MOLLUSCUM. — ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUES. G
dans le tissu morbide une coloration d un rouge assez vif, et rappelaient I aspect de la pulpe de certaines cerises peu colorées. La surface divisée, examinée à la loupe, présentait un réseau vasculaire très-riche et très-délicat, et de nombreuses cloisons fibreuses, entrecroisées en tous sens, et dont quelques-unes, vei s le centi c de la base, paraissaient s’irradier en éventail dans la portion persistante du derme sous-jacent.
La trame des productions examinées par Verneuil, était pénétrée de liquide, en quantité variable, un peu visqueux, légèrement louche et coloré en rose clair par son mélange avec une assez forte proportion de globules sanguins, échappés des capillaires simultanément divisés. Ce suc s’éloignait du suc cancéreux type, et rappelait beaucoup mieux celui qu’on obtient en raclant la coupe d’un ganglion lymphatique hypertrophié ; il était toutefois miscible à l’eau, à laquelle il communiquait une légère teinte opaline.
L’examen microscopique fit reconnaître dans le tissu morbide un développement vasculaire très-considérable ; les vaisseaux capillaires, pour la plupart, formant un réseau très-riche, à mailles fort irrégulières et très-serrées. Les canaux sanguins, remplis de distance en distance, gorgés de globules sanguins, et comme variqueux en plusieurs points, n’étaient cependant pas disposés en anses parallèles comme dans les papilles hypertrophiées. Le lacis vasculaire se mêlait à un réseau entrecroisé formé par les fibres du derme, disposées elles-mêmes en faisceaux lèches et interceptant des espaces aréolaires. Ni nerfs, ni follicules pileux, ni glandes sudoripares ou sébacées, ne purent être retrouvés.
Les éléments précités étaient contenus dans une gangue finement granulée, qui remplissait, avec la matière liquide, tous les interstices cellulo-vasculaires.
Mais des éléments particuliers, très-importants en nombre, étaient renfermés dans. le suc qu’imprégnait la trame, et se présentaient sous forme de noyaux libres et de cellules, ces dernières moins abondamment répandues que les premiers.
Les divers éléments dont nous venons de rappeler l’existence étaient, du reste, moins nombreux, et plus intimement combinés à la trame, dans les tumeurs commençantes ou intra-dermiques.
Relativement à la valeur des noyaux ronds observés par Verneuil, Lebert, qui déjà, dans une analyse anatomique détaillée de molluscum, avait trouvé une structure à peu près identique avec celle que nous venons de rappeler, pense qu’ils doivent être considérés comme des éléments particuliers. Depuis les travaux de Ch. Robin (1) sur les cytoblastions (de xOroç, cellule, masse, corps, et PAocstiTov, bourgeon, production), l’identité entre eux et les noyaux et cellules rencontrés par Verneuil et Lebert a été définivement établie ; et comme, dans le molluscum, où les cytoblastions sont à l’état de pureté, ni les vaisseaux, ni les fibres du derme, ni même les quelques faisceaux fibro-plastiques, ne sont propres à le caractériser, « on peut conclure que le molluscum consiste essentiellement , pour l’anatomopathologiste, dans une production très-cxayérée de cytoblastions, avec prédominance très-marquée de la. forme nucléaire. »
Celte conclusion, selon la remarque même de Verneuil, prouve la nécessité de reconnaître une espèce particulière et nouvelle de tumeur homœomorphe, caractérisée par la prédominance exubérante d’un élément anatomique normal qui ne se trouve qu’en petite proportion dans l’économie saine. Lu outre, la remarque
(1) Dictionnaire de médecine, 12e édition, par Ch. Robin et Littré. Paris, 1865.
Valleix, 5e édit. y — lî
Atfl’ECTiOrsS ET MALADIES DE LA PE A U.
déjà faite par Lebert à propos des tumeurs fibro-plastiques, qui, nées spontanément ou sous une influence diathésique, n’offrent pas de tendance à la guérison, cette remarque, qui exprime une règle commune à la plupart des éléments anatomiques, s’applique aux cytoblastions, et explique pourquoi le molluscum, né spontanément, résiste d’une manière à peu près complète « la thérapeutique, récidive sur place, se généralise opiniatrément , etc.
Le molluscum fournit donc un bel exemple de la généralisation pathologique d’un élément anatomique dans un même système; puisqu’un même malade a pu porter, à la surface ou dans l’épaisseur du derme, plus de deux cents tumeurs de celte espèce, arrivées à divers degrés de développement. En outre, malgré tout le soin apporté dans l’autopsie, aucune production semblable n’ayant pu être retrouvée dans les viscères, qui normalement renferment des éléments de même nature, on a la preuve que l’hypergenèsc des cytoblastions peut être bornée au système cutané (1).
Après ce résumé de l’important travail de Verneuil, ajoutons encore l’exposé des résultats fournis par l’examen microscopique de quelques-unes des tumeurs prises indistinctement sur divers points de la peau de la malade dont O. Larcher a publié l’observation.
Sur l’une de ces tumeurs, examinée par Hillairet, tumeur pédiculée offrant le volume d’une petite noix, les follicules sébacés, atrophiés, avaient disparu presque tous, à l’exception de deux qui étaient béants, remplis de matière sébacée, et présentaient à la coupe une surface d’un blanc nacré, légèrement granuleuse.
Cette tumeur, dont une portion a été examinée comparativement par V. Corail, présentait du reste, ainsi qu’une autre, examinée encore par Legros, les éléments que nous avons maintenant à indiquer : 1° une matière amorphe, à peine granuleuse, un peu difûuente, écartant les éléments du derme (Ilillairet, Legros); 2° un tissu conjonctif très-développé, formé de faisceaux considérables (Hillairet); 3° des globules graisseux de dimensions variables (Hillairet); U° quelques glandes sudoripares, non hypertrophiées, n’ayant subi aucune altération de structure, et paraissant seulement avoir éprouvé une certaine élongation dans leurs canaux, consécutivement aux progrès de la petite tumeur ; les canaux sont, en effet, un peu redressés, leur disposition spiroïde considérablement effacée (Hillairet, Legros), et le glomérule lui-même paraît être en partie déroulé (Legros); 5° des cytoblastions (Legros), de la forme nucléaire, mesurant 0,nm,005 à 0mm,006 (V. Cornil) ; 6° quelques corps fusiformes (Legros).
U. — Les détails de structure qui précèdent, appartiennent aux petits inolluscums. Examinés au même point de vue, les molluscums volumineux, qui ont été décrits récemment sous le nom d’éléphantiasis molluscum (Virchow) ou sous celui de molluscum éléphuntiasique (S. Chédevergne) , se présentent sous l’aspect de masses sémi-œdémateuses, lardacées, d’un blanc grisâtre, laissant suinter de la coupe, par la pression, un liquide légèrement opaque quelquefois, d’autres fois blanc laiteux. Ce dernier fait, selon A. Nélaton, prouverait que les lésions du système lymphatique doivent jouer un rôle important dans cette maladie; d’autant plus que
(1) Verneuil, .toc. cit., p. 186 et 187. — La généralisation eût-elle d’ailleurs envahi le viscères qui normalement contiennent des cytoblastions, cela n’aurait rien de surprenant, et l’on n’en devrait surtout pas conclure que les tumeurs fussent de nature cancéreuse ; car la simple production des cytoblastions, altérée et exagérée dans le tégument, peut letrc également dans d’autres points. (Verneuil.)
MOLLUSCUM. — NATURE, ÉTIOLOGIE. ()7.)
les lymphatiques qui reviennent de la région sont volumineux, hypertrophiés, varii queux même, et contiennent un pareil liquide. Dans le cas publié par S. Chéde- ' vergue (1), les ganglions lymphatiques avaient eux-mêmes pris des dimensions remarquables ; ils étaient mobiles et durs, et laissaient s’écouler, à la coupe, une matière blanchâtre et un peu filante, qui les imprégnait.
Des veines d’un gros calibre traversent ordinairement la tumeur et se rendent aux vaisseaux voisins, qui sont eux-mêmes augmentés de volume. Dans le cas observé par A. Nélaton,et dans celui de Hecker, elles admettaient le doigt dans leur intérieur, restaient béantes comme celles du foie, et étaient tellement adhérentes au tissu environnant, qu’elles semblaient faire corps avec lui : elles étaient, pour ainsi dire, creusées dans la masse. Leur dissection est ordinairement très-difficile.
Les capillaires sont, en général, très-abondants, et la tumeur souvent très-vasculaire : aussi perd-elle rapidement de son poids, lorsqu’on l’abandonne à elle-même après qu’elle a été enlevée, et laisse-t-elle écouler une grande quantité de sang pour se dégorger complètement.
« Le tissu morbide, à l’œil nu, offre l’aspect fibreux et ne contient pas trace de graisse. Quant à l’origine du tissu fibreux qu’on y rencontre, la simple dissection ne permettant pas de découvrir une véritable couche sous-dermique au-dessous du tissu pathologique, ni de saisir, dans ce tissu même, une ligne de démarcation qui puisse indiquer jusqu’où va le derme et à quelle distance il se termine, il y a confusion apparente de toutes les parties qui se trouvent en dehors de la couche musculaire.
» Les recherches microscopiques, entreprises pour éclairer ce dernier point, ont fait constater une hypergenèse du tissu conjonctif, d’où résultait l’hypertrophie; mais cette hypertrophie est la même, que la préparation soit prise près delà surface ou vers les parties profondes; des cellules du tissu cellulaire, des noyaux embryoplasliques, des cyloblastions et une certaine quantité de matière amorphe.
« Les glandes sébacées sont très-développées ; elles ont 3 ou k millimètres de longueur, et sont faciles à disséquer à l’œil nu. Il en est de même des bulbes pileux et de leurs conduits, qui pénètrent profondément dans l’épaisseur de la tumeur et ont acquis des dimensions considérables (6 à 12 millimètres de longueur sur là 2 millimètres de diamètre). Ce fait suffit pour démontrer que le derme a pris part à l’hypertrophie. Mais, derrière le cul-de-sac qui termine ces glandes, existe encore une épaisseur très-considérable du tissu fibreux : il est donc naturel de regarder celui-ci comme remplaçant la couche cellulaire sous-cutanée; d’autant plus qu’on ne peut retrouver celte dernière au-dessous de ce qui pourrait être regardé comme le derme (Ch. Robin, Laborde). Pour Ch. Robin, en effet, la tumeur recueillie sur le malade de A. Isélaton n’est qu’une hypertrophie du tissu lamineux sous-épidermique , tant de celui qui entre dans la constitution de la peau , que de celui qui forme le tissu cellulaire sous-cutané.
§ III. — Nature, étiologie.
L’examen des conditions dans lesquelles apparaissent ou s’observent les tumeurs du molluscum mérite quelque attention. Relativement à l’influence de X hérédité, il si remarquable de voir que le père (2), le grand-père et quelques autres per-
(1) S. Cliédevergne, toc. cit., p. 9!).
(2) Cas du malade de A. Nôlalun.
AFFECTIONS ET MALADIES DE LA PEAL
sonnes de la famille (1) portaient eux-mêmes des tumeurs analogues à celles observées sur les malades.
Indépendamment de la prédisposition qui, dans quelques cas, paraît ainsi puisée dans l’hérédité, le molluscum se développe de préférence chez les personnes dont la peau est délicate et fonctionne mal (2). On l’a vu aussi, sous forme de tumeurs volumineuses, succéder au lichen agnus. L’un des sujets qui ont fourni cet exemple à Gibert, succomba dans le troisième mois qui suivit ; l’autre a été presque guéri, mais il a fallu enlever, avec l’instrument tranchant, deux des tumeurs les plus volumineuses (3).
La nature hypertrophique du molluscum paraît être mise hors de doute par les recherches anatomiques que nous avons longuement rappelées précédemment; Wilson voit même, dans cette difformité, une simple hypertrophie du tégument , ne différant , en aucune façon , de la peau qui l'environne (h). Nous ajouterons seulement que, s’il y a hypertrophie en masse du tégument, cette hypertrophie porte surtout, tantôt sur un élément, tantôt sur d’autres; et, par là, s’expliquent certaines différences secondaires que présentent entre eux les molluscums, soit sous le rapport delà consistance, soit sous celui de leur coloration.
Quant à la communauté déstructuré qui existe entre ces petites tumeurs, auxquelles on s’accorde généralement à donner le nom de molluscum , et celles si volumineuses, réunies par S. Chédevergne sous le terme molluscum éléphant iasique , elle nous paraît, en même temps que leur nature hypertrophique, mise en évidence par les détails anatomiques empruntés aux recherches de Verneuil, Ch. Robin, Bazin, Hardy, E. Wilson, Laborde, S. Chédevergne, Hillairet, Y. Cornil, Legros. Les objections tirées de la clinique ne semblent nullement capables d'engager à rejeter cette manière de voir; car, s’il est vrai que, le plus souvent, les médecins ne soient appelés à voir que de petits molluscums, dont le volume s’élève au plus jusqu’aux proportions d’un œuf de pigeon, et si ces tumeurs, véritables difformités, demeurent habituellement stationnaires, cela prouverait tout simplement deux choses : d’abord la rareté de l’existence des molluscums volumineux, et ensuite la gêne assez grande que ceux-ci déterminent, et qui porte les malades à s’adresser préférablement à un chirurgien plutôt qu’à un médecin. En revanche, dans les cas de molluscum volumineux (; molluscum éléphantiasique ), il est remarquable de voir, à l’entour de ceux-ci ou sur d’autres points de la peau, de petits molluscums, dont l’un sert alors de substratum à celte prodigieuse difformité. S. Chédevergne, en faisant remarquer ce dernier fait, donne en même temps, pour l’expliquer, une raison qui paraît vraisemblable : « le molluscum ordinaire est une légère hypertrophie du derme , et le molluscum éléphantiasique est une immense hypertrophie de ce même derme. L'un est en petit ce que l'autre est en grand , au point de vue histologique bien entendu; il n’y a, dans leur structure , qu'une différence relative de la quantié des cytohlastions entre deux portions égales des deux tumeurs. » La qualification d 'éléphantiasique, donnée aux molluscums volumineux n’a, du reste, eu pour but, dans la pensée de S. Chédevergne,
(t) Cas du malade de Heckcr (de Fribourg).
pi) Erasmus Wilson, The Studcnt's Book of cutancous medicim and diseuses of the Skin ,
p. 256. London, 1864.
(3) Gibert, toc. cit., t. I, r- 388 d 553.
(4) Er.ismus Wilson, toc. cit., p. 255.
MOLLUSCUM. — TRAITEMENT.
que de consacrer mieux l’origine, le mode d accroissement et la patenté de 1 allection avec Yéléphantiasis des Arabes. Mais ce mal des Barbades (1) ne saurait pourtant être confondu avec le molluscum, mente le plus volumineux : cette dernière affection, en effet, se manifeste par une tumeur toujours circonscrite, quelle que soit son étendue, et ne tendant pas à englober dans sa masse les parties voisines; enfin, cette tumeur naît ordinairement d’un mamelon cutané {petit molluscum), dont la structure est aujourd’hui bien déterminée.
§ IV. — Diagnostic, pronostic.
<- Le molluscum a quelque ressemblance, au premier abord, avec la dermatol y sie ou dermatose hétéromorphe (d’Alibert), qui, habituellement congénitale, est caractérisée par un relâchement considérable de la peau, et par l’hypertrophie du derme et du tissu cellulaire sous-cutané, avec épaississement du névrilème des nerfs de la peau (Ch. Robin) ; mais elle en diffère essentiellement par son origine et son mode d’accroissement (2). »
Quant au nœcus, le molluscum en diffère par l’époque de son apparition, qui n’est pas ordinairement liée à la naissance, comme celle du nævus, puisqu’il se montre, au contraire, chez des sujets déjà un peu âgés ou dans la seconde moitié de l'existence. L 'ecp/u/ma mollusci forme ("Wilson) ou molluscum pendulum des auteurs français, se montre, du reste, sur les peaux délicates, et ne fait éprouver au doigt ni résistance, ni dureté. Saisies entre les doigts, les petites tumeurs de cette nature donnent, enfin, l’idée d’une poche de peau un peu fiasque, sensation qui dépend de ce que le tissu cellulaire qu’elles renferment permet aux parois de glisser intérieurement l’une sur l’autre (3).
Pronostic. — Si l’on n’a en vue que les petits molluscums ( molluscum pendulum), et si l’on se rappelle combien d’ordinaire ils restent stationnaires, on peut, avec tous les auteurs, déclarer que leur existence n’emporte aucune gravité ; tout au plus, constituent-ils une difformité désagréable lorsqu’ils existent en grand nombre. Mais, en face de cette bénignité, qui heureusement est le fait le plus ordinaire, on ne doit pas oublier qu’une de ces petites tumeurs peut acquérir des proportions énormes et donner lieu à tout l’ensemble symptomatique que nous avons déjà longuement indiqué.
§ V. — Traitement.
Les moyens locaux ou généraux, employés jusqu’ici, n’ayant jamais produit d’effet utile, Hardy croit plus sage d’abandonner les tumeurs à elles-mêmes ; cependant, dans deux cas, il a vu des onctions avec l’huile de cade pure amener une diminution légère dans le volume des tumeurs.
Lorsqu’on veut absolument obtenir la disparition des molluscums, le seul moyen de guérison consiste dans leur ablation avec le bistouri (Hardy), ou avec des ciseaux (L. Wilson), ou dans leur destruction par le caustique (Hardy). Toutefois, chez la malade obsenée par llilluiret, 1 ablation des petits molluscums, soit à l’aide des ciseaux, soit a I aide d une ligature portée sur le pédicule, n’a pas eu le résultat attendu. Dans un cas, la section ayant été pratiquée avec les ciseaux, il s’écoula
(1) Voyez, page 698, l’article Éléphantiasis des Arabes.
(2) Samuel Chédevergne, loc. cit., p. 99.
(3) Erasmus Wilson, toc. cit.. art, Ecphvma, p. 256.
A FFKCTIONS ET MALADIES DE I A PEAU
uu sang assez abondant, très-rouge, et, au bout de peu de jours, la surface commença h bourgeonner assez activement, pour se flétrir ensuite, en même temps que le tissu cicatriciel prenait une teinte bleuâtre, opaline. Dans un autre cas, l’ablation, pratiquée à l’aide d’une ligature portée sur la base de la tumeur, a donné le même résultat, sauf l’hémorrhagie qui ne s’est pas produite, et l’eschare est tombée après quatre jours (O. Larcher).
Lorsque le molluscum est devenu très-volumineux, l’opération, dont il paraît convenable de s’abstenir jusque-là, doit-elle enfin être tentée? Si, aux inconvénients qu’on pourrait entrevoir dans l’ablation du molluscum éléphantiasique (1), on oppose la suppression possible d’un appareil symptomatique des plus menaçants et qui peut aller jusqu’à mettre directement en danger les jours du malade, l'opération paraît être la seule ressource dont on dispose. On ne devra, du reste, jamais perdre de vue la richesse vasculaire de semblables tumeurs, disposition anatomique qui commande certaines précautions préliminaires sur lesquelles nous n’avons pas à insister dans ce livre (2). ]