‹ Guide du mécanicien conducteur de machines locomotivesChapitre 45 sur 98 · LUMIÈRES · texte numérisé non relu

LUMIÈRES

Nous ne considérerons dans cette section que les mouvements correspondons aux volumes engendrés par la marche du piston ; et nous ne tiendrons aucun compte des augmentations ou diminutions que peuvent faire subir à ces volumes, des détentes après ou avant l’emploi de la vapeur.

Ainsi, par exemple , le régulateur n'est généralement qu’entrouvert , il ne laisse dans le tuyau de vapeur qu'une pression inférieure à celle de la chaudière. Le volume de vapeur (à la pression de la chaudière) qui passe dans le régulateur est donc plus petit que celui que reçoivent les conduits de vapeur ou les cylindres , comme aussi la vapeur qui passe au tuyau d’échappement n’étant pas à la même pression que dans le cylindre occupera un plus grand espace.

Dans cette section nous ne considérerons que le volume engendré par la marche du piston , parccque c’est à la surface de celui-ci que nous rapporterons les sections des conduits. Nos calculs ne s'appliqueront qu’à la vapeur contenue dans les cylindres , pareeque l’erreur que l'on commet pour les volumes de la vapeur dans les conduits des lumières et entre les fonds du cylindre et le piston est toujours faible ; il n’y a donc pas lieu d’en” tenir compte : el quant à la section de l’échappement, elle sera traitée spécialement dans les deux chapitres suivans.

Les principes généraux qni doivent guider le constructeur dans les dimensions des conduits de vapeur sont ceux-ci :

t° Les résistances et différences de pression qu'ils créent doivent être les moindres possibles, et en tout cas elles ne doivent pas mettre obstacle à la marche de la machine.

i’ On doit éviter les contours brusques , les étranglemens , et tout ce qui peut être la cause de grands froltemens et d’une diminution de vitesse qui se traduit toujours par une différence de pression.

Ces règles générales sont d'abord applicables aux lumières du cylindre. Celles-ci doivent avoir assez de surface d’orifice pour que la pression dans le tuyau de vapeur soit la même que sur les pistons à des vitesses moyennes et pour lesquelles on peut avoir besoin de la pression initiale de la chaudière.

Nous donnons dans le tableau suivant la dimension des lumières de plusieurs machines des chemins de fer de Saint-Germain et de Versailles. Nous avons indiqué les rapports des surfaces à celles des pistons , et les vitesses ■l’écoulement. Celles-ci ont été prises pour une vitesse de 10 lieues à l'heure, qui est considérée comme moyenne.

D’un autre c6lé il était nécessaire de calculer les dépenses de vapeur au

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moment où elles sont les plus fortes , c’est-à-dire au milieu de la course , pareeque c'est aussi le seul moment où, pour quelques machines, la lumière soit complètement decouverte.

I.e rapport entre la vitesse du piston , au milieu de sa course, et la vitesse moyenne est donnée par le rapport de la demi-circonférence au diamètre, soit i, 5~.

L’orifice des lumières doit enfin être considéré comme percé en mim e paroi, et par suite donner lieu à une contraction considérable qui peut être estimée en introduisant le coefficient de o, 65.

TABLEAU 1. — Dimensions des lumières des machines locomotives des chemins de fer de Saint-Germain et de Versailles , indiquant le rapport de leur surface à celles des pistons, et les vitesses maximum d’écoulement de la vapeur pour une marche de dix lieues à l'heure.

NOMS

DES

D1MESSIQ

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