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Examen de la machine

— Un mécanicien auquel est confiée la conduite d'une machine locomotive doit, avant de se placer en tête du convoi, en faire un examen assez détaillé pour s’assurer qu elle peut travailler sans danger apparent de rester en route faute de produire assez de vapeur, ou par suite de manque ou de rupture de pièces.

Cet examen doit se faire dans l’ordre suivant.

5g. De la chaudière. — On vérifie d’abord l’état de la chaudière : on examine si elle ne fuit pas du côté du feu , par les joints d'assemblage des tubes, par la porte du foyer et les cornières du porte-grille; ce sont les points où les fuites se déclarent ordinairement. Du côté de la cheminée on défait la plaque de la caisse à fumée, pour s’assurer si les tubes et les différons joints des boîtes d’introduction de vapeur dans les cylindres ne laissent pas de fuite d’eau ou de vapeur.

Il arrive souvent que des fuites d’eau ont lieu par les parties que nous venons d’indiquer ; mais lorsque, la machine restant immobile, les fuites n’empêchent pas le feu du foyer de fairé monter la vapeur à la pression de travail, en donnant lieu à un

' Noos supposons que la machine est en feu et disposée pour la marche , parce que ce n'est que sous la pression habituelle de vapeur qne l'examen d'une machine peut se faire convenablement.

dégagement assez intense de vapeur par la soupape, on peut se mettre en route avec sécurité. Les Fuites «les rivets intérieurs de I enveloppe du foyer sont surtout de peu d'importance , parct- <|iic l’eau cpii s’en dégage ne traverse pas la masse du combustible.

Lorsque le service immédiat de la machine est indispensable et que des fuites assez fortes n’ont lieu que par deux ou trois viroles , on les bouche au moVen de coins en bois enfoncés à coup de chasse.

Le mécanicien termine l'examen de la chaudière en faisaut passer la soupape mobile de la pression habituelle, qui doit être, eu station, de \o livres, à la pression 5o livres, par pouce carré anglais, qui est celle de travail*.

Dans les chaudières dont les boites à feu offrent des surfaces planes, les dciix enveloppes sont retenues l’une à l’autre par des boulons intérieurs dont le taraudage prend dans les enveloppes et qui sont rivés des deux côtés: il arrive souvent que plusieurs «le «es boulons sont brisés par la traction qu’ils éprouvent , et alors les surfaces de la boîte à feu ainsi détachées s’écartent et se bombent lorsque la pression arrive au point habituel de la marche. Cet accident doit être signalé soigneusement aux ateliers, pareequ’il peut en résulter le déchirement d’une partie de la boîte à feu sous l’effort «le la pression.

On vérifie si les barreaux du foyer sont à leur place, s’il n’en manque pas , s’ils n’ont pas été faussés par la trop grande chaleur, de manière à donner lien à des espaces trop larges cnti-e eux. ’ .

Si les joints d’assemblage «les différentes pièces qui sont rattachées à la chaudière donnent lieu à des fuites, par suite du relâchement «les écrous de ces joints, on les resserre. Si les fuites ont lieu par ces joints, soit par manque de garniture, soit parccqué les surfaces du métal ne porteraient pas exactement l’une contre l’autre, le mécanicien bouche provisoirement les fuites avec des lames «le plomb en biseau qu’il introduit dans l’ouverture par où

1 ('.elle pression équivaut à 3, io kil. par ceniimèire carré.

s'échappe la vapeur, et qu’il matte avec une petite chasse ou uii hurin dans cette ouverture. I,es joints des pièces rattachées à la hoitc à feu et ceux des pompes d’alimentation doivent être aussi scrupuleusement examinés et rendus étanches autant que possible.

Il arrive quelquefois que des fuites ont lieu par le raccordement îles grandes traverses à l’enveloppe extérieure de la hoîle à feu , pareeque ces traverses ne se prêtent pas à la dilatation qu’éprouve le corps de la chaudière. Si ce raccordement est à clé, il faut alors le desserrer un peu; s’il est fixe, il faut signaler cet inconvénient aux ateliers. Il en est de même du raccordement des cornières qui retiennent le houlon d’attache du tender avec l'enveloppe extérieure de la boîte à feu; ce raccordement, souvent ébranlé par des chocs, donne presque toujours lieu à des fuites qu’il faut signaler aux ateliers quand elles prennent de l'importance.

il est aussi important de s'assurer si la boîte à fumée n’offre pas quelque passage à l’air extérieur, ce qui nuirait notablement au tirage. Souvent la porte de cette boîte, qui est de grande dimension, se déforme à cause de la différence de température entre les faces intérieures et extérieures , de sorte qu’il est difficile de la faire joindre parfaitement dans sa feuillure. Le mécanicien doit dans ce cas prendre du chiffon ou de l’étoupe et calfater toutes les fissures. Il doit visiter également la petite porte inférieure qui sert à vider les cendres et s’assurer qu elle est bien fermée ; car cette porte est située quelquefois au-dessous de la boite à fumée, et, pour peu que le loquet ait U op de jeu , elle s’ouvre d elle-méme en route. Le mécanicien voit alors diminuer son tirage sans se reudre compte de ce qui est survenu. Enfin il faut examiner si la cheminée est bien fixée sur la boite à fumée, car l’air extérieur s’introduit souvent par ce joint si les boulons d’assemblage ne sont pas parfaitement serrés.

üo. Des cap. mtc nus des boites a étolpes ; des hübikets. — Le mécanicien vérifie si les boîtes à étoupes sont suffisamment gar-

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nies pour laisser du serrage; il desserre un peu celles qui paraissent donner trop de frottement par l’excès de serrage du chapeau de la boîte. Il vérifie cet excès de frottement de différentes manières : pour les boîtes des tiroirs, en les faisant jouer à la main avec les manettes et sans pression de vapeur ; lorsque les boîtes à étoupes des tiroirs sont trop serrées, le jeu des manettes est difficile. Quelquefois aussi cette difficulté tient au grippement des arbres concentriques ou des colliers d’excentrique, ainsi que nous le ven ons plus loin. Pour s’assurer que les boîtes à étoupes des tiroirs ne perdent pas de vapeur, le mécanicien y introduit de la vapeur en ouvrant le régulateur.

Quant aux robinets, 'le mécanicien vérifie si les écrous qui servent à les empêcher de remonter sont suffisamment serrés. Cette vérification est surtout importante pour le robinet inférieur de la boîte à feu , pareequ’il arrive que pendant la marche les vibrations du travail de la machine relâchent et déplacent la clé du robinet quand l’écrou ne le retient pas ; il faut alors, pour le resserrer, arrêter le convoi.

61. Des cylindres et des pistons. — Le mécanicien introduit la vapeur alternativement de chaque côté des pistons , pour s’assurer que les couvercles des cylindres ne laissent pas échapper la vapeur par les joints. Pour s’assurer si les pistons ne laissent pas passer de vapeur entre eux et les parois du cylindre, il ouvre les robinets de graissage des cylindres et il met la vapeur au côté opposé du piston : s’il ne sort pas de vapeur par les robinets , c’est que le piston la retient ; il est alors en bon état. Il peut arriver qu’un piston, quelque bon qu’il soit, laisse passer de la vapeur entre lui et les parois du cylindre ; cela tient alors à ce que le cylindre est mal alésé ou a cessé, par l’usure, d’être cylindrique. C.ela peut tenir aussi à ce que le couvercle du piston n'est pas suffisamment serré et que la vapeur qui s’introduit dans son intérieur passe par les joints des cercles sur le plateau. Cela peut tenir enfin à ce que les cercles ou les ressorts sont usés. Un cylindre peut travailler deux ans sans avoir besoin d’être alésé de nouveau.

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Les cercles des pislons peuvent travailler une année. Leur durée dépend beaucoup du graissage régulier, du soin du mécanicien et nHssi de la nature du métal. L’expérience a prouvé que les pistons • à segmens de fonte font un meilleur usage que ceux en cuivre. Quand un piston crie dans son cylindre pendant la marche c’est que les ressorts en sont tendus inégalement, et que les segmens ne portent que d’un côté, tandis que de l’autre ce sont les plateaux du piston qui frottent contre les parois du cylindre. Il arrive aussi quelquefois que les vis qui servent à contenir les plateaux des pistons se desserrent, et viennent porter contre les couvercles des cylindres. Le bruit occasionné par ce choc est fort distinct; il arrive alors que les couvercles sont brisés , ou plus souvent que ces vis rentrent dans leurtaraudage qui se refoule. Ces deux accidens doivent être signalés aux ateliers. Ils exigent la rentrée immédiate de la machine pour démonter les couvercles «les cylindres et remettre le piston en état. .' *' »

Il faut s’assurer encore si les tiroirs ne laissent pas perdre de , vapeur. A cet effet on ferme les deux lumières des cylindres du « oté de l avant de la machine, on ouvre le régulateur et les robinets de graissage. S’il sort de la vapeur par les robinets, c’est que les tiroirs ne ferment pas hermétiquement les deux lumières extrêmes. On vérifie les deux autres lumières de la même manière; mais comme il n’y a pas de robinet de graissage, on peut quel- «jucfois reconnaître les fuites par la vapeur qui passe par les chapeaux du stuffing-box.

Enfin on vérifie si le tiroir couvre à-la-fois bien exactement les deux lumières, en mettant les manettes à leur demi-course et en ouvrant le régulateur et les robinets de graissage. Ces examens doivent être faits avec soin et intelligence; ils sont le meilleur moyen de reconnaître si l’usure des tiroirs n’a pas altéré leur superposition exacte sur la plate-forme des lumières.

62. Des tiroirs, des excentriques et ne mouvement de la distribution.— Le premier soin est d’examiner s’il n’y a pas de jeu «lsns les excentriques ou dans leurs colliers : ce jeu s’aperçoit fa-

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e.ilemculcn secouant à la main les barres auxquelles sont attachées les colliers d’excentrique. On vérifie si les arbres concentriques qui conduisent les leviers des tiroirs et les tringles des manettes jouent les uns dans les autres avec facilité; si les tocs prennent bien sur les excentriques ; si les leviers des tiroirs ne jouent pas sur leurs arbres par suite du mattage des clés qui servent à les caler. Cette dernière vérification est de la plus grande importance. Ijb décalage de ces leviers retarde et restreint la course des tiroirs.

il arrive assez fréquemment que les vis qui maintiennent les plaques d’acier sur le corps de l’excentrique viennent à se desserrer et que leurs têtes rencontrant alors le collier de toc empêchent le rapprochement nécessaire, de sorte que le toc ne prend plus bien. Ce vice rend souvent très difficile la manoeuvre du changement de marche. i

Le jeu des manettes doit être facile quand le régulateur est fermé. Quand il est difficile , cela tient soit à ce que le régulateur n’arréte pas complètement la vapeur, soit au grippement des tiroirs, au trop grand serrage des boîtes à étoupes , au grippement des arbres concentriques ou des charnières des tringles ou bien des colliers sur les roues excentriques qui les conduisent. Les tringles de conduite ne doivent pas ballotter.

Le mécanicien juge la bonne disposition des excentriques de lu manière suivante : Il serre fortement le frein de la machine et ouvre le régulateur de manière à ce que la pression sur les pistons soit à-peu-près la même que pendant la marche. La machine prend note marche lente. Le mécanicien examine alors si la sot tic de In vapeur des cylindres , qui s’indique par le bruit de l’expansion dans la cheminée, a lieu à la fin de la course du piston dans chaque sens. Pour bien s’en assurer, il doit ne distinguer qu un seul bruit d’expansion dans les quatre bruits qui ont lieu successivement, en tenant les yeux sur la tige dit piston ou sur les guides «le dette tige pour saisir à-la-fois avec les yeux la fin de la course du piston et avec l’oreille le bruit de l’expansion.

1. expansion doit avoir lieu au moment où la course du pistou s'achève, plutôt même avant la fin qu’à la fin. Quand elle a lieu

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après , c’est que la distribution n'est p.is bien réglée; il faut abu s la modifier suivant les indications que nous donnons dans l’exposé spécial des principes suivant lesquels la distribution de vapeur doit être réglée.

Le mauvais réglement et les retards de la distribution tiennent a l'usure du toc , ou au déplacement des excentriques fixes , an jen des excentriques oti «les colliers , à la torsion des arbres concentriques qui sont souvent légers, par conséquent susceptibles «l’élasticité, ou qui grippent les uns dans les auties; au jeu des leviers «lans leur calage : l’usure du toc peut être momentané*

, ment rectifiée par l’interposition entre le toc et l'excentrique d’une petite cale en bois.

Le mode n’est susceptible d’être employé que dans les machines «le Bury ; mais pour celles où le toc, au lieu de faire rorps avec l'essieu, n’est fixé qu’à l’aide d’un collier et d’une vis de pression , il est plus commode et plus convenable de déplacer re toc de la «pianlité nécessaire.

Lorsque l’expansion a lieu régulièrement a la fin «le la cours»'

«lu piston, on doit supposer que lintrotluction de vapeur est egalement régulière, si le tiroir et les lumières sont bien symétriques.

63. 1)f.s ni elles et des tic.es des pistoss, de l'essieu corné, des crihKs, mes c.raxdes traverses oes roues et oes essieux droits.

— !, examen des bielles est un de$ plus essentiels. Pour déter- { . ^ miner si le serrage des clés d’attaehc de ces bielles est fait con-

venablement', il faut placer horizontalement du côté de la ehe- , minée la manivelle de l'essieu coudé de la bielle qu'on veut vérifier ; on met ensuite alternativement la vapeur de l’un et «lé l’autre côté «lu piston-, ce mouvement ne peut faire marcher la machine, puisque la manivelle est poussée «lebont; mais comme il exerce alternativement une pression «le chaque c«3té du piston, si relui-ei subit un léger mouvement il «loit provenir du jeu qui a lieu «lans les clés qui serrent les coussinets de la bielle sur l’axe cotul# ou dans « clic qui tient la douille de la tige du piston.

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Comme il est très important que le serrage de ces clés ne soit ni trop fort ni trop lâche, le mécanicien met la vapeur sur le côte extérieur du piston, de manière à ce que la bielle se trouve comprise entre la tige du piston et l’essieu coudé; alors, après avoir desserré les vis de serrage de la clé, il frappe légèrement avec son marteau en cuivre sur celte clé, en examinant si elle ne serre pas sur les plats au lieu de porter seulement sur les champs; il resserre ensuite la vis de serrage et renfonce le coin d'écartement de l'extrémité de la clé : si le jeu est dans la clé de la douille qui tient la tige du piston , il proviendra de ce que cette clé s’est mattée, parccqu’ellc ne remplissait pas exactement ses mortaises; il faudra alors la changer s’il en reste le temps, sinon la faire chauffer et la reforger légèrement. Aussitôt que les bielles sont bien assurées de la manière que nous venons d’expliquer, on inet encore la vapeur alternativement de chaque côté du piston, pour juger si l’axe coudé ne joue pas dans scs boîtes à graisse, par suite de l’usure ou du mattage quelles ont subi: l’usure des boîtes a graisse élargit la partie dans laquelle tourne la fusée de l'essieu ; le mattage a lieu sur les parois qui sont en contact avec les plaques de garde: on y remédie souvent en mettant de petites plaques en tôle dans le vide formé par le jeu qui , dans tous les cas, s’il dépasse deux millimètres, doit être signalé aux ateliers. On vérifie ensuite si les coussinets des grandes traverses ne laissent pas trop de jeu à l’essieu. Gct examen est de la plus grande importance; car si les coussinets ne soutiennent pas les mouvemens horizontaux de l’essieu, il éprouve une fatigue très dangereuse par les tractions et pressions multipliées par lesquelles il est sollicite, pour faire cette vérification le mécanicien descend dans la fosse et fait renverser rapidement la distribution par son chauffeur.

Quand il y a plus tic un ou deux millimètres de jeu dans les coussinets , il faut remonter les coins pour les resserrer. Dans la machine de Chanter et Grays, il y a entre les boîtes à graisse et 1rs plaques de garde un coin que l’on fait serrer à l’aide d’une vis (le pression ; c’est une amélioration utile.

I^cs guides des tiges des pistons doivent être ensuite exnmiués.

Si leurs tiges ou leurs coulisses sont rayées longitudinalement, si elles sont blanchies ou cuivrées, parccquc l'huile ne peut s’y maintenir à cause de l’énergie du frottement, il faut en rechercher les causes : elles sont, soit dans la mauvaise pose de Taxe coudé qui n’est pas exactement perpendiculaire à la course du piston, soit dansl’usure des boîtes à graisse de cet axe, qui fait qu’il se jette alternativement hors de la perpendiculaire à la ligne de course , suivant que ses manivelles sont sollicitées contrairement par les deux pistons; soit dans l’éhanrhcmcnt du cadre provenant d’une chute de la machine, qui fait que les grandes traverses reliant la boîte à feu et la boite à fumée ne sont plus parallèles à la ligue de course des pistons , soit dans le jeu des clés, des coquilles des tiges des pistons, surtout quand ces coquilles sont à deux assemblages, comme dans les machines de Bury et de Tayleui Celles de ces causes qui ne peuvent être corrigées par le mécanicien, doivent être signalées aux ateliers.

Les boulons des boîtes à coulisses dès guides, employées dans les machines de Bury, doivent être soigneusement serrés; et quand l’usure a trop agrandi le passage des guides , il faut réclamer la réparation ou le changement des boîtes.

La plaque de dessus des coulisses des machines de Tayleur doit être également serrée par ses écrous, afin que le jeu de la tige du piston soit droit et ne fatigue pas le couvercle de la boîte à étoupes du cylindre.

Il faut mesurer quelquefois, avec le calibre qui est à la station, si l’écartement des roues s’est bien conservé ; s’il est altéré, il faut examiner si cela tient au déplacement des clés de calage des roues sur les essieux. Le travail des machines sur les chemins de fer a pour effet de resserrer l’écartement des roues; et comme les essieux de beaucoup de machines ne portent pas d’épaulemeni , que d’un autre côté on a la fâcheuse habitude de placer des clés légèrement coniques pour caler les roues sur les essieux et qu elle.sont alors disposées à sortir, il en résulte qu elles ne s’opposent plus, au bout d’un certain temps, au jeu des roues dans les essieux , et leur voie sc resserre alors progressivement.

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Un défaut d’exacliindc dans la voie des roues doit être signal <é aux ateliers.

En mettant sa machine en marche, le mécanicien jette un coup-d’oeil sur chacune des grandes et petites roues pour voit* si elles tournent droit.

S’il aperçoit du gauche dans leur mouvement de rotation, il doit d’abord s’assurer s’il ne tient pas à ce que les clés de calage se sont desserrées ou bien à ce que les jantes des roues se sont aplaties par le travail , ce qui arrive quand le fer est trop doux: si les roues sont à leur place, le gauche du mouvement de rotation tient au montage; il faut le signaler aux ateliers. Cet examen est essentiel: car il arrive souvent que c'est au gauche dans la position des roues sur les axes, que tiennent les déviations, souvent très fréquentes et très énergiques, que subit l’avant des machines, lorsque leur marche devient très rapide; ces déviations peuvent aussi tenir à un trop grand jeu des essieux dans le sens de leur '.•îxc, provenant de l’usure des boîtes à graisse.

tenant aux essieux droits, il fauL de temps en temps en examiner les collets au point du calage des roues; c’est ordinairement en cet endroit qu’a lieu leur rupture.

Les supports de la chaudière sur le châssis, qui ont à résister aux pressions et tractions exercées par les pistons sur l’axe coudé, et transmises par lui au châssis, prennent quelquefois du jeu dans leur assemblage ; il faut le signaler aux ateliers.

64- Des rorixets du tender, des pompes et de leur travail. — On doit vérifier la manière dont ferment les robinets d’introduction d’eau dans les pompes, afin de savoir s’ils n’en laissent pas aller pendant la marche une quantité notable; pour s’en assurer H suffit de dévisser un raccord en fermant les robinets du tender.

I^c jeu des pompes doit être vérifié avec soin ; il ne faut pas s<mettre en marche sans être assuré que I une au moins des deux pompes fonctionne assez bien pour assurer l’alimentation de la machine. lorsque le travail des pompes ne se fait pas convenablement. cela peut provenir de l’introduction de morceaux de coke

«ians la prise dcau du tender; il faut alors démonter te corps de pompe qui contient le clapet et en enlever ce qui en erapeelic la jeu ou 1 introduction de l’eau. Cela provient plus souvent du marnais tiavaii des clapets d aspiration ou de refoulement qui -s'attachent dans leur corps de conduite par l’effet du mattage <le la dilatation, ou de l'introduction de quelque matière de petit volume entre les clapets et leur corps de conduite. Dans ces djl-, ' fcrens cas, il faut tâcher de décider le clapet d’introduction de- * l'eau à se détacher; pour cela on serre le stuf&ng-box du piston de « la pompe , de manière à faire le vide dans le corps de pompe ; on met dans le tender sa charge complète d’eau, et on fait mouvoir la machine avec rapidité en ouvrant le robinet d'alimentation si la pompe ne prend pas , il faut ouvrir subitement le robinet d’essai ; il est ion de bien comprendre alors ce qui se passe : quand les clapets de refoulement de l'eau dans la chaudière ne ferment pas bien, la pression de la vapeur dans le corps de pompe agit contre le clapet d’aspiration d’eau; il faut alors employer les* moyens de diminuer cette pression pour détacher ce clapet : on commence donc par faire le vide dans le corps de pompe, en serrant le stuffing-box du piston; mais cela ne suffit pas, parceque la pression de la vapeur est plus forte que celle de l’atmosphère : * • cependant le vide qui tend à se former dans le corps dé pompe sollicite les clapets de refoulement à se' serrer davantage, et y diminue ainsi l’introduction de. vapeur; si on ouvre alors le robinet d’essai,. la vapeur fournie par le clapet se dégage, et la tendance au vide produite par l’aspiration du piston, ainsi quq la charge d’eau du tender, se combinent alors pour détacher le clapet d’aspiialion.

Depuis que l’on a augmenté la dimension des foyers et des chaudières on a aussi augmenté le diamètre des pompes, de telle sorte que, lorsque la machine fonctionne à une grande vitesse, ces clapets éprouvent des chocs très violons, qui ont pour résultat de crever les tuyaux du corps de pompe. Pour amortir ces chocs, il est bon de laisser le robinet d’essai des pompes ouvert pendant leur travail.

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