‹ Guide du médecin praticien (volume 2)Chapitre 283 sur 494 · MALADIES DIVERSES DE LA RÉTINE. — TRAITEMENT · texte numérisé non relu

MALADIES DIVERSES DE LA RÉTINE. — TRAITEMENT

moyen d’examen. Nous venons, dans un chapitre suivant, les caractères qui appartiennent aux amauroses cérébrales. Pour distinguer les maladies de la rétine des affections correspondantes de la choroïde, il faudra tenir compte de l’état des vaisseaux rétiniens ; ceux-ci sont souvent interrompus, masqués par les exsudais fibreux et les foyers apoplectiques dans les maladies de la rétine, tandis qu’ils restent visibles dans toute leur longueur dans les maladies de la choroïde. Toutefois, le diagnostic est souvent impossible, car les altérations de la choroïde et de la rétine sont si fréquemment simultanées, que beaucoup d’auteurs les décrivent ensemble sous le nom de rétino-choroïdite.

Pronostic. — Il est toujours grave ; il n’y a pas d’exemple de guérison de la réduite pigmentaire ; les rctinites plastiques, à moins qu’elles ne soient d’origine vénérienne, ont une gravité en rapport avec leur étendue et le siège de l’exsudai. Lorsque celui-ci s’est fait au niveau de la tache jaune, la vue peut être totalement abolie. Il ne faudrait pas, cependant, désespérer de toutes les variétés de réduites: tant qu’elles ne sont qu’à la période congestive, il est permis d’en attendre la guérison. Ainsi, dans le courant d’une albuminurie, tant qu’on ne découvre au fond de l’œil qu’une simple congestion, le rétablissement de la vue est possible, et quelquefois il se fait subitement et d’une manière inespérée. Deval cite des exemples de ces espèces de guérisons (1).

§ V. — Traitement.

Nous n’avons rien à dire du traitement qui n’ait déjà été indiqué à l’article Ciioroïdite. Quant aux réduites albuminurique, syphilitique, glycosurique, le traitement applicable à la maladie principale sera dirigé contre elles (voyez ces maladies). Si l’état du malade le permet, et que la réaction inflammatoire du côté de l’œil soit violente, on agira sur la congestion locale par des sangsues, des vésicatoires, des révulsifs intestinaux, et l’on mettra l’organe malade dans le repos le plus absolu.

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