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COXALGIE HYSTÉRIQUE

Dépourvue de siège précis, occupant toute la longueur du membre.

Exaspérée par la pression au niveau des fausses côtes, de l’iléon et de la malléole.

Plus vive par une pression légère qui s’exçrce sur la peau que par une pression profonde.

Ne troublant pas le sommeil, ne suscitant pas de mouvements spasmodiques.

2° Roideur du membre.

Due au degré des douleurs dans le centre articulaire soit de la hanche, soit du genou.

Due au degré d’hyperesthésie des téguments et des muscles.

3° Déviations pelviennes.

Inclinaison et torsion du bassin dues à l’entrave apportée aux fonctions articulaires.

Position vicieuse entretenue par la prédominance d’action de certains muscles.

A0 Déformations de la peau.

Constantes, variables pour leurs caractères avec la forme et la période de la maladie.

Nulles.

5° Position du membre.

Demi-flexion avec abduction et rotation I Extension complète, externe, ou avec abduction et rotation interne. |

6° Marche.

Marche lente avec périodes de rémittence et d’exacerbation.

Apparitions soudaines d’œdème inflammatoire dans le tissu cellulaire de la région.

Imminence d’abcès.

Tension, chaleur progressives des téguments, fluctuation profonde, écoulement depus.

7° Troubles gêné)

Réaction fébrile en rapport avec l’acuité de l’état inflammatoire local.

8° Époque

État indéfiniment stationnaire.

Œdème dû à la turgescence des vaisseaux, dépourvu de tout caractère inflammatoire. Pas d’imminence d’abcès.

Alternatives de chaleur et de froid sans provocation d’accidents fâcheux.

•aux concomitants.

Troubles nerveux hystériformes.

’c l'invasion.

Puberté; | Quelques années après la puberté ; prédo-

| minance très-marquée chez la femme.

9° Terminaisons.

Aggravation progressive* ankylosé, luxa- Disparition graduelle en rapport avec l’épiiition, mort. sement de l’état nerveux.

(1) Martin et Collineau j toa cil., pi 391 i

M6 MALADIES DE L’APPAREIL LOCOMOTEUR

Le pronostic de la coxalgie est généralement grave, il variera d’ailleurs selon l’état général du sujet, l’étendue des désordres locaux et la présence ou l’absence des abcès par congestion. Ceux-ci entraînent à peu près toujours une terminaison fatale; toutes choses égales, la coxalgie est réputée moins dangereuse dans les premières années de la vie qu’à un autre âge. Nélaton partage celte opinion.

§ VII. — Traitement.

Le traitement de la coxalgie comme celui des tumeurs blanches en général s’adresse, d’une part, à l’état général de l’économie, qui entretient l’affection et l’a favorisée dans sa naissance et son développement; d’autre part, il cherche à remédier directement aux accidents locaux.

Si l’excès d’activité du système lympathique et la complexion scrofuleuse qui n’est que l’exagération de ce tempérament ont une action manifeste dans la production de l’arlhropathie qui nous occupe, il en découle qu’on devra diriger contre cet état général toutes les ressources thérapeutiques reconnues efficaces en pareille occurrence. C’est donc à la médication antiscrofuleuse qu’on aura recours, en s’aidant de toutes les prescriptions hygiéniques qui s’opposent au développement du lymphatisme et de l’état scrofuleux. Ce serait faire double emploi que de reproduire ici la série des remèdes employés contre la scrofule, nous ne pouvons qu’engager le lecteur à se reporter à l’article qui est consacré à cette maladie dans le tome Ier, page 393.

Quant aux agents thérapeutiques locaux ils ont pour but essentiel de combattre l’état inflammatoire de l’articulation, mais ils exigent dans leur maniement beaucoup d’adresse et de précautions, très-souvent ils sont contre-indiqués, comme nous allons voir.

1° Les antiphlogistiques qui peuvent rendre des services chez certains sujets richement pourvus de sang, et chez lesquels l’affection revêt des caractères de l’inflammation franche, doivent toujours être employés avec certains ménagements, car l’économie doit avoir dans la suite de rudes secousses à supporter, et il y a lieu de craindre de lui enlever par les pertes de sang les moyens de résistance. On ne doit pas oublier que la coxalgie est de sa nature une affection chronique.

2° Les résolutifs sont évidemment d’une efficacité douteuse ; appliqués sur une articulation qui se dérobe sous une masse de tissus musculaire et adipeux, ils ne peuvent guère avoir d’action sur les parties articulaires.

3° Les révulsifs, tels que le cautère, le séton, les vésicatoires, sont généralement vantés et employés.

Tous ces moyens plus ou moins efficaces ne peuvent rien si l’indication capitale n’est pas remplie, à savoir, le repos le plus parfait. Outre l’immobilité, bonnet, de Lyon (1), recommande la contention comme obligatoire. « L’immobilité et la bonne position de la hanche ne peuvent se maintenir par les seuls efforts des malades; la fixité exige des appareils appropriés. » La description de ces appareils appartient à la chirurgie (2).]

(1) Bonnet, Gazette médicale. Paris, 1840, p. 744.

(2) Voyez Gaujot, Arsenal de la chirurgie contemporaine. Paris, 1866.

ARTICLE IV

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