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est loul mi ordre de phénomènes qui doivent surtout fixer notre intention : ce sont les complications qui surviennent du côte du système nerveux, du côté des voies digestives et de la séreuse abdominale.
Pour ce qui concerne les troubles du côté du système nerveux, nous nous hâtons de rappeler la possibilité d’une méningite, d’une méningo-encéphalite, à i litre de coïncidence, surtout avec l’érysipèle de la face et du cuir chevelu ; mais on aurait tort de généraliser trop l’importance de ces faits. Nous ne répéterons pas i ici les divers arguments produits pour et contre les deux opinions, dont l’une fait i des vaisseaux; l’autre, du tissu cellulaire des paupières et de l’orbite (Piorry), des • voies de propagation de la phlegmasic cutanée au cerveau et aux membranes qui I l’enveloppent.
dominent, ainsi que le font remarquer Béhier et Hardy (1), comment rendra- I i-on acceptable cette idée de propagation directe aux centres nerveux, dans les cas (où l’éruption étant bornée au troncet aux membres, on observera encore du délire,
I pour peu que, comme Valleix et plusieurs autres médecins, on trouve, à l’autopsie, ll’encéphale parfaitement sain ? C’est ici qu’apparaît la nécessité de faire intervenir lia sympathie, avec le sens qu’on attache aujourd’hui à ce mot qui peint merveillleuseinent le phénomène réflexe. Béhier, dans une comparaison heureuse qu’il fait i de l’érysipèle avec une des maladies chirurgicales que personne ne voudra qualifier (du nom de pyrexie (2), rappelle que, dans la brûlure : « le délire est un syiniptôme fréquent, qui ne tient pas à une inflammation des méninges, et que c’est un I phénomène purement nerveux. Pourquoi, ajoute l’auteur, le délire de l’érvsipèle me serait-il pas de même nature? Sans contredit, il est possible que la méningite (coïncide avec un érysipèle ; elle peut même être favorisée dans son développement I par l’érysipèle; mais ce sont là des cas tout à fait exceptionnels. Dans l’immense i majorité des cas, le délire de l’érysipèle est un délire purement nerveux. » A cette (discussion qui, dans un ouvrage de cette nature, a pu paraître un peu trop longue, •se rattache un intérêt pratique qui justifiera son étendue. «En effet, dit en termii liant l’auteur que nous citions tout à l’heure, rien n’est plus dangereux que les ^ émissions sanguines dans le délire nerveux de la brûlure, et il en est de même dans l’érysipèle compliqué de délire ». Au paragraphe du traitement , nous reviendrons s sur la conduite à tenir.
Quoi qu’il en soit, on ne doit pas oublier que, dans quelques cas, la paralysie j générale a paru débuter par un érysipèle de la tête (3). Dans les faits observés par Baillarger (A), le début delà paralysie n’avait eu lieu qu’assez longtemps, plusieurs mois, ou même une année après la disparition de l’érysipèle ; mais, dans tous, celui-ci avait laissé à sa suite une céphalalgie persistante plus ou moins forte. C’est donc, suivant cet auteur, seulement lorsque la céphalalgie succède à un érysipèle du cuir chevelu, qu’on pourrait craindre l’invasion de la paralysie générale (5).
(1) J MC. rit, , p. 128.
(2) Béhier, Conférences de clinique médicale. Paris, 1864, p. 40.
(3) « Sans qu on puisse acquérir la certitude que l’exanthème ait eu une relation véritable avec la maladie qui lui a succédé. » (\Y. Griesinger, Traité des maladies mentales , trad.
fifranç. de Doumic. Paris, 1865, p. 236.)
(4) Baillarger, Note sur l’influence de l’érysipèle de la face et du cuir chevelu sur la production de la paralysie générale (Annales médico-psychologiques , pour 1849),
(5) Baillarger, in W. Griesiugcr (foc. cil., p. 236, note 1).
AFFECTIONS ET MALADIES DE LA PEU