‹ Guide du médecin praticien (volume 2)Chapitre 189 sur 494 · AFFECTIONS CUTANÉES PARASITAIRES · texte numérisé non relu

AFFECTIONS CUTANÉES PARASITAIRES

[Ce chapitre comprend, afnsi que son titre l’indique, des affections que détermine l’existence de certaiH ‘parasites de la peau (végétaux ou animaux). Malgré

(1) Beylot, Topographie de Biskra {Recueil de médecine militaire, 2e série, t. XI).

(2) Pour plus de détails sur le sujet, on consultera avec fruit :

Poggioli, Essai sur une maladie cutanée nouvelle observée à Biskra , thèse de Paris, 1847.

Quesnoy, Relation médico-chirurgicale de l’expédition de Zaatcha ( Recueil de mémoires de médecine militaire , 2e série, t. VI).

E. Bertherand, Notice sur le chancre du Sahara. Lille, 1854.

Sonrier, Du bouton des Zibans ( Gazette médicale de l' Algérie, mars 1857).

Boudin, Traité de géographie et de statistique médicales, t. II.

Masnou, Du bouton des Zibans ( Gazette médicale de T Algérie, janvier 1859).

Henri Hamel, Étude comparée des boutons d'A/ep et de Biskra ( Recueil de mémoires de médecine militaire, 3* série, t. IV).

A. Barallier (de Toulon), article Bouton des Zibans ou de Biskra ( Nouveau Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques, Paris, 1866, t. V).

(3) [Nous avons pensé, vu la rareté des faits de ce genre, qui pourraient embarrasser le praticien, qu’il ne serait pas inutile de publier ici l’observation à laquelle nous avons fait allusion tout à l’heure : elle a été recueillie à Lyon, et le malade qui en fait le sujet a été présenté à la Société des sciences médicales de cette ville .

Le malade, jeune homme de vingt-cinq ans, doué d’une excellente constitution, s’était présenté à la consultation de A. Favre. Il portait à la face palmaire du poignet droit, un ulcère à fond rouge, à bords recouverts d'une croûte sèche. Soumis à un interrogatoire minutieux, il raconte avoir habité Constantine pendant trois ans et demi, avoir fait partie de plusieurs expéditions, être resté pendant un mois en garnison à Biskra (il y a dix-huit mois), et avoir quitté le 3e régiment des chasseurs d’Afrique, il y a quatre mois et demi. Or, deux mois avant cette époque, il a vu paraître à la face palmaire du poignet (portion cubitale) un bouton rougeâtre, qui s’est ulcéré au bout de trois semaines. Un mois et demi plus tard, la cicatrice était complète, et elle est aujourd’hui livide à sa surface, circonscrite par une auréole noirâtre et légèrement chagrinée. Peu de temps après le premier bouton, un deuxième s’est ulcéré à la partie moyenne du poignet, et a été recouvert par une croûte sèche pendant longtemps. Depuis quelques jours seulement, la croûte est tombée et les bourgeons charnus se sont montrés. En arrière de la cicatrice précédemment indiquée, se trouve un tubercule qui paraît siéger dans l’épaisseur du derme et offre le volume d’un pois. Au-dessus de lui existent un peu de rougeur et quelques squames. Depuis trois semaines, à la partie moyenne, près du bord cubital de l’avant-bras, face interne, le malade a vu paraître un bouton, offrant assez d’analogie avec certains furoncles, d’un rouge érysipélateux acuminé, présentant une croûte sèche déprimée à son centre. Cette petite tumeur, qui n’est pas douloureuse, est quelquefois le siège de démangeaisons. (A. Favre, Du bouton de Biskara ( Mémoires et comptes rendus de la Société des sciences médicales de Lyon , t. I, p. 129, années 1861-1862.)]

Page 1