des axes. Au milieu de la longueur du tourillon on

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pratique sur ic coussinet une saillie qui entre dans la cavité K et qui le retient sur ses guides. Les deux tubes F en bronze servent à permettre l'introduction de l buile sur le tourillon et sont assemblés à vis sur le coussinet lui-même; dans ces tubes sont îles mèches de coton qui plougcnt dans 1 huile et qui forment siphon en alimentant constamment et d'une manière economique le tourillon. Le fond est fermé par une pièce en fer et est relié a la pièce A par des boulons 11; la partie circulaire de cette pièce C (fig. 83 bis) n’est pas concentrique au tourillon, en sorte qu'il ne la touche pas. La partie supérieure tic la boite a graisse est fermée par un couvercle en fer qui sert à protéger I huile.

.Jackson fait scs boîtes à graisse de la manière suivante (fig. 84 Toute la partie supérieure A est en cuivre, la partie inférieure B est en fer, et un seul boulon rend ces deux parties solidaires • Quant aux supports ménagés dans les traverses intérieures, ils ont cela de remarquable que leur usure ne se fait sentir que dans les deux sens horizontaux; c’est donc dans ce sens seulement qu’on doit resserrer les deux parties du coussinet. A la partie où sont les supports lés traverses AA ont un renflement. F.n li (fig. 85 ) nn tirant D unit les deux oreilles du renflement CO, en passant dans un manchon qui s’oppose à leur rapprochement. ‘ Les deux coins EE sur les deux côtés présentent leurs faces parallèles aux èoussinets , et frottent contre des portées d’ajustement ménagées dans les oreilles C et servent à serrer les coussinets quand ils s’usent latéralement. Ceux-ci dépassent de chaque côté les coins de manière à ne prendre aucun mouvement transversal. La pression de l’axe n’a jamais lieu verticalement , à cause de la disposition des ressorts qui reportent tonte la pression snr les boites à graisse extérieures et sur les tourillons. Les deux écrous supérieurs ont sur l’axe des boulons deux petites roues dentées snr lesquelles vient s’appuyer un ressort faisant roebet R.

Cette même disposition est adoptée toutes les fois que les boulons sont soumis à de grands mouvemens, et qu’on vent éviter qu’ils se desserrent. Au milieu de la longueur de ce ressort est un point fixe pour lui permettre d’agir sur les deux écrous.

La h (>,. 86 donne la disposition adoptée par Jackson dans ses machines à quatre roues.

aa est une des plaques formant traverse et accouplée à une autre semblable entre lesquelles se placent les coussinets bb qu’on peut resserrer quand ils s’usent à l’aide des boulons ce; un double système de coins terminé par un taraudage et à double écrou retient les coussinets dans une position fixe; la plaque d relie les deux oreilles et reçoit la pression des écrous.

Nous donnons ( fig. 87 ) la coupe d’une boite à graisse qui est généralement employée pour les petites roues ou pour les axes de wagons : A et B sont des pièces en fer, c est le coussinet en cuivre sur lequel repose tout le poids de la machine; les boulons Dservent à réunir les deux pièces A et B; l’axe ne porte' jamais sur la pièce B.

5J. Des ressorts. — Nous avons déjà dit que le poids de la machine est reporté sur chacun des axes par des ressorts ; ceux des roues motrices sont les plus forts et sont composés de a<> plaques en acier, ils sont attachés au-dessus du châssis extérieur (fig. 88). Les leviers articulés c, b qui se prêtent au mouvement de la machine retiennent les ressorts et reportent sur eux le poids de la machine elle-même. Les ressorts des petites roues à rebord sont au-dessous du châssis (fig. 89) et sont retenus par «les leviers unis aux oreilles des guides par des boulons; une pièce rectangulaire en fer est fixée au centre de chacun des ressorts et est retenue par un boulon intérieur se prolongeant jusqu’aux boîtes à graisse qui supportent alors tout le poids de la machine excepté celui des roues et des axes. Cette disposition atténue beaucoup les effets destructeurs deschocs qui à de grandes vitesses détériorent toutes Içs parties de la machine. ,

La seule observation importante qu’il y ait à faire sur les ressorts, c’est qu’il faut qu’ils soient composés d’un certain nombre de laines du meilleur acier possible; il faut qu elles soient toutes reliées deux à deux par un petit goujon ménagé dans l’une et entrant dans une mortaise pratiquée dans celle qui lui est imoié-

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I la chape rectangulaire réunit d’ailleurs toutes ces lames entre ' elles. Il faut que les ressorts soient égaux en élasticité, que leur volée soit faible. La première lame doit être seule enroulée et fixée sur le goujon d’attache du ressort en e, fig. 88. Dans beaucoup de machines et particulièrement dans celle d’Ilawthorn, on k peut resserrer a volonté la tension du ressort des roues motrices afin de reporter une plus grande fraction du poids de la machine, et augmenter par conséquent l’adhérence puisqu’elle esl proportionnelle au poids supporté par les roues motrices.

Aux extrémités du châssis de la machine sont fixés des coussinets en buffle rembourrés de crin, destinés à éviter les effets de choc quand la machine rencontre une autre voiture. Ces coussinets, dont nous avons montré la forme, fig. 79, sont ménagés pom le même chemin de fer à une même distance l’un de l’autre et a la même hauteur. De cotte manière, les rencontres de deux voitures ne sont d’aucun inconvénient. Dans plusieurs machines ces coussinets contiennent intérieurement un ressort en spirale pom rendre leur action encore plus parfaite.

54. Des roc es. — Les roues sont de deux espèces et au nombre de quatre ou de six suivant les constructeurs. Les premières machines étaient à quatre roues et rentrent dans la classe des premières locomotives de Jackson, que nous avons choisies pour type. Nous avons dit pourquoi On avait adopté les machines a six roues sur presque toutes les lignes. Cela a permis d’augmenter la surface de la grille et la charge en combustible. Cette disposition a corrigé presque complètement l’effet du plongement en soutenant de part et d’autre les roues motrices par quatre autres roues.

La construction de ces roues esl d’ailleurs faite d après les conditions de la plus grande solidité puisqu’elles supportent le poids Je la machine et qu elles transmettent tout le travail qui produit a locomotion. La jante doit présenter une assez grande adhérence et résister a l’usure particulièrement à l’angle de ses rc-

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