‹ Guide du médecin praticien (volume 2)Chapitre 319 sur 494 · SURDI-MUTITÉ · texte numérisé non relu

SURDI-MUTITÉ

La surdi-mutité ne diffère pas, quant à sa nature, de la surdité nerveuse ou symptomatique d’une altération locale. Ce qui eu fait le caractère propre, c’est qu’elle est souvent congénitale, de telle sorte que l’enfant ne pouvant acquérir la notion des sons se trouve dans l’impossibilité de les articuler. Il se peut faire cependant que l’enfant ait entendu et parlé jusqu’à l’àge de six ou sept ans, mais si, à cette époque il a perdu le sens de l’ouïe, il se trouve presque fatalement condamné à oublier les notions de la parole articulée qu’il a acquises, et peu à peu il devient muet en même temps que sourd. Il y a donc deux variétés de surdi-mutilé, l’une congénitale, l’autre acquise. Cette distinction est capitale parce que souvent les sourds et muets de naissance sont idiots, n’ont aucune idée des sons et sont trèsrebelles à l’éducation; tandis que la surdi-mutité acquise, n’est jamais absolument complète et laisse intactes les facultés cérébrales.

Il n’est peut-être pas de question aussi intéressante que celle de la surdi-mutilé ; mais quand le médecin a constaté qu’elle est héréditaire souvent, que les mariages consanguins y prédisposent, que les lésions anatomiques qui la déterminent sont assez mal connues, son rôle est à peù près fini. (E. Leplat.)]

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