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VI

AFFECTIONS ET MALADIES DE LA PEAU

k centimètres carrés, et, au bout de quelques jours, on parvient facilement à mettre toutes les parties malades à découvert. A mesure qu’on pratique l’épilation, il est indispensable de lotionner les parties avec une solution de sublimé :

Sublimé 1 gram. i Alcool... q. s.

Eau 500 gram. |

’» On imbibe de cette solution une compresse, une brosse, une éponge, et l’on a soin de la faire pénétrer par l’orifice encore béant du follicule pileux, on continue matin et soir, pendant huit jours, ces lotions parasiticides.

» 3° On se propose, dans la dernière partie du traitement, d’établir un contact prolongé entre les parties malades et les agents chargés de détruire le champignon. On y parvient à l’aide de pommades qui ont surtout pour base des préparations de soufre ou de mercure :

^ Soufre 2 gram. | Axonge 30 gram. (1). »

Bazin employait, au début (2), l’acétate de cuivre à la dose 0«r,50 h 1 gramme; mais cette substance ayant l’inconvénient de déterminer des éruptions, il préfère aujourd’hui le turbith minéral (sulfate de deutoxyde de mercure), qu’il incorpore à l’axonge, à la dose de 0*r,50.

V Huile d'amandes I I Axonge 15 gram.

Glycérine f ® | Turbith minéral 50 centigr,

Dans d’autres cas, Bazin recommande l’usage de la pommade suivante :

^Axonge 20 gram. | Huile de cade 2 gram. (3).

« Tel est le traitement complet de la teigne. Au bout de quelque temps, les poils arrachés repoussent et quelquefois même ils prennent une teinte plus foncée. Du reste, il est rare qu’une seule épilation soit suffisante, si, au bout de six semaines ou deux mois, les cheveux n’ont pas repris leur caractère primitif, s’ils sont encore secs et cassants, enfin s’il existe des croûtes ou des pustules au cuir chevelu, il faut renouveler l’épilation et la recommencer jusqu’à ce qu’on ait obtenu une guérison radicale (6). » ]

Comme on le voit, le traitement du favus est exclusivement extérieur. Cependant on a administré à l’intérieur les alcalins , les sudorifiques , etc., etc., sans qu’on puise déterminer leur valeur, parce qu’ils ont été toujours associés à une médication externe d’une efficacité reconnue. Toutefois le traitement intérieur sera un puissant auxiliaire dans les cas où la constitution laible ou détériorée devra être soutenue ou restaurée par l’emploi des toniques , des amers , des ferrugineux , d’un régime fortifiant.

(!) Hardy, Leçons sur les maladies de la peau, 2e partie, 2° édition. Paris, 1863, p. 159 et suivantes.

(2) Voyez plus haut : Traitement de Bazin , p. 613.

(3) Bazin , Leçons sur les affections cutanées parasitaires, 2e édit, Paris, 1862, p. 84.

(4) Hardy, foc. et'/., p- 161.

TEIGNE TONSURANTE,

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