MALADIES DES VOIES LACRYMALES
Quand il y a atoniç générale, chlorose ou anémie, les préparations de fer et de quinquina et les infusions amères seront avantageusement employées.
Si la maladie est purement nerveuse et qu elle résulte d un trouble fonctionnel du nerf facial, il faut faire usage des antispasmodiques à l’intérieur et à l’extérieur. La pulvérisation de l’eau froide sur les paupières (1) et mieux encore la pulvérisation de liquides médicamenteux, les infusions de belladone et la solution d extrait d opium ont rendu des services. Deval a obtenu des succès avec une pommade à la vératrine, à doses progressives de 25, 50, 75 centigrammes à 1 gramme de vératrine, avec quantité suffisante d’alcool, pour 15 grammes d’axonge. Larron du Villards a fait disparaître un spasme des paupières dont un homme de lettres était atteint depuis longtemps, par l’usage à l’intérieur de l’eau distillée de laurier-cerise, à la dose de 15 grammes matin et soir, et par des bains d'œil dans le même liquide. Les pommades contenant des sels de morphine, de l’extrait de belladone, du chloroforme, en frictions sur les paupières, pourront être essayées.
Le blépharospasme d’origine réflexe réclame la guérison de la maladie primitive. Les ophlhalmies chroniques seront attaquées par les moyens ordinaires indiqués aux chapitres des Blépharites et des Ophthalmies proprement dites. Celui qui est associé aux névralgies et qui porte le nom de tic douloureux convulsif est trèsrebelle et réclame l’intervention chirurgicale quand les calmants ont été essayés sans résultat. De Graefe (2) a pratiqué avec succès la section du nerf sus-orbitaire. Cunier et DielTenbach ont porté l’instrument tranchant sur le muscle orbiculaire lui-même et ont obtenu la guérison. Desmarres (3) a échoué par le même procédé. Fano a combiné la section du sus-orbitaire à celle des fibres correspondantes de l’orbiculaire ; le succès a été complet dans l’observation qu’il rapporte. Nous avons déjà signalé les heureux résultats obtenus par l’avulsion de dents cariées et douloureuses.
En résumé : extirpation des corps étrangers, guérison des ophthalmies, antispasmodiques intus et extra, chloroforme, électricité, traitement médical et chirurgical dirigé contre les névralgies.
Après les affections spasmodiques des paupières, il faudrait placer leur paralysie, mais il en a déjà été question aux articles qui traitent de la Paralysie du NERF MOTEUR OCULAIRE COMMUN et DU FACIAL. Voy. tome I, p. 80 h et 810.