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Moyennes de Versailles. •
Moyennes générales
Lc rapport du travail que conserve la vapeur à celui qui est necessaire* pour mettre en mouvement la fumée, serait de 3.ao, eu moyenne , mais en réalité il est beaucoup plus considérable, puisque le travail indiqué ici pour la vapeur est un minimum comme nous l'avons démontré dans le chapitre précédent et quelquefois il s’élève jusqu’au double.
La différence entre le travail fait, et le travail dépensé serait donc beaucoup plus grande que le tableau précédent ne l’indique.
Il est néanmoins probable que le jet de vapeur appliqué comme moyen de puissance donne des résultats avantageux.
Il est une raison qui du reste fait bien ressortir toute la puissance de tirage qui existe dans les machines locomotives, c’est la consommation de combustible sur la grille.
D^ns les chaudières ordinaires on brille par décimètre quarréet par heure de o h. 5 à i k. de houille ou de coke , et en moyenne o, k. 60. Dans les machines locomotives la consommation moyenne est de 5 k., c’est-à-dire huitfois plus considérable. Et cependant dans les premières le tirage produit par les hautes cheminées représente un travail réel.
Combien alors ne faut-il pas de puissance dans les machines locomotives pour faire passer dans la meme masse de combustible y et 8 fois autant d'air ! Nul doute que ce travail ne soit encore plus considérable que celui que nous avons calcule pour mettre en mouvement l’air dans la cheminée, car, dans les machines que nous avons citées, celles qui ont de petites cheminées consomment une quantité de coke sensiblement la même par élément de surface de chauffe que les machines ayant de plus grandes cheminées. En serait-il ainsi si la cheminée était le principal obstacle ! Ce fait est d’autant plus saillant que quelques cheminées Irès-petiles n'ont pas de tuyau d’échappement aussi rétréci qu’il devrait l’être en proportion, et cependant ces machines produisent de la vapeur.
11 est donc important de donner aux machines locomotives des surfaces de grille assez grandes si l’on veut brûler une quantité de coke convenable et produire suffisamment de vapeur. La proportion de 5 k. de coke par décimètre carré ne .doit pas être dépassée.
Nousavons^insi une raison de cette anomalie qui nous apparaissait dabord delà petitesse comparative des chemiuées des dernières machines locomotives. La cheminée en effet n'est pas seulement nn appareil conducteur, et comme tel devantprésenterla plus grande dimension possible; elle fait partie des moyens mécaniques de tirage , et doit se coordonner avec le tuyau d'échappement.
I a vapeur qui s'écoule de celui-ci avec une très-grande vitesse entraîne l’air dans son mouvement. Il est probable que la vapeur ne remplit pas toute la surface de la cheminée, qu’elle s’élève suivant un cône renversé plus ou
moins allongé, et que les molécules de l’air sont influencées par le frottement et l’adhérence.
Une cheminée trop grande peut avoir pour effet de permettre à l’air de s’écarter pour donner passage à la vapeur, et de perdre ainsi une grande partie de sa puissance. Il faut donc être circonspect dans l’augmentation de diamètre et ne pas dépasser une certaine limite.
Les inconvéniens des petites cheminées ne paraissent pas aussi considérables que le calcul l’indique, puisqu’elles n’empêchent pas les locomotives de hrûler des quantités sensiblement les mêmes de combustible.