QUATRIÈME PARTIE
DES ACCIDF.NS.
78. Les accidens sont extrêmement rares sur les chemins de fer.
La circulation y est servie par des agens mécaniques bien autre-1 ment susceptibles de docilité et de précision que les moyens employés sur les routes ordinaires. Aussi comparativement à ces routes, les chemins de fer offrent un degré de sécurité incon- - •testable. Dans l’esprit des personnes inhabituées , cette absence absolue de tout danger s’est réconciliée difficilement avec la rapidité du transport; une crainte vague les préoccupait, bien quil leur fût impossible d’en préciser le motif. Partout où les chemins de fer ont été établis, ce sentiment a complètement disparu, les chemins de fer sont entrés dans les habitudes des populations plus vite que les bateaux à vapeur.
Nous avons divisé en plusieurs catégories les accidens qui peuvent avoir lieu sur les chemins de fer :
1* Les accidens qui ne peuvent causer qu’un simple ralentissement de la vitesse du convoi ; '
2' Les accidens qui obligent le mécanicien à suspendre momentanément la marche du convoi ;
3° Les accidens qui, sans rupture de pièces, obligent le mécacien à suspendre complètement la marche du convoi jusqu’à ce qu’une autre machine vienne le pousser ;
4* lès accidens qui produisent le même résultat en entraînânl la rupture de quelques pièces de la machine ;
5° et enfin les accidens produits par un concours de circonstances infiniment rares, dont le retour est à-peu-près impossible quand ils ont eu lieu une fois sur un chemin.