X PRÉFACE DU TRADUCTEUR
matière médicale et de la clinique homœopathiques.
Le médecin qui consultera sérieusement Touvrage du célèbre médecin de Dresde jugera de la réalité de son titre; il pourra prendre cet ouvrage pour guide dans les études pratiques qu'il voudra entreprendre. Soit donc quMl s'agisse pour lui de constater l'exactitude de la loi des semblables et de jug^ l'action des doses infinimeiit petites; soit que, convaincu sur ces deux points par des résultats heureux^ il veuille interroger la clinique pour arriver à la solution du grand problème relatif au choix des doses et des dilutions; soit enfin qu'il veuille apprécier la valeur réelle de la doctrine de Hahnemann par les guérisons qu'elle procure ; dans toutes ces circonstances^ le Guide du médecin komœopatke sera un livre utile. C'est donc avec confiance que j'offre cette traduction à mes confrèrq^^ heureux d'avoir pu faire passer dans notre langue un de ces ouvrages pratiques si patiemment élaborés, et dont nos confrères allemands ont plusieurs fois déjà doté notre littérature.
Seulement^ lorsque je considère les richesses accumulées déjà par nos confrères étrangers^ et dont une faible partie a été traduite^ je ne puis m'empécher de regretter que les savants n'aient plus^
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comme autrefois^ une langue commune qui leur permette de consulter tous les ouvrages se rapportant à la science qui est l'objet de leurs études ; qfk'ii ne leur soit pas toujours possible d'apprécier l'œuvre d'un écrivain dans la langue même dont il s'est servi.
lor mars 1858.
Dr LÉON SIMON FILS.
GUIDE
DU MÉDECIN HOMŒOPATHE
AU LIT DU MALADE
L'existence de rhomœopathie est aujourd'hui \m fait que Tadhésion de partisans nombreux autant qu'éclairés^ et des progrès non interrompus^ révèlent aux yeux les moins claii*voyants. Nous voyons , en effet, s'élever de nouveaux hôpitaux , des cliniques s'ouvrir, des congrès se réunir chaque année , et , au milieu de ce mouvement, s'accroître le nombre de nos recueils périodiques ; ce sont là autant de progrès. Nous avons sans doute encore de nombreux préjugés à combattre; il y a peu de pays ob l'homoeopathie ait une position officielle ; mais le bien qu'elle a su faire, malgré tant d'obstacles, lui attire une attention bienveillante de la part du plus grand nombre. Nous pouvons donc espérer que notre école triomphera partout de l'oppression qu'on essaye de faire peser sur elle. Notre espérance sur ce point est d'autant plus légitime, que la doctrine de Hahnemann compte des représentants dans
HIRSGHGL. i
St PROLÉGOMÈNES.
toutes les parties du inonde ^ et qu'elle règne fière et libre sur une vaste étendue de contrées.
L'œuvre de notre maître a supporté déjà une épreuve décisive , je veux dire Tépreuve du temps ; car on trouverait difficilement dans Thistoire de la médecine Fexemple d'un systèmequi aurait duré un demi-siècle^ en progressant toujours. Telle a été cependant la destinée de rhomœopatbie ; elle a trompé Tespoir de ceux qui voulaient voir dans ses succès un effet de la mode, un engouement passager^ et conservaient la conviction que cette immense découverte tomberait bientôt dans l'oubli.
Ce fait seul prouverait que l'homœopatbie est une vérité. Mais une étude attentive des propriétés des médicaments qu'elle emploie et des symptômes des maladies que ces agents guérissent^ montre encore l'exactitude du principe qui nous dirige au lit du malade^ tandis que les guérisons ainsi obtenues^ les statistiques auxquelles elles ont donné lieu^ l'observation impartiale des résultats proclamés par chacun de nous, confirHient encore la proposition que j'émettais tout à l'heure en disant que la doctrine de Hahnemann est une vérité*
A ce titre, l'homœopathie nous enseigne à utiliser toutes lesdécouvertes de la science ; elle ne repousse et ne néglige aucune de ses conquêtes; elle sait seulement i
se garantir de ses incertitudes et de ses erreurs. Aucune des découvertes modernes^ que celles-ci aient pour objet la pathologie et le diagnostic^ l'auatomfe pathologique ou les sciences accessoires^ n'a été négligée
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parleshomœopathes; les moyens d'exploration mis en usage par nos contemporains : le plessimètre^ le stéthocope^ etc.^ leur sont d'un emploi familier. Hais tandis que nos adversaires ne peuvent ^ malgré leurs découvertes^ acquérir une plus grande puissance en thérapeutique^ Thomœopathie utilise toutes les notions qu'elle recueille pour arriver à un traitement heureux des maladies.
. Certes , si nos confrères voulaient suivre les progrès accomplis en homœopathie y ils cesseraient de nous adresser des reproches maintes fois réfutés. Ils sauraient qu'un grand nombre de problèmes se rattachant à la théorie de la psore et au dynamisme vitale à l'emploi des hautes dilutions et à la répétition des doses^ ont été précisés et dépouillés de toute fausse interprétation (1) ; et^ s'ils consentaient à une étude sérieuse^ ils jugeraient bientôt que notre thérapeutique n'est point un empirisme pur^ qu^elle est rationnelle dans l'acception la plus rigoureuse de ce mot. Une épreuve pratique leur montrerait^ en effet, que pour choisir un médicament y il ne suffit pas de réunir les symptômes de la maladie et de les comparer aux effets patbogénitiquesdes médicaments; mais qu'il estnécessaired'établir avant tout l'ordre d'importance, la valeur relative de ces caractères, ce qui exige beaucoup de travail et de réflexion. Pour atteindre à ce but, ils rencontreraient dans la doctrine de Hahnemann une loi dont la préci-
(1) V. les Commentairti $ur POrganan de S. Hahnemann^ par le docteur Léon Simon père. Paris, 1856.
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sion et la simplicité prouvent Texactitude : simplex veri sigillum.
Je ne puis le dissimuler toutefois , la recherche du médicament approprié à une maladie offre souvent des difficultés importantes ^ et c'est dans Tespoir d'aplanir quelques-unes d'entre elles que j'ai composé ce Guide du médecin kùmœopathe. Du reste^ le choix du médicament n'est pas la seule question que le prati* cien ait à résoudre quand il est au lit du malade ; il lui faut encore déterminer la dose à laquelle le médicament doit être administré^ et tracer le régime auquel le malade doit se soumettre. J'indiquerai rapidement les préceptes qui nous dirigent dans la solution de ces trois problèmes.