‹ Guide du mécanicien conducteur de machines locomotivesChapitre 20 sur 98 · U6HN · texte numérisé non relu

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$6. De l’indicateur d’eau et des robinets indicateurs..-— L indicateur d’eau doit être tenu propre : on le nettoie soit en le démontant, soit, quaud la chaudière est remplie deau au-dclà du niveau de l’indicateur, en ouvrant les robinets de manière à faire passer de l’eau par le tube ; comme cette eau passe avec vitesse et a une forte pression , elle suffit souvent pour nettoyer le verre.

On s’assure que les robinets de mise en communication avec la chaudière, aux deux extrémités du tube, fonctionnent bien.

A côté du tube indicateur d’eau, le mécanicien doit reconnaître et pointer le niveau du dessus de la boîte à feu, le niveau du dessus des tubes , et le niveau auquel il doit maintenir l’eau dans la chaudière.

Au départ , le niveau de l’eau doit être au moins de deux pouces au-dessus de la boite à feu.

66. De la pose de la machine sur ses essieux. — Cette partie des soins qu’un mécanicien doit avoir de sa machine est une des plus délicates; elle exige l’attention la plus soutenue et beaucoup de réflexion; ce n’est d’ailleurs qu’après plusieurs jours de travail qu’un mécanicien peut prendre sur lui de modifier la tension des ressorts qui chargent les essieux, en reportant plus ou moins sur eux la pression du poids de sa machine.

Une machine est douce ou dure, suivant que son poids est bien ou mal réparti sur sc§ essieux ; les machines à quatre roues, dont les ressorts out une grande différence d’élasticité, galopent fortement; mais il n’y a lieu de le$ modifier qu’en changeant les ressorts , tandis que dans les machines à six roues on peut facilement, par le raccourcissement des menottes qui tiennent les ressorts , reporter plus ou moins de poids sur les roues travailleuses. Les machines à six roues dont le poids est mal réparti sur leurs essieux basculent, s’enlèvent en arrière, ou bien manquent de stabilité sur l’avant; dans ce cas, elles subissent non-seulement des variations sur leur mouvement horizontal , mais aussi des déviations latérales analogues à celles qui résultent du gauche dans le montage des roues sur leurs essieux.

On reconnaît facilement la mauvaise répartition du poids des roues sur les essieux, en examinant le mouvement vertical des Imites à huile dans les plaques de garde quand la machine vient de travailler, ce mouvement est indiqué par la marque du frottement sur ces plaques : lorsque les ressorts sont trop peu chargés, le mouvement vertical est plus considérable; il y a lieu alors de raccourcir les menottes fie ces ressorts pour reporter plus de poids sur leurs essieux : la bonne répartition du poids sur les essieux se reconnaît à la douceur de la machine, et au défaut de ’ bruit et de secousse au passage des joints d'about des rails.

Les causes des oscillations des machines sur les chemins de fer sont de plusieurs natures. La première de toutes est le mauvais état de la voie, la différence de diamètre des roues et l'influence de la charge qu elles portent, enfin les différences d'élasticité des ressorts.

Le mauvais état de la voie ne dépend pas du conducteur, mais » Il doit modérer la vitesse dans les parties mauvaises, pour ne pas faire subir à la machine des oscillations trop fortes. Les différences de tassement ont principalement lieu dans les remblais et à l'abord des ponts ou autres travaux d’art.

L’influence de la répartition de la charge sur des roues de dilférent diamètre est facile à comprendre. Le poids des machine» de douze tonnes doit être réparti ordinairement , savoir :

Sur les roues- de devant 4 tonnes, Üo

Sur celles du milieu ou roues motrices. .’ 5 Ho

Sur celles de derrière 2

Total. . . . 1 2 tonnes.

Or la charge des roues de devant étant presque égale à celles du milieu, toutes les fois, et c’est le cas le plus ordinaire, que le diaT mètre des roues de devant est .plus petit que celui des roues travailleuses; comme à poids égal elles sollicitent le rail par une surface de superposition moindre que les roues du milieu, comme aussi la résistance du chemin est moindre aux joints des rails que dans le cours du rail, il en résulte qu’en ce point

ja machine plonge davantage dans le chemin sur lavant, ou plutôt que les ressorts des roues de devant supportent une oscillation plus forte que ceux des roues du milieu.

Ou voit d’après cela qu’il est nécessaire que le poids placé sur les roues de devant soit moindre que celui qui presse sur les roues du milieu. C’est en tendant les ressorts des essieux de derrière que l’on peut diminuer la charge que portent les roues du milieu, cf cette diminution 11e doit avoir lieu que sur l’autorisation de •l'ingénieur, parce que l’adhérence d’une machine se mesurant au poids que les roues motrices supportent, et cette adhérence variant suivant l’état de l’atmosphère du septième 911 quinzième de ce poids, il pourrait résulter de la trop grande diminution du poids sur les roues travailleuses que par les temps de pluie, par exemple, elles glisseraient sur les rails.

line machine est douce lorsqu’on ne conservait sur les roues motrices que le poids et par conséquent le degré d’adhérence suffisant pour remorquer sa charge habituelle, on répartit le reste du poids sur les quatre autres roues en le proportionnant à l’angle sous lequel elles sollicitent le chemin; alors l’influence de toutes les roues de la machine étant égale, les oscillations ne prennent d’intensité que celle qui résulte des différences de résistance de la voié. Sans doute cette perfection est difficile à atteindre , mais il faut la rechercher.

67. Du régulateur. Le mécanicien doit connaître la forme du régulateur de distribution de vapeur, afin de savoir quel est le degré d’ouverture résultant du mouvement de levier qui sert ale faire mouvoir. Il faut surtout avoir soin de graisser les régulateurs dont la forme ressemble à un robinet, c’est-à-dire dans lesquels des surfaces circulaires et coniques sont mises en frottement; ils exigent plus de soins que les régulateurs où des surfaces planes sont superposées, parccqu’ils sont plus sujets à gripper.

Les régulateurs des machines de Bury sont sujets à se fermer naturellement à un petit degré d’ouverture, par suite de l'usure de l'hélice conduisant le régulateur; cet inconvénient oblige le

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mécanicien à attacher le levier à l'indicateur ou à le tenir luiinéine constamment. •

Quand le régulateur présente une grande résistance, cela tient à ce que les surfaces ont pris beaucoup d’adhérence par l’effet du serrage provenant de la dilatation inégale des pièces qui le composent et par l’absence de corps gras entre elles ; dans ce cas , il faut bien se garder de frapper à coups de marteau sur le régulateur, ou de forcer sur le levier au-delà de la résistance qu'il peut offrir en lui-méme; il vaut mieux dans cette circonstance laisser refroidir la machine, que de courir le risque de briser le régulateur. Quand les pièces sont froides, elles jouept plus facilement , on rode alors les surfaces en y interposant des corps gras.

En général il faut manœuvrer le régulateur avec délicatesse, sans secousses , et n’en jamais exiger un mouvement rapide ; autrement les leviers ou les cocardes se décalent sur leurs axes, leurs tiges se tordent, et dans ces deux cas le levier n’indique plus exactement la position du régulateur et son degré d’ouverture.

Quand un régulateur fermé laisse passer de la vapeur, il faut signaler ce défaut aux ateliers ; et quand la machine est en station , il faut avoir grand soin de désembrayer les barres d’excentrique de la distribution de fermer les lumières des cylindres, et d’abaisser fortement le levier du frein du tender en le fixant au moyen de la cheville. Sans ces précautions , la machine laissée / à elle-mémc pourrait se mouvoir et occasionner des accidens.

68. Arrangeaient des excentriques oc nE la distribution pour.

LA MARCHE EN AVANT OC EN ARRIERE. MARCHE A LA MAIN A I.’aIDE

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