MÉTRITE EXTERNE OU DU COL DE L’UTÉRUS
•rôtée, une dernière application de sangsues faire disparaître la douleur, du jour i lendemain, et dès ce moment l’utérus rentrer rapidement dans le bassin. Les mt vuses scarifiées pourraient remplacer les sangsues; mais lorsque le mal esta ni summum, leur application ne peut pas être suppoitée.
Cinq ou six centigrammes d’opium chaque jour suffisent pour procurer aux nlades des nuits plus calmes et pour apaiser les douleurs. Les vésicatoires volants 'orphinès sont d’une grande utilité. O11 peut encore prescrire des lavements lauanisés à une faible température, et quelques médecins proposent d’employcr des ippositoires opiacés; mais rien ne prouve que cette manière d’administrer l'opium it aucun avantage sur les autres.
Entretenir la liberté du ventre par des laxatifs; appliquer des cataplasmes mollients ou des fomentations émollientes sur l’abdomen; prescrire un repos ab- Ulu; commander une diète sévère les premiers jours, et n’accorder ensuite les : liments légers qu’avec prudence, tels sont les moyens qui complètent ce traite-
lent.
Dans les cas où l'inflammation est plus profonde, où l’on a à redouter la suppuition de l’utérus ou de ses annexes et la gangrène superficielle ou profonde de organe, on doit insister fortement sur les mêmes moyens. Ces cas sont rares.
' orsque les abcès se sont formés, on a recours à un traitement qui sera exposé à occasion des phlegmons du bassin et de la fosse iliaque (1); et dans les cas où on a affaire à une gangrène, on emploie les antiseptiques , qui bien souvent sont ms effet.
Dans quelques cas, malgré les moyens mis en usage, il reste un certain degré i 'inflammation qui prend la forme chronique. On a alors recours aux mercuriaux, l’ iode et aux autres agents thérapeutiques indiqués à l’article Métrite 'URONIQUE (2).
ARTICLE VII
MÉTRITE EXTERNE OU DU COL DE L’UTÉRUS; GRANULATIONS, ÉROSIONS, ULCÉRATIONS SIMPLES, ULCÈRES SYPHILITIQUES.
[L’utérus présente une disposition et des rapports dont aucun autre organe offre d’exemple : son corps est un viscère intérieur, profondément caché et apartenaut à la sphère des organes péritonéaux ; son col, bien qu’abrité par le vagin, st une partie extérieure, et offre une surface de rapports, analogue à celles des tardes tégumentaires ; le corps est revêtu de péritoine; le col, d’une muqueuse qui de l’analogie avec celle du vagin ; et, tandis que la première partie ne peut guère ecevoir que des influences internes, la seconde est surtout exposée aux actions exérieures. Peut-être même pourrait-on dire que la circulation et l’innervation du ol et du corps de l’utérus sont différentes; il est certain, du moins, que, sous le apport du développement, ces deux parties sont dans un véritable état d’antagosisme : ainsi, chez la petite fille, tandis que le col est dans un état de développement proportionné à celui des autres organes, le corps est rudimentaire; chez la emme adulte, le corps l’emporte en volume sur le col, et chez la femme âgée, le ■;ol s’atrophie longtemps avant le corps. Il résulte de ces faits que le mode de
(1) Voyez plus loin un article consacré à ces abcès.
(2) Voyez plus loin.
vitalité de ces deux parties n’est pas semblable; et l’on Comprend facilement, du lors, que chacune d’elles puisse être malade isolément La distinction quia été fait entre la métrite du col et celle du corps est donc très-légitime, et de plus la déni initiation de métrite externe donnée à la première n’a rien que de Irès-rationnij (Racle).]