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INFLAMMATION OU SAC LACRYMAL. — DIAGNOSTIC, PRONOSTIC. 7Û

pondant au côté malade; mais ce fait n’est pas aussi fréquent qu on 1 a dit; il indique bien plutôt une complication inflammatoire du côté du nez qu une absence de lubrifaction du canal nasal par les larmes arretées dans 1 intérieur du sac. Ce ne sont pas les liquides excrétés qui, sont destinés à lubrifier les conduits, mais les produits de sécrétion de leurs éléments glandulaires propres.

§ IV. — Manche, durée, terminaison.

La marche du catarrhe lacrymal est essentiellement chronique. Lorsque l’affection est subaiguë et sous la dépendance d’une maladie éruptive, telle que la rougeole, elle peut disparaître rapidement sans laisser de traces. Lorsque, au contraire, elle s’est établie insensiblement, et qu’une tumeur avec amincissement des tissus s’est développée aux dépens des parois du sac, il n’y a plus lieu d’en espérer la guérison spontanée. Elle persiste indéfiniment, à moins qu’on ne dirige contre elle une médication efficace, mais toujours incertaine. Ce qu’il peut arriver de mieux pour le malade, c’est que la maladie reste stationnaire et n’aboutisse pas à ces recrudescences inflammatoires et phlegmoneuses qui conduisent presque fatalement ;i la fistule lacrymale.

L'inflammation p/ilcgmoneuse est rarement spontanée; presque toujours elle se manifeste chez les sujets depuis longtemps affectés de catarrhe du sac. La présence d’un corps étranger, des tentatives de guérison du catarrhe par l’injection de liquides irritants, ou l’introduction de sondes, en sont trop souvent la cause occasionnelle. Alors il se manifeste, au niveau du sac lacrymal, une tumeur rouge, douloureuse , s’étendant aux paupières et à toute la région orbitaire : il y a des frissons et de la fièvre, de l’insomnie; le larmoiement est continuel. Bientôt la suppuration s’établit dans le tissu cellulaire sous-cutané et dans l’intérieur du sac; les téguments s’amincissent et s’ulcèrent, et les produits sécrétés sont rejetés au dehors par l’intermédiaire d’une fistule, mettant en communication la surface cutanée et le sac lacrymal. Arrivée à ce degré extrême, la maladie peut encore guérir spontanément par l’oblitération de la fistule et l’adhésion des parois du sac lacrymal ; mais ce fait est' exceptionnel. Habituellement, la fistule persiste et appartient désormais à la thérapeutique chirurgicale.

§ V. — Diagnostic, pronostic.

Il est presque toujours facile de reconnaître une inflammation catarrhale du sac lacrymal; cependant on a vu se développer, dans cette région, des tumeurs liquides qui peuvent en imposer plus ou moins pour une tumeur lacrymale. Deval a observé des cas de ce genre et indique le moyen d’éviter l’erreur.

1° Diagnostic de la tumeur lacrymale et d’un kyste développé au devant

du sac lacrymal.

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