‹ Guide du médecin praticien (volume 2)Chapitre 308 sur 494 · OTITE AIGUË. — CAUSES · texte numérisé non relu

OTITE AIGUË. — CAUSES

se rendre compte de ses diverses altérations. Alors il faut nécessairement introduire une sonde dans la trompe d’Eustache. La figure 100 donne un aperçu des moyens d’arriver à sonder la trompe d’Eustache, sans (pie nous soyons obligé d’y insister. Lorsque la sonde est placée, on introduit dans l’ouverture de son pavillon le bec d’un soufflet ou d’une boule de caoutchouc (lig. 1 01) (1), puis on chasse l’air dans la cavité du tympan. Par l’auscultation de l’oreille malade, on percevra différents bruits, sibilants, secs, muqueux, qui indiqueront l’état de la caisse du tympan. Ils serviront à prouver d’une manière absolue la perforation de la membrane du tympan, en s’accompagnant d’un courant d’air à travers le conduit auditif externe ; ils signaleront la présence des mucosités et du pus par le gargouillement qu’ils détermineront dans la cavité tvmpanique ; enfin, si l’oreille du malade reste silencieuse pour l’observateur, et que le malade n’ait pas le sentiment de la pénétration de l’air dans son oreille, ce signe négatif indiquera l'oblitération de la trompe. Deleau (2) a peut-être exagéré les avantages des insufflations de Pair dans Poreille, comme moyen de diagnostic; il est incontestable, toutefois, qu’elles peuvent rendre des services. Dans beaucoup de Cas, il n’est pas besoin de se servir d’appareils insufflaleürs ; il suffit défaire fermer la bouche et les oreilles au malade, et de l’engager à faire une fc. „ forte expiration, pour arriver au même résultat. J eaoulcitomc d’iiard.

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