‹ Guide du médecin praticien (volume 2)Chapitre 393 sur 494 · COLIQUE UE PLOMB. — SYMPTÔMES · texte numérisé non relu

COLIQUE UE PLOMB. — SYMPTÔMES

i valeur; mais comme ils n’ont pas encore résolu toutes les objections qu’on peut faire : à cette manière d’envisager la nature de la maladie, nous nous contenterons de la i définition suivante : c’est une affection produite par l’absorption du plomb, et dont I les principaux symptômes sont de violentes coliques, une constipation opiniâtre et i des crampes dans les membres.

La colique de plomb a été décrite sous les noms de colique saturnine , des peintres, des plombiers, des fondeurs, des potiers, de fumée, chat des fonderies , coliques du Poitou, du Devonshire (1), rachialgie métallique, colique scorbutique, sèche ; anglais : Dry belly o.che, dry colic; allemand: Bleikolik, Bergsucht.

§ H. — Symptômes.

« La colique de plomb peut débuter d’une manière assez soudaine. Cependant presque toujours elle a des prodromes ; ce sont tous les phénomènes d’intoxication précédemment décrits et auxquels se joignent bientôt un état de malaise, des douleurs dans les membres, de l’inappétence, une langue blanche, des selles de plus en plus rares et formées presque exclusivement de matières noires et ovillées.

» La maladie déclarée, les individus éprouvent une douleur plus ou moins vive; siégeant ordinairement à l’ombilic, moins souvent à l’épigastre ou à l’hypogastre, cette douleur occupe parfois plusieurs de ces régions à la fois; elle s’irradie même vers les lombes, vers les parties génitales, etc. Elle est tantôt obtuse, contusive; plus souvent elle est aiguë et dilacérante. Elle est continue, mais sujette à des exacerbations irrégulières pendant lesquelles les malades sont dans la plus grande anxiété; leurs yeux se cavent, la figure se grippe; ils poussent des cris lamentables, se roulent dans leur lit, et prennent les positions les plus bizarres pour se soulager. Beaucoup se couchent surtout à plat ventre, appuyant souvent leur poing sur l’abdomen : car un des caractères les plus remarquables de cette douleur est de se calmer ordinairement par la pression ; mais pour que cet effet soit produit, il faut que la compression soit faite non par secousses et avec l’extrémité des doigts, mais doucement et par degrés, avec la paume de la main tendue à plat. En procédant de la sorte, on soulage les malades dans plus des deux tiers des cas; chez d’autres malades, la pression est très-indifférente ; dans quelques cas trèsexceptionnels et de quelque manière qu’on procède, on réveille les douleurs. Les muscles abdominaux, spécialement les muscles droits, sont le plus souvent le siège d’une hyperesthésie; on la réveille en pressant les muscles avec l’extrémité des doigts ou bien en grattant légèrement : c’est là un point curieux que Briquet a signalé il y a quelques années (2).

» Le tiers des malades atteints de colique saturnine a le ventre plus ou moins rétracté; chez les autres, l’abdomen a sa forme ordinaire. La rétraction du ventre se voit surtout dans les coliques violentes. Ce phénomène remarquable nous paraît tenir à une contraction spasmodique des muscles abdominaux qui s’appliquent instinctivement sur les viscères comme pour en atténuer les souffrances.

» Presque tous les malades dont nous parlons sont constipés, et .cette constipation est le plus ordinairement très-opiniâtre. Plus des trois quarts d’entre eux ont

(1) Voyez aussi Synonymie de la colique nerveuse, t. IV, p. 84.

\2) Briquet, Archives générales de médecine, année 1858.

DES J INTOXICATIONS

(les nausées; celles-ci sont, chez la plupart, suivies de vomissements, qui tantôt sont aqueux, mais qui presque toujours sont bilieux, amers et d’un vert porracé. Quelques-uns sont en même temps tourmentés par des éructations et par des hoquets. Chez ces individus, la langue est nette et le plus souvent blanchâtre, la soif est variable, l’appétit complètement nul; l’haleinc exhale ordinairement une odeur saburrale. La sécrétion urinaire est presque toujours diminuée, et chez quelques malades la miction est douloure use et s’accompagne de ténesme.

» Le plus souvent il existe des douleurs dans différentes parties du corps, telles que de la céphalalgie (chez un quart); des tiraillements, des douleurs convulsives vers les cordons testiculaires (chez un quart); des crampes, un sentiment d’engourdissement, ou bien des douleurs lancinantes et dilacérantes dans les muscles des membres inférieurs (chez les trois quarts), ou des supérieurs (chez la moitié), plus ou moins fréquemment dans les muscles lombaires (chez un tiers); enfin, quelques-uns (un septième) éprouvent un sentiment de constriction pénible vers le thorax. Au milieu de cés souffrances si vives, la peau conserve sa température et le pouls sa fréquence normale, souvent même il est plus lent que de coutume; en un mot, la colique de plomb estime affection tout à fait apyrétique; mais les malades sont fatigués, leurs forces sont anéanties, ils sont privés de tout sommeil, ce qui dépend surtout de la vivacité et de la continuité des douleurs.

» La colique peut se compliquer d’autres affections saturnines, notamment de divers accidents cérébraux, et des différentes formes de paralysies dont nous parlerons plus loin. Elle peut aussi s’accompagner de toute autre maladie survenant indépendamment de l’action du plomb: la chose pourtant est rare; nous en exceptons néanmoins l’ictère, qui se déclare dans un huitième des cas environ; mais il a rarement une grande intensité. » (Grisolle) (1).

Tanquerel a constaté l’existence, pendant les accès de coliques, de la rétraction de l’anus, et de contractions violentes du rectum, semblables à des crampes. Il a noté aussi l’existence de tumeurs mobiles dans l'abdomen, dues à des accumulations de gaz.

§ III. — Marche, durée, terminaison.

Tanquerel a distingué trois périodes : période d’invasion, période d'augment et période de déclin. La première marche avec une rapidité très-variable; dans la seconde, les exacerbations ou accès de colique sont plus ou moins éloignés et ont une intensité très-diverse; la dernière peut se terminer très-brusquement par la disparition de tous les symptômes; mais il n’est pas très-rare de voir, au moment où tous les accidents semblent s’amender, la colique reparaître avec une nouvelle intensité.

La durée de cette affection, lorsqu’elle est abandonnée à elle-même, ou lorsqu’elle n’est pas convenablement traitée, est indéterminée; mais, dans l’immense majorité des cas, un traitement convenable en fait justice en très-peu de jours.

Les rechutes sont assez fréquentes. Tanquerel a constaté qu’elles se produisent une fois sur vingt ; elles sont provoquées ordinairement par des écarts de régime; mais le plus souvent elles sont dues à l’emploi d’un mauvais traitement.

Les récidives sont très-fréquentes, c’est-à-dire que les sujets qui ont été une

(1) Grisolle, Traité de pathologie interne, 9e édit. Paris, 18G5,t. 11, p. 22.

connue ni- pr.oun. — diagnostic, pronostic.

première fois affectés de cette maladie sont plus exposés qu’auparavant à la contracter, s’ils se remettent sous l'influence des mêmes causes, ce qui n’arrive que trop souvent.

§ IV. — Lésions anatomiques.

On n’a trouvé aucune lésion qui rçndc compte de la colique de plomb, car la rétraction du tube digestif est une simple conséquence de l’affection; c’est là le principal motif qui a fait regarder la colique de plomb comme une névralgie.

§ V. — Diagnostic, pronostic.

[ « De tous les symptômes constituant la colique de plomb, pas un seul, pris isolément, n’est caractéristique. Ce n’est que par leur réunion que le diagnostic peut s’établir. Le liséré, dans les intoxications aiguës, n’existe pas toujours; d’un autre côté, il existe dans quelques affections autres que l’intoxication saturnine. II est vrai qu’il est différent : ainsi, dans la stomatite mercurielle, il est livide; il ne saurait non plus être confondu avec le tartre ou le liséré des individus à circulation languissante et phthisique. Aug. Frédéricq signale, en effet, chez tous les tuberculeux une strie de couleur rouge-brique, existant toujours au moins au niveau des deux incisives inférieures et médianes. Le liséré signalé par Thompson, décrit aussi par le docteur Dutcher comme signe prodromique de la tuberculisation, a plus d’analogie. Mais les autres signes ne permettront jamais de confondre le liséré de Thompson avec le liséré de Burlon.

» Les douleurs de ventre, les nausées, les vomissements, la constipation, l’ictèrp, sont des symptômes communs à un grand nombre de maladies viscérales; la gastrite, la gastralgie, l’entérite, la péritonite, l’étranglement interne, la néphrite, les coliques hépatique et néphrétique, la colique de cuivre, les coliques causées par le mercure, l’arsenic, présentent ces symptômes à divers degrés et pourraient en imposer, si l’on ne consultait qu’un seul symptôme; mais leur ensemble rend la méprise à peu près impossible. » (Vaullegeard, thèse citée.)

Quant au diagnostic à établir entre la colique saturnine et la colique nerveuse des pays chauds, dont quelques médecins très-convaincus admettent encore l’existence à titre d’entité morbide tout à fait distincte, sous le rapport étiologique, de l’intoxication saturnine, il est impossible d’en formuler les bases, de l’aveu même des partisans de la doctrine de la non-identité. C’est cette ressemblance si frappante entre les cas de coliques dont l’origine saturnine est bien reconnue et ceux où elle n’a pu l’être, qui a été toujours un des arguments les plus puissants contre l’introduction, dans la nosologie, d’une colique nerveuse relevant uniquement soit de la cachexie palustre, soit d’un miasme spécial. Les défenseurs les plus ardents de l’existence de la colique sèche, comme maladie propre aux climats intertropicaux, ne pourraient admettre, avec Monneret (1), qu'on puisse facilement établir le diagnostic entre la colique végétale et la colique de plomb, <• d’abord en s’assurant que le plomb n’a pu être introduit dans l’économie et ensuite en observant les effets du traitement. » Dans beaucoup de cas, en effet, il est impossible de certifier qu’il n’y a pas eu intoxication saturnine, et c’est justement cette difficulté qui prolonge le débat.

(1) Monneret, Traité élémentaire, de pathologie interne. Paris, 1866, t. III, p. 36.

DES INTOXICATIONS

Il est tout à fait inexact, également, d’avancer que l’opium et ses préparations exercent sur l’entéralgie des pays chauds une influence très-rapide et très-heureuse qu’ils n’ont pas sur l’entéralgie saturnine: les médecins delà marine, les praticiens des colonies, sont tellement pénétrés des mauvais effets des opiacés dans ces cas, tant que le cours des évacuations n’est pas rétabli, c’est-à-dire que la détente n'est pas survenue, qu’ils se gardent bien d’y avoir retours. Jamais non plus, les observateurs qui admettent l’existence de la colique spéciale aux pays chauds n’ont songé à s’appuyer sur la manifestation de rémissions d’une durée plus longue dans l’entéralgie tropicale que dans la colique saturnine. L’anémie, au contraire, se rencontre si habituellement chez les sujets atteints de colique sèche, que tous les médecins qui ont étudié cette question si débattue, ont considéré, de part et d’autre, l’appauvrissement du sang comme la cause sinon déterminante, du moins la plusefïicace pour l’invasion de la névrose. Enfin, les partisans de la non-identité de la colique sèche et de la colique saturnine sont obligés de reconnaître que dans un grand nombre de cas, où l’on n’est pas arrivé à prouver que les malades ont été soumis à l’influence du plomb, le liséré de Burton existait cependant d’une manière très -apparente. Ceux de nos lecteurs qui voudront être édifiés sur les discussions que ce point important de pathologie a suscitées dans ces dernières années auront recours aux travaux des médecins de la marine française en particulier (1). ]

Pronostic. — La colique de plomb doit être regardée comme une maladie grave; car, bien qu’elle n’occasionne pas la mort par elle-même, elle peut être suivie d’accidenls cérébraux, de paralysie; en un mot, avoir des conséquences redoutables.

§ VI. — Traitement.

Traitement de la Charité. — Ce traitement célèbre a procuré un grand nombre de guérisons.

Formule du traitement de la Charité.

Premier jour. — 1° Dans la journée: Eau de casse avec les grains , ainsi composée.

^ Casse en bâton concassée 60 gram.

Faites bouillir dans :

Eau 1000 gram.

Ajoutez : *

Émétique 15 centigr. | Sel d’Epsom 30 gram.

2° Dès l’entrée : Lavement purgatif des peintres :

Feuilles de séné 15 gram.

Faites bouillir dans :

Eau 1000 gram.

Ajoutez :

Sulfate de soude 15 gram. | Vin émétique 120 gram.

(1) Ségond, Essai sur la névralgie du trisplanclmique . Paris, 1837. — Mauduyt, Des coliques sèches dans les pays chauds , thèse. Paris, ISA 8. — Fonssagrives, De la nature et du traitement de la colique nerveuse, in Arch. gén. de méd.. 1852. — Le Roy de Méricourt, Hist. méd. de la campagne de /'Archimède, thèse de doctorat. Paris, 1853. — Le Tersec, Observ. sur la colique nerveuse. Monlpeilier, 1855. — Dutroulau, Gazette médicale de Paris, 1 851 , n° 18 ; Arch. gén. de méd., 1 855. Voyez son Traité des maladies des Européens dans

COLIQUE DE PLO.UB. — TKAITEMEINT.

3° Le soir: Lavement anodin des peintres:

2f Huile de noix 10 gram. | Vin rouge

l\° A huit heures: Bol calmant.

If Thériaque 4 à 6 gram. | Opium

Deuxième jour. — 1° Le matin: Eau bénite:

If Tartre stibié 30 centigr. | Eau tiède

A prendre en deux fois, à une heure de distance.

2° Le reste du jour: Tisane sudorifique simple:

aa 30 gram.

Salsepareille

’if Gaïac

Squine

Faites bouillir une heure dans :

Eau 2000 gram., jusqu’à réduction à.

Ajoutez :

Sassafras 30 gram. | Réglisse

Faites bouillir encore légèrement, et passez.

360 gram.

5 à 7 centigr.

250 gram.

30 gram.

1000 gram.

15 gram.

3° A cinq heures du soir: Le lavement anodin des peintres , ut suprà. 4° A huit heures: Le bol calmant , ut suprà.

Troisième jour. — 1° Deux verres de la tisane sudorifique laxative suivante :

If Tisane sodorifique simple, ut suprà 1000 gram.

Séné 30 gram.

Faites bouillir légèrement et passez.

2° Dans la journée : Tisane sudorifique simple , ut suprà.

3° A quatre heures: Lavement purgatif des peintres , ut suprà.

U° A six heures: Lavement anodin, ut suprà.

5° A huit heures : Bol calmant , ut suprà.

Quatrième jour. — 1° Le matin: Purgatif des peintres :

?f Follicules de séné 8 gram. j Eau 240 gram.

Réduisez par l’ébullition à 180 grammes. Ajoutez :

Sel de Glauber 30 gram. | Sirop de nerprun 30 gram.

Jalap en poudre 4 gram. [

2° Après l’administration du purgatif: Tisane sudorifique simple, ut suprà.

3° A cinq heures : Lavement anodin, ut suprà. k° A huit heures: Bol calmant, ut suprà.

les pays chauds, p. 582. — Lefèvre, Recherches sur les causes de la colique sèche. Paris, 1859 ; Nouveaux documents concernant l'étiologie saturnine de la colique sèche ( Arch . de rnéd. navale, l. II, p. 302, 385). — Marion, in Nouv. Annal, maritimes, août 1852. — Péron, Quelques réflexions sur la colique sèche. Paris, 1858. — Petit, Considér.hyg. et méd. sur la colique sèche. Paris, 1855. — Jules Rochard, Union médicale , 1856. — Touzé, De la colique sèche des pays chauds. Paris, 1858. — Fallot, Relat. d’une épidémie de colique nerveuse au Gabon (Montpellier médical, t. XV, n° 9, 1865). — Vidal, De la colique sèche à la Guyane française, thèse de doctorat. Montpellier, 1863. — Villetle, De l’identité de la colique de plomb et de la colique sèche (Arch. de méd. navale, t. V, p! 81). — Chapuis, Gazette hebdomadaire, septembre 1860. — Voy. aussi l’excellent ariicle historique et critique de Hirsch, Handbuch der historich geographischen Pathologie , Endemische Kolik, 7-weiter Band,p. 261.

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l)i:S INTOXICATIONS.

Cinquième jour. — 1" Tisane sudorifique laxative, ut su prit.

2° À quatre heures: Lavement 'purgatif des peintres, ut suprà.

3° A six heures: Lavement anodin, ut. suprà.

h° A huit heures: Iiol calmant, ut suprà.

Sixième jour. — Reprendre le traitement du quatrième jour.

Septième jour. — Reprendre le traitement du cinquièmejoùr, et, de plus, la tisane sudorifique simple, dans la journée.

Régime. — On prescrit la diète pendant le traitement; seulement, dès le cinquième jour, on peut permettre du bouillon.

Après ce traitement complet, le malade est ordinairement guéri. On se contente alors de continuer pendant quelques jours l’usage de la tisane sudorifique simple, et parfois du bol calmant.

Si Tes accidents n’étaient pas complètement dissipés, on pourrait reprendre le traitement des derniers jours, à partir du troisième, du quatrième ou du cinquième, suivant les cas; s’ils conservaient quelque gravité, on ne devrait pas hésiter à recommencer tout le traitement, et c’est ce qu’il faut faire dans les cas de rechute.

Ce traitement renferme une multitude de médicaments compliqués, et l’on peut supposer que plusieurs d’entre eux sont inutiles. Aussi bien des médecins ont-ils modifié la formule, retranchant un médicament ou l’autre, suivant leur manière de voir. Ont-ils eu raison? Rien ne le prouve, car ils ne nous ont pas fait connaître le résultat de leur médication. Nous pensons que, si l’on veut administrer le traitement de la Charité, il n’y a, dans l’étal actuel de la science, aucun motif d’en retrancher un moyen plutôt qu’un autre.

Quant aux résultats, nous avons dit plus haut qu’ils sont plus satisfaisants, et c’est ce qu’a constaté Tanqucrel. Mais n’est-il pas de médication plus simple et plus efficace ? C’est ce qu’il s’agit de rechercher.

Tanquerel, ayant vu mettre en usage Y huile de croion dans un nombre considérable de cas, a trouvé que, par ce moyen, les malades guérissaient plus rapidement, et dans une plus grande proportion des cas, que par le traitement de la Charité, dont néanmoins il reconnaît la grande efficacité. Grisolle, qui, comme l’auteur que nous venons de citer, a étudié avec un grand soin les maladies saturnines, est du mémo avis, en sorte que cette manière de voir a une très-grande valeur ; néanmoins il nous paraît que les recherches doivent être continuées sous ce point de vue, parce qu’un certain nombre de cas étant rebelles aux meilleures médications, et le hasard pouvant en réunir un grand nombre dans une série de faits, on ne saurait trop multiplier les expériences.

Traitement par l'huile de croton iiglion. — « Le meilleur mode d’administration de l’huile de croton, c’est de la donner à la dose d 'une goutte dans une cuillerée de tisane, à la première visite qu’on fait au malade.

» Si cette première prise ne produit pas de selles ni de vomissements, sept ou huit heures après, il faut encore administrer une nouvelle goutte ou un lavement purgatif.

» Le lendemain et le surlendemain, on devra encore prescrire l’huile de croton de la même manière.

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