B 130SN
siblc de mène quand la machine s’a baisse cl s’élève. Les mêmes joints a b' c agissent pour tous les mouvemens horizontaux : ce sont les joints a bc qui font une petite rotation, et ecs mouvemens sont continuels. Les joints à boule ou joints universels remplissent le même objet que ces six joints, pari equ’ils peuvent permettre les mouvemens dans tous les sens; mais ils ont l’inconvénient d’être coûteux, difficiles à faire, et de perdre l’eau. Ce nouveau raccord est donc plus avantageux que l’ancien sous ce triple rapport. Quand on veut séparer la machine de son tender, ce qui arrive assez fréquemment, comme nous l’avons déjà expliqué, la manœuvre est très simple : on desserre la vis de pression, la bride tourne autour des boulons kk‘, et le cône se sépare du tuyau qui le reçoit. La partie CD reste après la machine, et la partie ab après le tender. Le coude C se trouve contre la galerie du mécanicien, pour que la partie horizontale inférieure soit assez liante pour ne pas être gênée par les obstacles qui pourraient se rencontrer sur la ligne. Le robinet v sert à mettre les tuyaux de raccord en communication avec la chaudière; quand on veut alimenter, les manchons mm servent à suspendre le raccordement à la machine et au tender par des chaînes composées en partie d’un ressort à boudin pour éviter les chocs brusques.
56. Du tender. — Le tender contient l’eau, le coke et tout ce qui est nécessaire au mécanicien , soit pendant la marche, soit en
station. La construction générale n’offre d'ailleurs rien de remarquable, et elle varie suivant les constructeurs. A t’arriére du tender sont deux coussinets en peau de buffle ee correspondant aux coussinets de crin qui existent à chaque voiture et à la machine elle-même (Kg. 89“* , pag. 1 a 8). Ces coussinets ont une tige circulaire b enfer entrant dans un manchon c et correspondant à un ressort r qui amortit le choc. L’anneau g qui sert à atteler le train est terminé par une pièce rectangulaire en fer a dans laquelle passe le ressort; célui*ci est lié aux points bb aux tiges des cous-
si nets. Voir l'élévation arrière du fonder indiquant la liaison du
coussinet avec le ressort.
Les roues sont au nombre de quatre et quelquefois au nombre de six; elles sont en fonte, d’une seule pièce frétée par un cercle on fer à rebords, et sont calées sur l'essieu. Les boites à graisse sont analogues à celles des machines; les ressorts s’appuient sur le châssis extérieur, fig. 89. Les guides des boîtes à graisse sont d'ailleurs reliées entre elles par des tirans t à la manière ordinaire.
Le réservoir à eau est composé de feuilles de tôle de 0.00b . rivées ensemble et réunies aux angles par des cornières; il est supporté par des pièces en fer inclinées et boulonnées au
rhàssis. La partie supérieure du réservoir est couverte d’une botte . en tôle divisée en quatre compartimens, destinée à contenir divers objets dont le Conducteur de la machine a toujours besoin, tels que les graisses, les huiles, les chiffons, les étoupes. Les tuyaux de pompe viennent prendre l’eau de ce réservoir dans un petit chapeau métallique généralement conique, fermé de toutes parts et percé d’un grand nombre de trous pour éviter que les matières étrangères puissent s’introduire dans les corps de pompe.
L’espace milieu du tender, au-dessous du réservoir, est rempli (iar le coke.
La figure 1 00 donne une partie delà coupe du réservoir d'eau dont le niveau va jusqu'en -ab ; la coupe est semblable de l’autre côté de l’axe du tender. Un robinet à tige verticale A permet l’introduction de l'eau dans le tuyau de la pompe; le filtre c est indispensable, car le moindre corps étranger empécbcrait le jeu des soupapes ; la manette m, à la portée du conducteur, permet de régler la section d’écoulement de l’eau dans la pompe.
57. Des freis8. — L’appareil le plus important à connaître dans le tender est le frein qui sert à modérer la vitesse de la machine. Cet appareil s’appuie sur les roues et engendre un frottement qui s’opposo^au mouvement de la machine. h
Un des plus simples est le suivant, qai ne s’appuie que sur uuc des roues (fig. iqi). Un bloc en bois B taillé circulai rement à I»
| tailic qui regarde les roues csl lié avec une plaque de fer el lourric autour d’un point fixe aliénant au châssis du tender; le 1er 1er L sur lequel on appuie produit la pression du frein sur les roues, quelquefois le serrage par un levier ne semble ni assez énergique ni assez progressif; alors on adopte la disposition a vis que nous avons iudiquée( fig 102.) Il est évident d’ailleurs que plus la circonférence de la roue es embrassée suivant 1111 plus grand axe, plus le serrage est puissant.
Le frein agit d’une manière plus efficace quand il serre sur les deux roues ; la fig. i<>3 donne la forme la plus simple d'un frein double: le levier fait tourner la manivelle m autour du point fixe A, et celui-ci relève le bloc de bois qui s appuie alors sur les roues- , - . -vs..
Le frein le plus généralement employé sur le chemin de Saim- Getmain est celui que nous donnons ici fig. ia4-Ln palier attenant au cbàssis du tender supporte le point fixe B autour duquel tourne le balancier cc’ qui resserre les blocs sur-les roues par l'intermédiaire des tiges dd' ; on règle Le serrage soit par la position du levier L sur les points d’arrêt de la barre B, soit en augmentant la longueur des tiges dd' pat l’intermédiaire des écrous 11a. ync construction plus simple de double frein est montrée dans la figure io5; il présente une plus grande simplicité dans ses détails de construction et il a autant d’efbcacité.
On o imaginé un système à coins que nous donnons fig. 106. Les deux inontans AA’ tournant autour des deux points fixes bl> sont mus par les deux coins renversés CL) et permettent le serrage ou le desserrage des freins, par l'intermédiaire de la tige à vis T: quand gn tourne de droite à gauche, on relève les coins et I) serre sur les deux barres AA’ qui Uausmettcnt la pression aux roues par l’intermédiaire des blocs qg ; qnanjl on tourne de gauche à droite , on rabaisse les coins et C desserre lès freins. On comprend d’ailleurs que ceserrage et cc desserrage ont lieu instantanément. * J • '
Stcpheuson emploie un frein indiqué dans la figure 107: les quatre points an sout articulés; en levant ou en baissant la tige t.
-NRtniK
ou de- serre ou on rosserie les freins. Ce système présente toutes les conditions de solidité et d’efficacité.
I e firrin adopté par llawtliorn ( fig. i 08) pour le tender de sa machine,'’ n heaueoiip plus de puissance que les précédons ; aussi faut il en user avec beaucoup de précaution pour éviter les ruptures: en effet, le levier b tournant autour du point fixe fait tourner le balancier et serre les pièces de bois contre les roues par l'intermédiaire des deux tirants t.tde manière qu eu appuyant sur /, <?<?’ serrent par le bas et a" a " serrent par le haut, au contraire en soulevant le levier l le serrage est inverse. Il n’y a que peudant que le balancier est vertical que les freins n’agissent pas ; au contraire, quand ils agissent, leur énergie se fait sentir en huit points sur les quatre roues, s’il y eu a des deux côtés, et sa puissance est très grande.
Les deux freins dont nous donnons encore le dessin sont applicables aux diligences et aux wagons.
Le frein(fig. 109) s’applique sur les deux roues : en relevant la fourche/, les leviers //’ tournent autour de leur articulation, de- \ iennent horizontaux, et resserrent les blocs sur les roues; quand on baisse la fourche, les leviers s’inclinent, leur longueur horizontale diminue, et les blocs se séparent des roues.
Le second (fig. 1 1 o) est composé d’un balancier b dont les deux extrémités ont des articulations avec les deux tiges tt’. Quand on appuie sur la manette qui termine le levier /, on fait tourner le levier t autour du point fixe/, et on serre le frein sur la roue ; le meme mouvement, mais inverse, s’exécute sur le levier (’ tournant autour du point fixe/. •
Nous terminerons ce que nous avons à dire sur le tender en signalant les dispositions qui existent dans la plupart des machines pour chauffer l’eau du tender. Sur le tuyau de la pompe alimentaire est une tubulure à brides sur laquelle vient s’assembler un tuyau droit qui va prendre la vapeur au sommet de la chaudière, et l’amène dans le réservoir d’eau par l’intermédiaire îles pompes; quand elles ne marchent pas et qu'il y a Un excès de vapeur flans la- chaudière, ce qm arrive pendant les momens d’arrêt
rt ilaus les descentes, cette vapeur va se condenser dans le réservoir et en échauffe l’eau. Le robinet de ce tuyau est a la déposition du conducteur. Quand il est arrête il doit l'ouvrir, et ouvrir en même temps les robinets des pompes alimentaires; cela soulage les soupapes et économise du combustible.
Nous ferons remarquer en terminant , que nous n'avons eu d'autres but que de donner, dans cette partie de notre travail, une description succincte des machines locomotives et des conditions de travail que remplissent lés pièces qui les composent, afin «le faciliter pour les conducteurs l’intelligence dé leur conservation. A tout autre point «le vue, cette description serait très incomplète et nons devons mettre en garde les constructeurs contre la pensée qu’ds pourraient avoir d'y trouver des indications sur les questions qui, dans les machines locomotives , sont encoée l’objet d’incertitudes ou de systèmes différons.
Nons avons même évité d’entrer dans de trop grands détails , qui nous auraient fait dépasser le but que nous voulions atteindre