EMPOISONNEMENT PAR LES POISSONS VÉNÉNEUX. — SYMPTÔMES
lie, dans l’estomac, il faut exciter le vomissement par la titillation de la luette et l’ingestion d’une grande quantité d’eau tiède ou par un demi-verre d’eau émétisée. On ne peut songer, dans ce cas, à l’emploi de la pompe stomacale, en raison de 1 état d’irritation de l’œsophage. Il faudra bien se garder de recourir à l’huile qui est un des meilleurs dissolvants de la cantharidine, et qui augmenterait les chances d’absorption. Si les évacuations alvines annoncent déjà le passage de la poudre de cantharide dans l’intestin, les lavements aideront son expulsion et calmeront le ténesme. Les préparations camphrées qu'on a beaucoup préconisées contre les accidents cantharidiens dynamiques, en raison de leurs propriétés anti-aphrodisiaques, ne pourraient, si elles étaient données à dose assez élevée, que compliquer la situation. Si les phénomènes de prostration ne se prononcent pas, on cherchera à éliminer le poison par l’ingestion de boissons aqueuses abondantes, mucilagineuses ou lactées et les grands bains. Dans le cas où les accidents seraient trèsgraves, on administrera une potion dans laquelle l’eau de cannelle, le laudanum et le sirop diacode forment la base. Plus tard, on combattra les accidents gastroentéritiques qui pourraient persister, par le traitement antiphlogistique. ]