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COLIQUE DE PLOMB

Suivant un passage de Nicandre, cité par Tanquerel (1), la colique de plomb a été décrite très-anciennement, et ce dernier auteur a prouvé, par des recherches exactes, qu’à toutes les époques, les effets pernicieux du plomb ont été bien connus; mais il faut arriver au milieu du XVII® siècle pour voir cette maladie bien décrite par Stockhusen (2). Depuis cette époque, il faut citer de Haen, Weismann, Astruc, Dubois, Stoll, Desbois (de Rochefort), et, dans des temps plus rapprochés de nous, Mérat (3), Andral, Grisolle (û) et Tanquerel; c’est à ce dernier auteur que nous devons les recherches les plus étendues et les plus exactes, et c’est à lui surtout qu’il importe d’emprunter les détails qui vont suivre.

§ I. — Définition.

Tanquerel regarde la colique de plomb comme une névralgie des organes digestifs et urinaires produite par l’absorption du plomb à l’état moléculaire dans l’économie. Les faits qu’il a cités à l’appui de cette définition ont assurément une grande

(1) Tanquerel des Planches, Traité des maladies de plomb. Paris, 1839. — A. Tardieu, Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité. Paris, 1854, t. 111, art. Plomb.

(2) Stockhusen, Traité des mauvais effets de la fumée de lalitharge. Paris, 1776, in-12.

(3) Mérat, Traité de la colique métallique. Paris, 1812.

(4) Grisolle, Essai sur lu colique de plomb , thèse. Paris, 1835.

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