CONCLUSION
En passant en revue les diverses questions que nous avons examinées dan; cette note, nous ferons ressortir tonte l’importance qu'offrent deuxd entr’elles : celle de l’avance du tiroir et celle de la pression dans le tuyau d'échappement.
La première, que nous avons cherché à étudier avecautanl de soin que possible, nous a amenés, nous le pensons, à des résultats bien nets et bien certains. L’avance du tiroir est une nécessité dans les machines locomotives; quels que soient leur but, leur vitesse, leur tension de vapeur, elle procure toujours une grande économie
L’avance qu'il nous semble convenable d’appliquer est représentée par un angle de 25"; elle doit être accompagnée d’un recouvrement extérieur correspondant aux 2/3 de la quantité linéaire que représente l’avance , afin d’empêeber la contre-vapeur au commencement de la course , d’intercepter plus tôt l’admissiou de la vapeur et d'augmenter par conséquent la détente.
L’économie que l’on retirerait d'une telle avance est au moins de a5 pour 100 sur la marche sans avance ; elle provient de la résistance de la vapeur qui se détend par les lumières de sortie que l'on économise, que l'on utilise même , et ensuite de l’emploi de la détente due au recouvrement.
L’avance du tiroir donne de l’économie et par suite de la vitesse pour la même production de vapeur.
Les calculs que nous avons faits sur la pression qui existe dans les tuyaux d'échappement ont déjà été confirmés par quelques expériences qui indiquent qu’ils sont des minimum.
La conséquence que l’on peut en tirer c’est qu’il y a dans le tuyau d’échappement une résistance fort considérable dont on n’avait pas tenu compte jusqu'à présent, et qui devra figurer dorénavant dans le calcul des machines
Le travail considérable que conserve encore la vapeur en s'échappant est employé au tirage. F.n analysant toutes les résistances de la fumée pour passer
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dans les tubes et dans la cheminée, en tenant compte de ce qui est necessaire pour activer la combustion du foyer et faire brûler huit fois plus de coke pour la meme surface de grille que dans les chaudières ordinaires, on se convaincra de la nécessité d’appliquer au tirage une force considérable , et on arrivera à reconnaître l'obligation où l’on est de laisser une pression notable dans le tuyau d’échappement.
Évidemment, cependant, cette partie des machines locomotives doit recevoir des perfeelionnernens , car, dans certaines circonstances, la pression qu’elle maintient sur le piston est tellement forte, qu'elle absorbe près de la moitié du travail développé.
On arrivera à mettre l’orifice du tuyau d’échappement à la portée du mécanicien, qui pourra augmenter ou diminuer à volonté sa section suivant que l’on aura besoin de plus ou de moins de tirage.
Les dimensions des cheminées nous ont aussi occupés ; ce que nous en disons provoquera de la part des personnes qui emploient des machines locomotives des investigations nombreuses , nous n’en doutons pas. Il s’agit de déterminer la limite de l’augmentation de la cheminée pour que le jet de vapeur soit le mieux utilisé. Les expériences sur l’augmentation du diamètre de la cheminée doivent être faites progressivement et avec précaution.
Nous n'insistons pas ici sur les dimensions des lumières et des conduits de vapeur; en adoptant les moyennes que nous avons indiquées précédemment, il n’y a que des résistances insignifiantes provenant du passage de la vapeur.
Nous appelons enfin les critiques et surtout les expériences des praticiens sur :
i ° L’avance du tiroir telle que nous l’exposons;
s" Sur le tuyau d’échappement quant à la pression moyenne qu’il maintient contre le piston, et quant à la manière dont la vapeur agit sur la fumée dans la cheminée.