MALADIES DU NERF OPTIQUE
nient, la vision, el il est douteux qu’une opération leur soit efficacement applicable.
D. Cancer de la rétine ( œil de chat amaurotique de Beer). — Arrivé à une période avancée, il est facile à diagnostiquer, parce qu’il a envahi tout le globe de l’œil. Au début, il n’est reconnaissable que par l’ophthalmoscope : alors il se montre sous forme d’une plaque nacrée, chatoyante, recouverte par les vaisseaux; plus tard la saillie s’accroît, se recouvre de végétations et offre des reflets variés (1).
E. Troubles circulatoires de la rétine. — L 'anémie de la rétine se rencontre dans la chlorose et la leucémie; mais il est plus fréquent de l’observer à la suite des maladies du cerveau et du nerf optique qui entravent la circulation de la rétine, et déterminent l’atrophie de ce dernier. Elle se reconnaît à la pilleur de la rétine, au petit volume des vaisseaux qui sortent de la papille : celle-ci est plus pâle qu’à l’état normal et souvent atrophiée.
F. L anéïrjsnio de l’artère centrale a été rarement 'observé. Sous, de Bordeaux (2), a eu l’occasion d’en voir un exemple à l’ophthalmoscope. Il consistait en une petite tumeur placée sur les confins de la papille ; elle était rouge, pulsatile, les artères de la rétine étaient filiformes, tandis que les veines étaient dilatées.
G. Les embolies de l’artère centrale sont plus fréquentes. Virchow (3) les a,' le premier, constatées, et après lui divers praticiens en ont rapporté des observations. G’est presque toujours dans le courant d’une affection du cœur qu’elles se produisent. Leurs manifestations sont subites : la vue se trouble pu s’abolit complètement dans l’espace de quelques minutes. L’éclairage delà rétine permet de constater des phénomènes curieux: les artères sont pâles et vides de sang; les veines sont gonflées à la périphérie, et sont souvent le siège d’ondulations saccadées comme si le sang se précipitait delà périphérie vers le ce’ntre. Quelquefois sur le trajet des artères, on distingue de petites masses d’une couleur foncée, probablement des coagulums sanguins. Cependant la papille et la rétine deviennent opaques ; la pupille prend un aspect tendineux et s’atrophie. La guérison d’une pareille affection n’est jamais complète, elle traitement qu’elle réclame très -incertain ; tout au plus, est-il permis de combattre les complications, s’il s’en présente (A).
ARTICLE II