‹ Guide du médecin homoeopatheChapitre 4 sur 82 · PRÉFACE DU TRADUCTEUR. III · texte numérisé non relu

PRÉFACE DU TRADUCTEUR. III

tive que des résultais^ sans nous rien révéler sur la cause de nos succès ou de nos revers^ sans nous montrer comment il était possible de répéter les uns et d'éviter les autres.

En substituant rexpérimentation pure et la loi des semblables à l'observation clinique et au principe de Galien^ notre maître a donné à la pratique de la médecine une certitude jusqu'alors inconnue. Par la loi des semblables^ il a indiqué le rapport exact qui existe entre les propriétés des médicaments et la maladie qu'ils doivent guérir^ à savoir^ que toute substance médicinale est capable de détruire les états pathologiques dont elle a la puissance d'engendrer les symptômes chez l'homme en santé. D'où une double nécessité : la première^ d'expérimenter les médicaments sur l'homme sain avant de les prescrire aux malades; la seconde^ d'établir^ entre les maladies naturelles et les effets pathogénétiques des médicaments^ une exacte ressemblance^ seule indication capable de fixer notre choix.

Mais^ par cela même que^ dans nos recherches de matière médicale^ l'homipe est le sujet de l'expérience^ celle-ci a des limites restreintes. Aussi trouve-t-on

dans les pathogénésies les lésions de sensation et de

IV PRÉFACE DU TRADUCTEUR. à

fonctions bien mieux définies que les altérations de texture ; aussi n'y peut-on rencontrer ces lésions organiques profondes^ qui surviennent dans les périodes

avancées des maladies^ et dont la gravité cause si sou-

vent la mort.

Plusieurs voies ont été indiquées pour combler cette lacune; la toxicologie^ les expériences faites sur les animaux^ enfin l'observation clinique, sont les principales. La toxicologie peut sans aucun doute donner des résultats utiles; mais les effets qu'elle constate sont tellement violents, tellement perturbateurs, qu'on ne peut les accepter sans contrôle. L'expérimentation sur les animaux n'est pas non plus décisive, par cette seule raison qu'il n'est pas possible, pour juger Faction d'un médicament , de conclure exactement de l'animal à l'homme. J'ai dit ailleurs (1) à quelles conditions les renseignements puisés à ces deux sources pouvaient être utilisés dans la pratique.

yient enfin l'observation clinique, qui reprend toute son importance, du moment où on lui assigne un rôle secondaire, le seul qui lui appartienne.

(1) Journal de la Société gallicane, novembre 1856.

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