‹ Guide du médecin praticien (volume 2)Chapitre 23 sur 494 · V- Eau de Rabel 100 gram. | Eau commune 500 gram · texte numérisé non relu

V- Eau de Rabel 100 gram. | Eau commune 500 gram

ou encore:

if Extrait de Saturne 10 gram. I Eau de rose 1000 gram.

Vinaigre distillé 250 gram. |

Formule de Bè rends. #

Sulfate de fer. . . . de A à 8 gram. I Mucilage de gomme arabique. . . 4 gram. Eau de sauge 250 gram. |

Mêlez.

Rien ne prouve que, parmi ces injections diverses, il y en ait quelqu’une qui joqisse d’une vertu particulière; on n’a, par conséquent, à considérer, dans leur prescription, aussi bien que dans celle des autres injections du même genre {alun, sulfate de zinc, noix de galle , tannin, etc.), que leur plus ou moins grand degré d’action sur les tissus, de manière à la proportionner à la violence du mal, appréciation qui appartient tout entière au praticien.

Tamponnement. — Il est extrêmement rare, comme nous l’avons déjà fait observer, que la métrorrhagie non puerpérale soit assez grave pour exiger la plupart des moyens précédents; à plus forte raison, doit-on peu redouter d’avoir à employer le tamponnement, qui n’est nécessaire que dans les cas extrêmes. Aussi ne décrirons-nous pas ici cette opération fort simple, qui ne demande qu’un peu de soin. On trouvera dans le second volume de cet ouvrage (2) l’indication des divers liquides dont on peut aider l’action du tamponnement, dans les cas où on le juge convenable.

(1) Rivière, toc. cit.

(2) Article Epistaxis, t. II, p. 262.

MALADIES DES FEMMES

f iariel a imaginé un procédé particulier de tamponnement que Diday a employ* vec succès. L’instrument de GaricI est excessivement simple. Construit en caout

avec succès. L'instrument de GaricI est excessivement simple, chouc vulcanisé, il représente une petite vessie terminée par un long tube. Vieil

et roulée sur elle-même, la poche a une grosseur et une longueu bien au-dessous de celles du petit doigt. «Après l’avoir graissé, 01 l’introduit, conduit sur l’indicateur, aussi profondément que pos-j siblc, dans le vagin. Puis, tout en le maintenant toujours en placdj du bout du doigt, on souffle avec la bouche dans le tube resté ci I dehors. On donne ainsi à la vessie une dilatation dont on prent idée d’avance par une insufflation préalable, et ce petit corps, qu avait pu pénétrer presque inaperçu, prend instantanément une ampliation telle, qu’il constitue une sphère d’environ 33 centimètres de diamètre. On retient l’air en liant l’extrémité du tube | avec un fil (Diday).» Aujourd’hui cet appareil est d’un usage habituel, ayant été appliqué aux chutes de l’utérus. L’insufflation sc fait à l’aide de poires de caoutchouc que l’on remplit d’air préala- J blement.

A ces moyens externes, on en associe d’autres qu’on fait agir l\ l’intérieur; mais, comme ils sont les mêmes dans les cas graves!

lie. ii. — • dote d0nt nous venons de parler et dans ceux dont nous allons nous!

a tamponnement , . .. ...

de Gariei. — i,e occuper, nous les indiquerons un peu plus loin.

2" Dans le plus grand nombre des cas, l’hémorrhagie que l’on a ap

pointillé indique le

par însutiiaiionV'on pelée active aigue, et qui survient en dehors de l’époque de la par peut donneraiu en- luiition, est modérée et ne menace pas les jours delà malade. .Mais piriforme "de0 !" elle l)cut av°h' des résultats très-fâcheux, si elle n’est pas convesonde- nablement traitée; car nous avons vu qu’elle peut persister, devenir I

chronique, et jeter les femmes dans un état de faiblesse et d’anémie.

Saignée. — C’est aux petites saignées révulsives de 80 à 100 grammes, répétées plus ou moins souvent, qu’il faut généralement avoir recours. Des sangsues sont appliquées, comme dans le cas précédent, lorsqu’il existe une congestion utérine, et l’on est quelquefois obligé d’y revenir souvent, parce que la métrorrhagie dont nous nous occupons ici n'est pas ordinairement continue, mais revient à des intervalles variables, et toujours, chez la plupart des sujets du moins, avec un état de congestion notable.

Il est beaucoup moins important, dans ces métrorrhagies modérées, d’arrêter le sang par des moyens actifs. Il est même des cas où, comme dans toutes les hémorrhagies, l’écoulement doit être respecté: c’est lorsque, après tous les signes d’une congestion violente, la perte sanguine venant à s’effectuer, les symptômes s’amendent ou cessent complètement. Il n’est pas rare alors de voir, au bout d’un certain temps, le sang s’arrêter spontanément, et, loin d’être nuisible, l’hémorrhagie a été salutaire, en faisant cesser l’engorgement de l’utérus et l’état pléthorique général. Les mêmes réflexions s’appliquent aux hémorrhagies utérines critiques signalées par la plupart des aulcurs. Les faits cités par eux sont bien loin de démontrer péremptoirement son existence, et rien ne prouve qu’on n’ait pas été trompé par de simples coïncidences.

Lorsque cette hémorrhagie se prolonge de telle manière qu’on ne peut plus

MÉTRORRHAGIE. — TRAITEMENT.

roire ([uc la perte de sang est utile, doit-un se hâter d’employer des moyens ctifs ? L’expérience de chaque jour prouve que cela n’est nullement nécessaire, et u’une médication bien simple triomphe, dans presque tous les cas, de la métrorlia<rie. Gendrin a donné à cette médication le nom de méthode expectante , quoiu’elle ne le mérite pas complètement, puisqu’on met en usage quelques moyens l0nt l’efficacité n’est pas contestable.

■ Si donc rien ne fait craindre que la perte de sang soit nuisible à l’organisme, si a femme est assez forte, si la congestion utérine est nulle ou peu considérable, on loit se borner à prescrire un repos absolu dans la position horizontale, le bassin ■tant un peu plus élevé que le tronc, si les malades peuvent supporter cette posiion. La chambre doit être bien aérée et sa température peu élevée. La malade sera oeu couverte; on lui épargnera, autant que possible, les grands mouvements, et m particulier les efforts pour aller à la garderobe : pour cela, on prescrira de légers laxatifs, des lavements émollients, huileux,- etc. On veillera à ce que la circulation ne soit pas gênée par des vêtements trop serrés, et l'on éloignera de a malade tout ce qui pourrait produire chez elle une émotion morale un peu vive, le quelque nature qu’elle soit.

On recommandera un régime très-léger et très-doux, on prescrira les boissons 0 'oides, et surtout à la glace, les aliments froids et pris en petite quantité à la bis; et enfin quelques lotions d’eau froide sur l’abdomen, si l’écoulement de sang ae diminue pas promptement sous l’influence des moyens que nous venons d’indiquer.

Malgré l’emploi de cette médication, on voit assez souvent la métro rrhagie persister, et chez quelques femmes très-nerveuses ou débilitées, une perte de sang rop prolongée pourrait avoir de grands inconvénients; il est alors nécessaire de ecourir à des moyens actifs, qui tous sont employés dans la inétrorrhagie à marche :hronique, et que, pour cette raison, nous allons exposer dans le traitement de cette espèce.

3° Que la inétrorrhagie se soit montrée sous forme chronique dès le début, ou qu’après avoir eu des signes de pléthore, de congestion, de réaction, les ftfemmes affaiblies par la perte de sang aient maigri, pâli et n’aient plus rendu i qu’un sang peu coloré et presque séreux, les moyens à mettre en usage sont les mêmes.

On n’a pas à recourir, en pareil cas, aux émissions sanguines, ou, si un engorgement permanent de l’utérus exige qu’on applique quelques sangsues , on ne doit les appliquer qu’en petit nombre, et les laisser couler peu de temps, car une trop grande perte de sang ajouterait beaucoup à la faiblesse et à l'anémie, et peut-être sans triompher de la congestion utérine.

Médication interne. — Acides. — Les acides ont été employés par presque tous les praticiens, et l’on a principalement recours aux acides minéraux. Mialhe (1) est venu nous donner l’explication de cette vertu antihémorrhagique propre aux acides minéraux, et que l’expérience avait fait reconnaître sans qu’on pût s’en rendre bien compte. Ces acides sont des coagulants du sérum du sang, tandis que les acides végétaux étendus d’eau, tels qu’ils doivent être donnés à l’intérieur, sont des fluidifiants.

(1) Mialhe, Art de formuler, p. 30 et suiv.

MALADIES DES FEMMES

De tous les acides, V acide sulfurique est le plus fréquemment employé; ou peut i le donner sous forme de limonade, ainsi qu’il suit :

Limonade sulfurique.

If Acide sulfurique à G6° 5 gram. | Eau 1500 gram.

A prendre par verrées, en ajoutant à chaque verre :

Sirop de gomme 30 gram.

Agitez avec soin le mélange chaque fois que vous le verserez, car l’acide gagne les parties inférieures, et les dernières doses pourraient être trop fortes.

L e julep antihémorrhagique , tel que nous l’avons indiqué, tome II, à l’article Epistaxis, sera prescrit, si la malade répugne à prendre une trop grande quantité de liquides. Voici sa composition :

If Acide sulfurique 10 gram. ' Sirop de guimauve 100 gram.

Mucilage de gomme arabiq.* 500 gram.

Mêlez. A prendre par cuillerées.

On peut employer de la même manière les acides nitrique et hydrochlorique ; mais il ne faudrait pas, avec quelques praticiens, regarder V acide phosphorique hydraté comme ayant la même propriété, car il résulte des recherches de Mialhe que cette substance a au contraire une propriété fluidifiante. C’est pourquoi on doit penser que, dans les faits cités par certains auteurs, comme Lundeberg, | Meissner et Burdach, qui ont prescrit cet acide, il y a eu quelque circonstance i particulière et méconnue qui a favorisé la guérison de la métrorrhagie malgré | l’emploi de ce médicament.

Styptiques et astringents. — L 'alun est un des médicaments qui sont le plus | généralement employés, surtout chez les femmes faibles, lymphatiques, débilitées, j

Formate de John.

Alun Afc'r,00 I Opium 20 cenligr.

Cannelle .... lsr,2^ |

Mêlez. Faites une poudre. Divisez en quatre paquets. Dose : un toutes les quatre heures.

Cette poudre ressemble beaucoup, par sa composition, à la potion que Plenk préconisait dans les cas dont il est question. La voici :

’if Eau de menthe 120 gram. Alun lgr,25

Teinture de cannelle. ... 30 gram. Sirop diacode. 30gr,00

Mêlez. Dose : deux cuillerées à bouche, d’abord toutes les heures, et ensuite toutes les deux heures.

'L'acétate de plomb est également donné à l’intérieur dans les mêmes circonstances; on le prescrit en pilules ainsi qu’il suit:

% Acétate de plomb I . I Sirop simple q. s.

Poudre de guimauve. . . ( ®

Faites quarante pilules. Dose : quatre ou cinq par jour.

Le tannin a été mis en usage, et avec succès, principalement dans ces derniers temps. La potion suivante a été vivement recommandée :

gf Tannin

Eau distillée d'absinthe

lgr,5°

150gr,00

Sirop de safran au vin de Malaga. 30 gram.

Dose : de trois à six cuillerées par jour.

MÊTRORRHAGIE. — TRAITEMENT.

[J. F. Larcher (1) administre le tannin dans la potion suivante, et presque conlamment avec un rapide succès : •

2f Eau distillée de plantain 125 gram.

Tannin - - 1 gram.

Sirop d’écorce d’orange 30 gram.

A prendre par cuillerée à bouche d’heure en heure. ]

Le tan a été recommandé par Porta, qui en fixe la dose à 2 grammes et demi par uir. Mais, suivant Trousseau, cette dose est trop faible, et l’on devrait l’augmcni :r d’un tiers, ou de la moitié et plus, progressivement, pour avoir une action thé— apeutique réelle.

La noix de galle a des propriétés analogues, ainsi que le cachou et les autres astringents végétaux, dont, par conséquent, nous ne nous occuperons pas plus longlemps.

La ratanhia doit être prescrite en extrait. Cette substance fait partie d’un grand ombre de potions auxquelles on a donné le nom d’hémostatiques :

Potion hémostatique de Clarus.

2 i Digitale 2 gram. | Eau bouillante q. s.

jur obtenir 180 grammes d’infusion.

Ajoutez à la colature :

Extrait de ratanhia de 2 à 5 gram.

Dose : une cuillerée toutes les trois heures.

Potion hémostatique de Hildenbrand.

2f Extrait de ratanhia h gram

Eau de camomille 180 gram

Mêlez. Dose : deux cuillerées toutes les deux heures

Élixir acide aromatique 2 gram.

On a associé l’extrait de ratanhia à l’alun, à l’acide sulfurique, au tannin, au achou, à diverses autres substances antihémorrhagiques, et il sera facile de faire c semblables formules. Chez les personnes très- jeunes, on peut donner cette subance en sirop que l’on prépare ainsi qu’il suit :

Of Extrait de ratanhia 15 gram. | Eau 120 gram.

Ajoutez à la solution :

Sirop de sucre bouillant et réduit d’un quart 500 gram.

La monésia a les mêmes propriétés que la ratanhia, et bien qu’elle ait été pré- ’oniséc vivement par B. Derosne, Henry et Payen (2), il ne paraît pas, d’après les xpériences faites par d’autres praticiens, qu’elle ait aucune vertu spéciale. Comme i ratanhia, c’est sous forme d’extrait et de sirop qu’on l’administre ordinaiement.

[Bonjean (de Chambéry) prépare des dragées à'ergotine, de proportions connues .'avance, et qui s’administrent, avec succès, à la dose de deux, trois ou quatre, .ans les vingt-quatre heures. L’ergotine s’emploie encore à la dose de 1 à 5 centigrammes, sous forme de pilules, de potion, de sirop.]

(1) J. F. Larcher, Notes manuscrites de médecine pratique.

(2) Derosne, Henry et Payen, Examen chimique et médical de la monésia. Paris, 1841,

\ omit i fs. — On a conseillé l’emploi des vomitifs, non-seulement lorsque 1; perle de l’appétit, un mauvais goût à la bouche, la pesanteur de tète, peuvent faire croire à l’existence d’un embarras gastrique; mais encore dans tous les cas déniétrorrhagie chronique indistinctement Ce qui empêche qu’on puisse savoir d’uni] manière positive quelle est la valeur de celte médication, c’est que, comme nous l’avons vu plus haut, la mélrorrhagie de moyenne intensité tend souvent naturel lement à la guérison. Il n’est pas douteux néanmoins que dans les faits cités par Alphonse Leroy (1), Gendron et Osborne (2), la diminution de l’écoulement sanguin n’ait suivi de près l’administration des vomitifs. Le dernier de ces auteurs recommande V ipécacuanha, à la dose de 1er, 25, et veut qu’on y revienne une ou deux lois, si les symptômes résistent. On emploie plus ordinairement le tartre stibié à dose vomitive. Alphonse Leroy recommande de répéter ce médicament plusieurs jours de suite.

Purgatifs — De légers purgatifs, comme le sulfate de soude , de magnésie, l 'eau de Sedlitz, sont également administrés dans les mêmes circonstances. Ôsterlin unit le séné et le sel de Glauber à une infusion amère et excitante, ainsi qu’il suit :

Follicules de séné \ Sel de Glauber 30 gram.

Herbe de millefeuille . . . > aa 1 5 gram. Semences de fenouil 10 gram.

— de petite centaurée )

Faites infuser dans :

Eau 500 gram.

Dose : une demi-tasse ou une tasse tous les matins.

Opium. — Voglcr (3) regarde ce moyen comme le plus efficace, et l’on trouve dans les divers recueils un assez grand nombre de mémoires où l’on vante l’efficacité de cette substance. Malheureusement les cas cités sont très-divers, et la plupart se rapportent à des métrorrhagies puerpérales; en sorte que nous ne pouvons pasi apprécier, d’après l’expérience, la valeur de ce médicament qui, selon quelquesuns, comme Robert Thomas, doit être donné à petites doses, et, selon d’autres, I à haute dose (ù).

Il est certain que, lorsque des douleurs plus ou moins vives s’irradient dans le bassin, les lombes, les cuisses, l’emploi de l’opium est indiqué; mais il faut, avant de le donner, s’assurer si ces douleurs ne sont pas dues à la présence d’un caillot ou de fausses membranes, comme dans les cas rapportés par Lisfranc; car alors le seul moyen de les faire cesser est de débarrasser le col de l’ulérus des corps étrangers qui obstruent sa cavité. Dans d’autres cas aussi, comme on en voit des exemples dans les observations de Duparcque, ces douleurs résultent des contractions exercées par l’utérus pour se débarrasser du sang qui engorge son tissu ; et nous avons dit plus haut que le meilleur moyen de faire cesser ces contractions ex-

(1) Voy . Dictionnaire clés sciences médicales.

(2) Gazette médicale, 1832.

(3) Voiler, Erfahrungen iiber Geburt. Marburg, 1797.

ni^hbv'et Duncan, Nouveau traité sur les hémorrhagies de V utérus, trad. par madame Boivin. Paris, 1818, in-8.

MÉTRORRHAGIE. — TRAITEMENT.

pulsives est de pratiquer des émissions sanguines locales. A mesure que l’observation sera faite avec plus d’exactitude, ces cas seront déterminés avec plus de précision. 5, 10, 15 centigrammes d’opium et plus, progressivement, sont souvent nécessaires pour faire cesser les douleurs dans les métrorrhagies désignées sous le nom de spasmodiques, et avec la cessation des douleurs coïncide ordinairement celle de la perte utérine. Les lavements laudanisés sont administrés dans les mêmes cas.

Antispasmodiques. — Les antispasmodiques sont prescrits dans les mêmes circonstances, mais moins généralement. Parmi eux il n’en est aucun qui ait été plus recommandé que le camphre, qu’on peut unir à l’opium ainsi qu’il suit :

2 £ Camphre 2 gram. Sirop d’opium 30 gram.

Poudre de gomme. . . 6 gram. Eau 150 gram.

A prendre par cuillerées.

Dans le cas où les antispasmodiques paraîtraient indiqués, on pourrait administrer en lavements l’asct fœtida, le camphre , le musc, etc.

Ergot de seigle. — L’action spéciale du seigle ergoté (1) a engagé à l’employer dans la métrorrhagie. C’est d’abord dans la métrorrhagie puerpérale qu’on l’a prescrit, mais ensuite on a étendu son application à tous les cas où l’on a pensé que l’utérus avait perdu sa tonicité et était dans un état d’engorgement passif. La meilleure manière d’administrer ce médicament est la suivante :

'Seigle ergoté récemment pulvérisé. ... de 2 à 4 gram.

Divisez en quatre paquets. A prendre dans la journée, à intervalles égaux, dans une cuillerée d’eau sucrée, ou dans du pain à chanter.

Goupil recommande la mixture suivante:

Poudre de seigle ergoté . h gram. J Esprit de menthe 10 centigr.

Sirop simple 30 gram |

A prendre par cuillerées.

C’est le même moyen qui est employé pour provoquer les contractions utérines pendant l’accouchement; seulement, dans le cas dont il s’agit, il ne faut pas le donner à des intervalles trop rapprochés, et même on fera bien de commencer par déplus faibles doses.

Nous citons la formule suivante de Schussmann, parce que, avec le seigle ergoté, elle contient des substances antispasmodiques, et narcotiques, et qu’elle peut être utile dans des cas où l’on a à atteindre le double but de favoriser les contractions utérines et de calmer l’excitation nerveuse :

% Ergot de seigle 45 à 60 gram.

Faites infuser dans :

Eau bouillante 200 gram.

Faites dissoudre dans la cola turc :

Extrait de belladone 75 centigr. j Eau d’amandes amères. . de 2 à 6 gram.

Sirop d’opium 30 gram. |

Mêlez. Une demi-cuillerée ou une cuillerée à bouche toutes les heures.

(1) Aoy. Arnal, De l’action du seigle ergoté et de l’emploi de son extrait dans les cas d’ hémorrhagies internes (Mémoires de l’Académie de médecine, Paris, 1849, t. XIV, p. 408).

Rapport à l’Académie de médecine, par Danvau, le 1er octobre 1850 ( Bull.de l’Acad. de médecine, t. XV, p. 6 et suiv.).

Valleix, 5e édit.

MALADIES DES FEMMES

Sabine . — On a été jusqu’à proscrire la Sabine, quoique celle substance soit employée comme un des plus puissants cmménagogues. Wedekind (1) et Günther (2) ont surtout préconisé ce médicament. I.e dernier veut qu’on donne la poudre de i Sabine à la dose de lBr,25 quatre fois par jour. Celle dose est considérable, et l’expérience n’a pas parlé assez fortement en faveur de ce médicament pour qu’on doive conseiller de le prescrire en aussi grande quantité.

Ferrugineux. — Les ferrugineux sont donnés dans les cas où la faiblesse et l’atonie sont grandes. Mais c’est surtout pour combattre l'anémie , suite de la métrorrhagie, qu’on y arecours. Nous renvoyons par conséquent à l’article Anémie (3). Plus loin nous parlerons de leurs effets dans la chlorose ménorrhagique.

Terrier préconise l'oxyde d'argent associé à l’opium. La dose est en moyenne de 60 centigrammes en douze pilules, additionnées chacune d’un douzième d’extrait d’opium; dose: une pilule matin et soir. S’il s’agit d’enrayer une hémorrhagie abondante, on donne l’oxyde d’argent à doses plus élevées et rapprochées: 30 centigrammes en trois doses, à une demi-heure d'intervalle, additionnées chacune d’un sixième de grain d’extrait d’opium.

Ce médecin rapporte quatre observations où ce traitement eut un plein succès.

Thwcat (ù), qui a fait une étude spéciale de ce médicament, affirme que son action est surtout efficace dans la menstruation à période très-rapprochée. Il faut attendre de nouveaux faits.

Moyens divers. — Ucstent maintenant un certain nombre de médicaments vantés par quelques auteurs, mais sur l’efficacité desquels nous n’avons que des renseignements insuffisants. Ainsi le nitrate de potasse à haute dose, conseillé par Zucari (5) et Goupil (6), qui le donne à la dose de 8 à 16 grammes par jour dans la tisane ; la digitale , que Brera unit à la gomme kino, ainsi qu’il suit :

’Jf Digitale 10 centigr. | Gomme kino 00 centigr.

Faites des paquets semblables. Dose: un toutes les deux heures.

On a encore recommandé l 'acétate d'ammoniaque, la racine de tormentille (7), la créosote, le petit-lait, le ferro-cyanate de potasse, le suc d’orties (8), la teinture de.canna.bine à la dose de cinq gouttes en trois fois dans les vingt-quatre heures, etc. (9).

En même temps qu’on emploie cette médication interne, on ne doit pas négliger les moyens externes indiqués plus haut à propos de la métrorrhagie aiguë ; seulement il faut en proportionner l’action à l’intensité du mal et aux forces de la malade.

Est-il maintenant quelques moyens qui s’appliquent plus particulièrement à

(1) Wedekind, Hufeland’s Journal der praktischenArzneikunde, 1S00.

(2) Günther, Ibid., Journal der pradisclien Heilkunde, 1826.

(3) Voy. tome 1er, p. 503.

(4) Thweat, The American Journal of the medical sciences, etJournat des connaissances médico-chirurgicales , 16 février 1851.

(5) Zucari, Ann. univ. di med., 1824.

(6) Goupil, Nouvelle Bibliothèque médicale, t. VIL

(7) Meyer, Recept. Taschenbuch zür osterreich. Pharm., 1836.

(8) Cazin, Bulletin g én. de thérap., 30 mai 1851.

(9) Fl. Churchill, Traité pratique des maladies des femmes, traduct. Wieland et Dubrisay. Paris, 1866.

MÉTRORRHAGIE. — TRAITEMENT.

certaines des espèces de métrorrhagie que nous avons indiquées plus haut? C’est d’après ces symptômes que ces espèces ont été établies, et c’est aussi d’après les symptômes que le traitement précédent a été institué. Il ne nous reste à considérer que la chlorose ménorrhagique et la métrorrhagie symptomatique d'une affection organique de l’utérus. Relativement à cette dernière, on comprend tout de suite que lorsque la métrorrhagie se produit, elle doit momentanément fixer sur elle l’attention d’une manière exclusive, et faire oublier presque tout à fait la maladie primitive. On doit même faire complètement abstraction de celle-ci lorsque la métrorrhagie est assez abondante pour mettre en danger les jours de la malade. Dans les cas moins graves, il faut se rappeler que les femmes ont une affection organique essentiellement débilitante, et par conséquent on ne doit employer qu’avec modération les remèdes qui tendent à augmenter cette débilitation, et en particulier les émissions sanguines.

Chlorose ménorrhagîque. — Quant à la ménorrhagie qu'on observe dans certains cas de chlorose, nous en avons indiqué le traitement avec tous les détails nécessaires dans un autre article (1) ; il suffit donc d’y renvoyer le lecteur.

Mitchell (2) a traité avec succès des métrorrhagies en pratiquant sur la région lombaire des raies de feu avec le cautère rougi à blanc. Il en fait jusqu’à dix-huit et vingt. Ce sont ces cas qui reconnaissent pour cause une névralgie lombo-utérine et dont nous avons déjà parlé à l’article Leucorrhée.

Traitement de quelques accidents. — Nous avons dit plus haut que la formation de caillots ou de fausses membranes peut donner lieu à des contractions expul- •sives, occasionnant des douleurs semblables à celles de l’accouchement. Les faits rapportés par Lisfranc (3) prouvent qu’en pareil cas il n’est pas de meilleur moyen que de retirer les caillots ou les fausses membranes , en les détachant avec le doigt. Des injections peuvent favoriser cette extraction, qui quelquefois est difficile, le corps étranger étant placé trop haut dans la cavité utérine.

Si, par suite de l’oblitération du col par ces caillots ou fausses membranes, le < sang continuait à s’accumuler outre mesure, et distendait la cavité utérine en produisant les symptômes de l’hémorrhagie interne, il faudrait enlever avec promptitude l’obstacle, en même temps qu’on mettrait en usage les moyens dirigés contre la métrorrhagie, qui met les jours des malades en danger. Le même accident peut ' se produire à la suite du tamponnement; et en pareil cas il faut enlever les tampons, pour agir ensuite comme lorsqu’on a enlevé les caillots.

Résumé. — 1° métrorrhagie assez grave pour faire ernindre p«uir la vie.

— Emissions sanguines, ventouses sèches, ligature des membres, compression de l’aorte; révulsifs, application du froid, topiques astringents et styptiques; tamponnement.

2" métrorrhagie active rtc médiocre intensité. — Emissions sanguines, saignées révulsives; repos moral et physique, position horizontale, air frais; boissons froides, aliments froids; applications froides.

3° métrorrhagie chronique. — Médication interne : Acides, styptiques et astringents; vomitifs, purgatifs ; opium, antispasmodiques, ergot de seigle, Sabine ;

(1) Voy. tome Ier, art. Chlorose, p. 53G.

(2) Mitchell, toc. oit.

(3) Lisfranc, îoc. cit.

MALADIES DES FEMMES

moyens divers: digitale; tormentille, etc. — Moyens externes, comme dans la première catégorie, mais proportionnés à l’état de la malade.

U° Chlorose ménorrhagique (Voy. tome Ier).

5° Accidents. — Caillots, fausses membranes, hémorrhagie interne.

ARTICLE IV

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