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COMPLICATIONS DE LA KÉRATITE

l’allongement du diamètre antéro-postérieur de l’œil et par conséquent la myopie.

La première chose qu’il importe de reconnaître, c’est la nature de la tache ; résulte-t-elle d’un tissu de cicatrice, ou est-elle simplement due à l’hvperplasic inflammatoire et par conséquent curable? AVecker (1) résume ainsi qu’il suit les caractères qui permettent de distinguer une tache permanente d’une tache transitoire et curable:

« 1“ L’opacité permanente a une coloration plus uniforme, réfléchit mieux la lumière, se prête moins à la diffusion des rayons, est plus circonscrite et mieux dessinée que l’opacité inflammatoire.

» 2° L’opacité permanente présente toujours, lorsqu’on fait miroiter la cornée, une couche épithéliale parfaitement lisse, tandis que l’opacité inflammatoire est le plus souvent recouverte d’une couche épithéliale inégale, comme piquetée par des coups d’épingle et analogue pour l’aspect à du verre dépoli. •

» 3° Quand on examine le pourtour d’une cornée affectée d’une opacité permanente, on ne trouve pas, à moins de complications, d’injection périkératique ; cela peut exceptionnellement se rencontrer aussi dans le cas d’une opacité de cause inflammatoire, mais si l’on a soin d’examiner le malade après qu’il a tenu ses paupières quelque temps fermées, après le sommeil par exemple, l’injection périkératique s’observe toujours, du moins au voisinage de l’opacité- »

L’éclairage oblique permettra de reconnaître les opacités dues à des paillettes métalliques par l’aspect miroitant de leurs surfaces.

Le pronostic dérive des données fournies par le diagnostic. Les taches récentes, inflammatoires, sont curables dans une certaine mesure, tandis que les autres constituent des infirmités auxquelles il est difficile de remédier.

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