OTITE EXTERNE CHRONIQUE
généraux, des injections émollientes, des cataplasmes maintenus sur l’oreille, l’éloignement des causes qui ont produit ou qui entretiennent l’inflammation, suf fisent souvent pour faire avorter la maladie avant qu’aucun flux muqueux ou purulent se soit établi. Si la douleur est vive, il faut avoir recours aux injections calmantes et narcotiques, faites, par exemple, avec une solution de cinq à six grains d’opium dans une décoction de guimauve et de tètes de pavot. Itard (1) conseille, dans le même cas, de placer dans le conduit auditif un bourdonnet de coton dans lequel sont enveloppés quelques grains de camphre. Alors aussi on fait une ou plusieurs applications de sangsues derrière l’oreille; et si l’état aigu ne cède pas sous l’influence de ces moyens, le chirurgien ne doit pas hésiter à pratiquer une saignée générale. L’écoulement une fois établi, il faut remplacer les injections narcotiques par d’autres émollientes, comme celles de lait tiède, d’eau de guimauve. Enfin, les pédiluves sinapisés, des dérivations sur le tube intestinal, sont encore souvent très-utiles.