‹ Guide du médecin praticien (volume 2)Chapitre 195 sur 494 · GALE OU MALADIE AC ARIEN NE · texte numérisé non relu

GALE OU MALADIE AC ARIEN NE

TRAITEMENT

longueur plus grande de ce traitement, qui ne peut être supporté par beaucoup d’individus, l’a fait abandonner presque entièrement. On pratiquait ces fumigations avec l’appareil de Darcet. La quantité de soufre à brûler ne dépassait pas S à 12 grammes, et la température ne devait pas s’élever au-dessus de 50 à 52 degrés Iléaumur. La durée de chaque fumigation était de trente à trente- cinq minutes (J3iett).

Mercure. — Les préparations mercurielles ont été longtemps employées dans le traitement de la gale. On a reconnu qu’elles déterminent souvent des éruptions accidentelles ; qu’elles peuvent occasionner la salivation, des glossites intenses, et qu’enfm, lorsqu’on a eu recours à elles, la durée du traitement a été notablement plus longue. Cazenave et Schedel proposent de les remplacer par des moyens plus doux : ils proscrivent surtout la pommade citrine et la quintessence antipsorique, qui paraît avoir pour base le sublimé. Indiquons la pommade de Werlof, qui a été expérimentée par Biett. Elle est composée comme il suit :

if Protochlorure de mercure . 1 partie. ] Onguent rosat 8 parties.

Iode. — A. Cazenave fait usage de lotions iodurées qui lui ont donné douze jours pour moyenne du traitement chez les hommes, et neuf chez les femmes. Voici la composition :

% Iode 2 grain.

Iodure de potassium,. . . 10 gram.

Faire trois lotions par jour.

Eau

1000 gram.

Plomb. — A en croire Leson (1), la gale aurait cédé en un espace de temps dont la moyenne n’aurait été que de six jours, chez les sujets traités par la méthode suivante : Faire deux frictions par jour avec 16 grammes pour chacune d’elles du mélange suivant :

^f Litharge 32 gram. | Huile d’olive 128 gram.

Mettez sur un feu doux, et remuez jusqu’à ce que la litharge soit bien dissoute.

Chlore. — Derheins et Fantonetti (2) ont préconisé l’emploi du chlorure de chaux ; ils assurent que la guérison a eu lieu du sixième au dixième jour, en faisant trois ou quatre lotions par jour avec la solution suivante :

?f- Chlorure de chaux. . AS à 96 gram. | F.au 500 gram.

Ellébore. — La poudre de racine d'ellébore a joui longtemps d’une grande réputation ; elle fait partie de plusieurs pommades antipsoriques, telles que celles de P cingle, où elle se trouvait associée au soufre et au sel ammoniac. Biett a expérimenté isolément l’ellébore, et les quarante malades qu’il a soumis à ce traitement n ont éprouvé aucun accident notable; la durée de la médication a été de treize jours et demi. Il se servait de la formule suivante :

'if Poudre de racine d’ellébore blanc. 4 gram. | Axonge 32 gram.

Mêlez.

(1) Leson, Huit. gén. de thérap ., t. IX, p. 31.

Eierheins et Fantonetti, Bull, gén. de thérnp.^ t. III.

AFFECTIONS ET MALADIES DE LA PEAU

Plantes aromatiques. — Cazenave (1), à l’aide des lotions de thym , a obtenu des résultats avantageux : la moyenne du traitement ne lut que de douze jours. Les lotions étaient composées comme il suit :

y Thym 60 gram. I Vinaigre 250 grain.

Eau bouillante 1000 gram. |

Mêlez. Faire trois lotions par jour.

Cazenave a préconisé aussi les lotions suivantes :

^ Feuilles et tiges de menthe.

— de romarin

— de lavande

aa 4 gram.

Essence de citron Alcool rectifié, . .

Eau

4 gram.

5000 grain.

Incisez les plantes, faites les macérer dans l’alcool pendant dix jours, et filtrez.

Bourguignon (2) préfère la pommade suivante qui, d’après ses expériences, a tué les acarus et guérit la gale en quatre rnrs.

^ Poudre de staphisaigre. . 300 gram. | Graisse bouillante 500 gram.

Versez la poudre dans la graisse, et mêlez; puis passez à travers un tamis grossier. Faire six frictions par jour.

Signalons encore les pommades acides d’Aylon ( acide nitrique) et de Crollius ; le tabac, employé par Boerhaave et expérimenté par Mêlier; le goudron , dont Alibert (3) dit avoir retiré de bons effets ; le camphre , l 'ammoniaque, essayés par Mêlier; les Uniment s de Valentin et de Jadelot ; les lotions d 'acide sulfurique étendu (30 h 60 parties d’eau, 1 partie d’acide), employées par Laine sur six cents galeux (6) avec une moyenne de huit jours de traitement; l'huile d'olive en frictions, recommandée par Delpech et employée avec peu de succès par Bien ; l 'essence de térébenthine, proposée par Aube comme possédant la propriété acarotoxique ; la staphisaigre, vantée par Ranque (5), et employée en lotions; le savon, également employé en lotions par Thomannet Ilelmerich (6), etc. , etc. Pentzlin (7) a indiqué une formule que voici :

if Poix liquide 2 parties. | Beurre salé 2 parties.

Faites fondre ensemble ; ajoutez :

Sous-carbonate de potasse 1 partie.

Quelle que soit la méthode qu’on adopte, il faut suspendre tout traitement, si quelque éruption accidentelle vient compliquer la gale, et administrer aux malades des boissons délayantes ou un peu acidulés. Si la gale s’accompagne d’une inflammation marquée du derme, Biett recommande l’emploi des antiphlogistiques; quand l’irritation est apaisée, il a recours aux bains sulfureux, qui lui ont paru le moyen le plus avantageux. Pour assurer la guérison et prévenir la récidive, Cazc-

(1) Cazenave, Bull. gén. de thérap., t. XX, 1841, p. 112.

(2) Bourguignon, Revue médicale , janvier, 1847.

(3) Alibert, Bull, de thérap., t. IX.

(4) Laine, Bull, de F Acad. roy. des sciences, 20 septembre 1034.

(5) Ranque, M&m. et obs. clin, sur unnouv. procédé. Paris, 1811.

(6) Thomann et Helmerich, Journ. gén. deméd., 1813.

(7) Pentzlin, Journ. der Chirurgie und AngenhciUiuude, von Graefe und AVatther, 183G.

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