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SPASME DU MUSCLE CILIAIRE. — DIAGNOSTIC

§ IV. — Traitement.

Le traitement consistera à défendre an malade toute fatigue de la \ue, a le placer dans de bonnes conditions hygiéniques susceptibles de refaire sa constitution délabrée; enfin, dans l’emploi de verres biconvexes que l’on choisira d’après les principes établis 'a l’article Presivy tie.

2e SPASME DU MUSCLE CILIAIRE.

§ I. — Causes.

Si l’on peut produire artificiellement la paralysie du muscle ciliaire par l’instillation de la belladone dans l’œil, on peut, de la même manière, déterminer à volonté le spasme du même muscle par l’instillation de quelques gouttes d’une solution d’extrait de fève de Calabar entre les paupières. Les causes prédisposantes sont l’enfance et la jeunesse, un travail exagéré, la presbytie ou l’hypermétropie, qui forcent le muscle ciliaire à des contractions exagérées.

g II. — Symptômes et marche.

Il n’y a pas de symptôme objectif constant, et toute la maladie consiste dans un trouble plus ou moins intermittent de la vue. Les objets éloignés sont bien vus et sans fatigue, mais lorsque le malade veut lire, il y réussit assez bien en commençant, puis la vue se trouble, devient confuse ; des douleurs de tête, une tension de l’œil se manifestent, et le malade est obligé de rester en repos. Tous ces phénomènes peuvent disparaître pendant deux ou trois jours pour se reproduire ensuite. Liebreich admet deux formes du spasme de l’accommodation. Dans l’une, la contraction du muscle ciliaire est continue, et il est impossible de la détendre ; le point le plus éloigné de la vue distincte est rapproché comme dans la myopie, ce dont on s’assure en instillant de la belladone. Dans la seconde forme, outre l’impossibilité d’arriver au repos complet du muscle ciliaire, on observe un singulier phénomène: toutes les fois que le malade veut appliquer sa vue aux objets rapprochés, il se produit une tension trop forte de l’accommodation qui adapte toujours les yeux pour une distance plus petite que celle qui est nécessaire, jusqu’à ce que l’objet se porte finalement au point le plus rapproché. Cette dernière forme est infiniment plus rare que la précédente. La marche de cette affection est intermittente au début, mais peut devenir permanente ; et s’il est permis de ne pas porter un pronostic toujours grave, il faut y mettre certaines réserves, car il survient quelquefois des complications du côté des membranes profondes, par suite de la congestion de la choroïde et de la rétine, et finalement il se produit une amblyopic incurable.

§ III. — Diagnostic.

11 est, en général, facile. L’examen ophthalmoscopique ne fait découvrir aucune altération de l’œil; la vision à travers le trou d’une carte percée est net le ; le trouble de la vision rapprochée est brusque et s’accompagne de céphalalgie, de fatigue et d’éblouissements. Dans la presbytie et la paralysie du muscle ciliaire, au lieu d’observer une myopie subite, on constate des phénomènes opposés, résultant de l’éloignement du point le plus rapproché de la vue distincte. En faisant lire le malade avec un seul œil et en s’assurant ainsi que la vue n’est pas améliorée, on pourra distinguer le spasme de l’accommodation d’un trouble de la vision à peu près

MALADIES DLS YEUX.

analogue, cl résultant d'un défaut de convergence des ^xes optiques. Du reste, ces deux affections marchent souvent ensemble.

§ IV. — Traitement.

Il faut éloigner la cause de l’affection, conseiller au malade de changer sa profession, et de vivre, autant que possible, au grand air ; on prescrira les mydriatiques dans l’intention de faire reposer le muscle ciliaire ; enfin on fera porter au malade des lunettes biconvexes qui auront pour effet de corriger l’hypermétropie ou la presbytie, si elles existent, et dans tous les cas de neutraliser les efforts de l’accommodation du muscle ciliaire.

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