GOITRE ENDÉMIQUE. — DESCRIPTION SYMPTOMATOLOGIQUE
nuis i la cause efficiente du goitre (1). » Enfin, selon Morel (2), » le goitre est du à une action spéciale qu'un principe intoxicant exerce sur le système, cérébrospinal, soit par l'air que l'on respire , soit par les substances que l'on ingère dans r économie , et qui parait être surtout en rapport avec le CALCAIRE MAGNÉSIEN, sans que l’on puisse affirmer d’une manière absolue que le goitre ne se trouve pas dans d'autres constitutions géologiques. »
Ajoutons, pour compléter ce qui a trait à l’étiologie, que les femmes sont plus exposées que les hommes à contracter le goitre, et que les ravages exercés par l’endémie se font particulièrement remarquer dans la classe malheureuse.
§ II. — Description symptomatologique, diagnostic.
L’étude des questions relatives it l’étiologie du goitre endémique devait nécessairement être traitée avec quelque étendue; celle des symptômes et du diagnostic exigera de moins longs développements (3).
Le goitre endémique apparaît le plus ordinairement d’une manière lente et insidieuse; aussi n’est-il pas sans intérêt d’indiquer les différents modes de manifestation du mal.
« Quand il est d’origine récente, toutes les parties vasculaires des régions antérieure et latérales du cou participent au développement de la glande thyroïde (Morel). Le tissu cellulaire participe de celte turgescence ; le cou paraît gros, large, ample, sans offrir aucune tumeur bien dessinée; cette tuméfaction générale du cou est molle au toucher; elle est comme spongieuse, élastique. Le palper le plus délicat ne rencontre ni lobe, ni lobule bien distinct; tout est compromis au même degré dans celle intumescence ; tout le tissu de la glande thyroïde est confondu lui-même dans cette niasse injectée; les veines sous-cutanées sont pleines, saillantes, sans que la peau change de couleur (A). »
Cette tuméfaction, caractéristique du goitre dit hypérémique (Savoyen) ou diffus (Morel), n’est pas exclusivement propre à l’hypertrophie thyroïdienne endémique, elle s'observe chez quelques enfants nouveau-nés et chez quelques filles dont la menstruation est difficile (Morel), mais elle est surtout fréquente chez les femmes enceintes (5). C’est elle, aussi, que l’on désigne souvent sous le nom de gros cou, cou gras, et qu’on observe chez les individus qui viennent pour la première fois habiter un pays à goitre.
« Rarement les individus porteurs de ces sortes de goitres ont-ils recours aux soins de la médecine. Dans les pays où l’affection est endémique, la turgescence commençante de la glande et de ses parties environnantes passe pour ainsi dire inaperçue. D’ailleurs, la souffrance est nulle ou peu accusée; l’œil est vif et bril-
(1) Moretin, De l'étiologie du goitre endémique et de ses indications prophylactiques et curatives, thèsq inaugurale, 24 juin 1854-
(2) Morel, Influence de la constitution du sol, etc. (lue. cit.). — Du goitre et du crétinisme (Arch. génér. de méd. , 1864, t. I, p. 189), travail auquel nous avons fait les plus larges emprunts pour la rédaction de cet article.
(8) Nous empruntons encore la plupart des détails qui vont suivre au Mémoire déjà cité de B. A. Morel (Arch. génér. de mécl., 1863, 1. II, p. 135 et suiv.).
(4) Savoyen, Nouvelles études philosophiques sur la dégénévafion physique et monde de l'homme, 1854.
(5) Voy. plus haut notre article Goître passager.
INCEUTÆ SEDIS.
huit, parfois proéminent; la lace est colorée; les individus oui toutes les apparences d’une santé parfaite.
» Mais, si les symptômes de la période initiale sont peu alarmants aux veux du vulgaire, il n’en est pas ainsi pour le médecin qui a fait une élude sérieuse des modifications qu’éprouve la santé des personnes ainsi affectées. Elles ont généralement la respiration embarrassée, rauque et stridente; les marches forcées deviennent pénibles, difficiles, et la course est parfois impossible. L’ascension des lieux abrupts s’accompagne d’une dyspnée qui rappelle celle des asthmatiques. A la longue, la gène de la circulation s annonce par des troubles plus significatifs, et les malades finissent par se plaindre de gêne cl de pesanteur delà tète; quelques-uns ont des bourdonnements d’oreille; ils deviennent lourds, apathiques; leurs sens n’ont plus la même perfection. Tout cela est important à noter au point de vue de la singulière influence que le goitre exerce non-seulement sur la constitution physique, mais sur l’état intellectuel des individus.
» C’est à cette période initiale que les moyens hygiéniques devront être conseillés, et que le traitement par les sels iodurés a une efficacité incontestable. Mais, après un temps variable selon l'âge, le sexe des individus, selon les moyens hygiéniques dont ils peuvent disposer, le mal suit une marche ascensionnelle, et le goitre se présente sous une forme tellement caractéristique, que le traitement offre peu de chances de succès. « (Morel.)
Alors les individus maigrissent, « la peau prend une couleur terreuse, la figure perd sa fraîcheur et se sillonne de rides. Alors aussi, la tumeur thyroïdienne est plus évidente. Isolée et détachée des tissus environnants, cette glande est comme ramassée dans son propre tissu, présentant une, deux ou trois saillies nettement arrondies, globuleuses, quelquefois toutes réunies en une seule boule énorme, quelquefois séparées entre elles par des espaces bien distincts, mais offrant toujours au toucher la sensation d’une masse charnue, dure, résistante et quelque peu mobile, sillonnée par des rides. Quelques veines sous-cutanées serpentent au devant de ces sphères informes. On ne voit pas la dilatation des vaisseaux cervicaux aussi prononcée que dans l’autre espèce d’engorgement thyroïdien [goitre hypérèmique ou di/fus ); et si quelquefois on aperçoit mieux ces mêmes vaisseaux, ce n’est pas parce qu’ils sont extrêmement dilatés, mais parce qu’ils sont rendus plus saillants par l’amaigrissement des parties environnantes du corps thyroïde, amaigrissement qui est accompagné de celui du reste du corps [goitre anémique de Savoyen (1) ; goitre dégénéré de Morel).
» Il est inutile d’insister sur l’incurabilité de la glande thyroïdienne ainsi hypertrophiée, alors surtout qu’il existe des indurations et des altérations de tissu, et souvent aussi un état cachectique général, indice de la progression du mal. Cet état, qui a reçu le nom de cachexie goitreuse , consiste dans un ensemble de symptômes qui se révèlent par la torpeur et l’engourdissement des facultés intellectuelles, par des troubles dans l’hématose et par une vieillesse anticipée. Le rôle du médecin consiste, dans ce cas, à améliorer ou soulager, quand faire se peut, la position des individus, mais surtout â recommander aux parents affectés du goitre, de surveiller d’une manière particulière l’hygiène physique et morale de leurs enfants. Pareille
(1) Savoyen, toc. cit ., p. 121.
' GOÎTRE ENDÉMIQUE. — TRAITEMENT. t'07l
recommandalion serait au moins superflue si les médecins qui vivent au milieu des populations contaminées ne s’étaient pas depuis longtemps rendu compte des rapports intimes qui existent entre la cachexie goitreuse des parents et l’état de dégénérescence des descendants connu sous le nom de crétinisme. » (Morel.)
§ III. — Traitement.
Le traitement du goitre comprend deux divisions : l’une renferme les moyens destinés à combattre le goitre lorsqu’il s’est développé chez un individu ; la seconde comprend les moyens hygiéniques tentés pour en empêcher le développement. Le médecin, dans l’emploi de l’un ou de l’autre de ces deux groupes de moyens, prophylactiques ou thérapeutiques, a pour but de lutter contre l’apparition ou le développement du goitre, qui peut directement mettre la vie en danger; mais un but plus éloigné ne doit pas être perdu de vue, c’est la lutte contre le crétinisme. Dût-on, en effet, ne pas considérer le crétinisme comme étant le terme ultime, inévitable , d’un mal dont le goitre endémique serait une manifestation antérieure (les crétins naissant des goitreux); les rapports intimes trop fréquemment constatés entre le crétinisme et le goitre endémique doivent éveiller la sollicitude du médecin.
Moyens prophylactiques. — Les incertitudes qui régnent encore sur la cause réelle du goitre se traduisent dans les indications que l’hygiène est à peine en mesure de nous donner. Cependant, tout en renvoyant le lecteur au Mémoire de Morel, dans lequel il trouvera discutées les questions relatives à ce sujet, nous reproduirons -ici le programme dans lequel Mgr Billiet a rassemblé les moyens prophylactiques à employer dès à présent (1) :
« 1° Moyens propices ci combattre les causes secondaires. — Déboiser, faire couper les grands arbres qui ombragent trop les habitations des paysans, faire pratiquer la propreté, ordonner l’enlèvement des fumiers qui sont très-souvent jetés dans une mare à la porte des habitations; favoriser la circulation de l’air, faire agrandir les fenêtres, ne pas laisser des familles entières sur la terre nue, faire faire dans chaque habitation un plancher ou un dallage.
» 2° Multiplier l'usage des filtres domestiques ; aviser aux moyens de faire faire des filtres peu coûteux; voir s’il n’v aurait pas moyen d’en augmenter l'efficacité en y ajoutant quelques réactifs.
» 3° Moyens directs. — Chercher de bonnes eaux. Les eaux qui sortent du calcaire compacte, du calcaire dur et à couches épaisses, ne donnent jamais ni le goitre ni le crétinisme; en général, celles qui sortent des roches dures, des roches où il n’y a rien de friable, rien de soluble, sont les plus saines. Il y a donc beaucoup à faire pour chercher et conduire de bonnes eaux partout où cela est praticable.
>> l\° Préparer des remèdes iodurés économiques et inolfensifs, et les faire administrer très -prudemment aux enfants qui fréquentent les écoles communales.
» 5° Faire construire des citernes. Ce moyen, qui introduit l’usage d’eau distillée, qui n’a point subi l’influence du sol, est de tous le plus sûr et le plus efficace. »
(1) M6f Billiet, Lettre de Chambéry , 28 mars 1862, publiée par A. Morel, in Mémoire cité (Arch. yén. de méd., 186Û, t. I, p. Æ55-Û57),
INCliltï.E SEMI'.
Traitement médical interne et externe. — 1° Préparations iodées. — Avanl la découverte de l’iode, on se servait déjà de l’éponge calcinée, dont on administrait 6 à 8 grammes par jour dans de l’eau ou du vin. On en faisait aussi des bols, des électuaires, des pastilles.
On fait encore quelquefois usage du collier de Morand, lequel est de lalTetas noir. On y appose une carde de coton que l’on saupoudre avec la préparation suivante :
If Hydrochlorate d’ammoniaque
Hydrochlorale de sojide décrépilée. . . ' aa pal lies égales. Éponge calcinée sans être lavée )
On recouvre le tout avec une mousseline que l’on pique en carrés ou en losanges. On applique ce collier sur le goitre, du côté de la mousseline ; il ne faut le quitter ni jour ni nuit, et renouveler la poudre tous les vingt jours à peu près. Morel s’est plusieurs fois servi avec avantage de celte médication.
Dès que l’on eut indiqué la teinture d’iode pour guérir le goitre, on en lii un emploi démesuré dans quelques pays, notamment à Lausanne, où presque tout le monde, goitreux ou non, en portait un flacon avec soi. Linck (t), qui rapporte ce fait, ajoute que de nombreux accidents ont été le résultat d’un semblable abus.
Cependant, Ch. Lasègue (2) a proposé un mode d’administation qui permet de donner le médicament à hautes doses sans inconvénients. Mais, pour éviter les sensations douloureuses, l’espèce de gastralgie qu’amène souvent l’administration de l’iode, il doit être de règle absolue de ne le donner qu’au moment du repas ; l’excitation stomacale, qui est alors produite, n’a rien de douloureux ni de nuisible, et ne fait que favoriser la digestion. La dose prescrite avec celte précaution par Cl). Lasègue a été élevée progressivement de 8 à 10 gouttes deux fois par jour, à 5 et b grammes pendant le repas, en prenant pour excipient un peu d’eau sucrée, ou de préférence du vin d’Espagne qui masque mieux la saveur.
Coindet ajoute l’iiyd riodate de potasse ou de soude à l’iode, dans le traitement interne du goitre :
If Alcool à 35° 30 gram. Hvdriodate de potasse ou de soude. 2Sr, 50
Iode 2t>’r, 50
Il commence avec dix gouttes de cette mixture dans un demi-verre de sirop de capillaire ou d’eau sucrée, pris le matin à jeun, une deuxième dose à dix heures, et une troisième dans la soirée. A la lin delà première semaine, on peut augmenter de cinq gouttes et aller ainsi progressivement.
On associe parfois à cette médication interne des frictions avec une pommade dont voici la formule (Morel) :
Hydriodate de potasse 2 gram. | Axonge 30 gram.
Monod et Gibert (du Havre) ont aussi mis en pratique, à l’intérieur, la préparation suivante :
Vin rouge 1000 gram. | Hoscs de Provins 100 gram.
Faites digérer les roses, passez et ajoutez :
Teinture d’iode 8 grain. | lodure de potassium S gram.
Linck, Journal complémentaire, avril et mai 1 8 2.1. Ch. Lasègue, cité par Fabre, dans son Traite itu >jo
itre et fin crétinisme,
GOÎTKE ENDÉMIQUE. — TRAITEMENT.
L’expérience a prouvé à Gibert (du Havre) qu’il vaut mieux administrer l’iode à l’état de combinaison, plutôt qu’à l’état pur. Il se forme alors un iodo-tannate associé à l’iodure de potassium. Le vin se prend à la dose d’une cuillerée à café par jour. On augmente la dose selon la convenance.
Pour épargner la sensibilité des voies digestives, Fabre conseille d’introduire directement dans le système absorbaut (par des frictions sur la langue) un excitateur puissant, tel que l’hydriodate de potasse : on mélange par la trituration U grammes de ce sel avec 8 grammes de poudre fine de réglisse, et l’on divise le tout en l\5 paquets. Dans un cas, l’auteur de celle médication prescrivit un paquet par jour, le matin à jeun, en frictions sur la langue, à un jeune homme de dix-huit ans, porteur d’un goitre très-prononcé. Il lui recommanda en outre de garder le plus longtemps possible la salive dans la bouche pendant la durée de la friction (cinq à six minutes), et de l’avaler ensuite. Au bout d’un mois, le goitre avait perdu les trois quarts de son volume, et la thyroïde fut rendue à l’état normal par la continuation du traitement pendant vingt-cinq jours (1). Dans quelques circonstances, Fabre a vu se développer un mouvement fébrile, lorsque la dose de ce médicament avait été élevée à 15 ou à 20 centigrammes pour chaque friction particulière. Il suspendait alors, pendant une quinzaine de jours, les frictions, et en diminuait la dose de moitié en la reprenant. Quelquefois aussi le goitre devenait dur, rénitent, douloureux à la pression, avec excitation fébrile. Il était urgent même de recourir à des évacuations sanguines générales ou locales, et d’appliquer des émollients. Aussi l’auteur pense-t-il qu’il ne faut pas porter la dose de l’hydriodate de potasse aussi haut que l’ont fait quelques médecins. La médication préconisée par Fabre lui a, du reste, réussi sur un grand nombre de sujets de sexe différent, alors que le traitement iodé à l’intérieur et la pommade avec l’hydriotate de potasse employée extérieurement avaient échoué (2).
Les préparations iodées forment encore la base du traitement adopté pour les goitreux du département de la Seine-Inférieure ; nous en donnons ici la formule telle qu’elle a été rédigée par Vingtrinier (3).
1° Solution de teinture d’iode chargée d’iodurc de potassium, dans la proportion de h grammes de sel pour 30 grammes de teinture (en prendre à tous les repas, dans la boisson ou dans la soupe, 3, h ou 5 gouttes à la fois; en tout, 12 à 1 5 gouttes par jour).
2° Tous les soirs, au coucher, une pincée de poudre d’éponge calcinée sous la langue (6).
3° Frictions sur le cou avec la pommade iodurée, dans la proportion de h grammes d’iodure de potassium pour 30 d’axonge.
U° Une cravate de sel sur le cou, pendant la nuit.
(1) Fabre, /oc. cil.., p. 103.
(2) Fabre, loc. cit., p. 107.
(3) Vingtrinier, Rapport du médecin des épidémies sur les maladies qui ont régné dans l’arrondissement de Rouen pendant l'année 1859, et sur le traitement du goitre.
(h) Formule de la poudre dite de Sencg : Poudre d’éponge de couleur rousse, torréfiée le moins possible, 20 gram. ; chlorhydrate d’ammoniaque, 1 gram. ; charbon végétal, 1 gram.
On peut remplacer celte poudre par les granules d’éponge, qui sont d’une administration plus facile et tout aussi efficaces (Meritel) :
Éponge rousse 100 gram. | Sucre 300 gram.
Granule/. — Oosc : 2 à 1 grammes.
VALLFlx, 5e édit.
1NCERTÆ SEDTS.
a° ljn flacon> contenant de l’iode métallique, est suspendu dans les rideaux du lit.
6° Quelquefois il est nécessaire de joindre le sirop antiscorbutique à ce traitement, ainsi que quelque préparation ferrugineuse, telle que l’iodure de fer en pilules.
7° bon régime; habitation sèche et au soleil.
8° Recommander les bains de mer ainsi que l’éloignement des pays contaminés, quand la fortune des individus le permet.
Le traitement qui a le mieux réussi, entre les mains de Nièpce (1), sur plus de trois cents goitreux, consiste:
1° En boissons amères, toniques, prises parmi les plantes antiscorbutiques, avec addition de sirop de protoiodure de fer, préparé suivant la formule de Dupasquier.
2° L huile de foie de morue avec addition d’un décigramme d’iode ou de 15 centigrammes de bromure de 1er (par 100 grammes d’huile).
3° Les frictions sur la tumeur avec le liniment suivant:
Ammoniaque 15 gouttes 1 Huile decamomillecamphrée. 250 gram.
Brome 2 gram.
Dans les cas où la tumeur est très-dure, Nièpce recommande la pommade suivante :
Protoiodure de mercure. . . 75 centigr. | Axonge IG gram.
Dans les districts qui longent le pied de l’Himalaya, près dé Goruckpore et de Firhood, plusieurs médecins anglais, depuis Cunningham et Holmes (en 1855), ont employé contre le goitre la pommade suivante :
^ Dcutoiodurc de mercure 1 gram. | Axonge 30 gram.
« Environ une demi-heure après le lever du soleil, une partie de l’onguent doit être étendue et frottée sur tout le goitre, pendant à peu près dix minutes, avec une spatule d’ivoire ou un coupe-papier. Il ne faut pas l’enlever à la suite de cette friction, mais au contraire le recouvrir d’un tissu léger, et faire asseoir le malade exposé au soleil, les rayons solaires paraissant exercer une grande influence sur l'efficacité de ce remède. Lorsqu’il n’y a pas de soleil, le cou doit être exposé librement au contact de la lumière diffuse, ou bien il faut faire asseoir le malade auprès d'un feu.
» Une demi-heure après l’application, le malade commence h éprouver de la cuisson cl une sensation de chaleur à la peau, etc.; une heure plus tard, il se développe une vésication qui peut être pansée, comme d’ordinaire, avec du cérat simple.
•> Les elTets du dculoiodure de mercure appliqué sur le goitre se prolongent longtemps après que la vésication est guérie (Macnamara). La tumeur continue de décroître de jour en jour, pendant un mois ou six semaines, et même, pour la guérison des goitres les plus volumineux, il ne faut pas répéter l’application du
(1) Nièpce. foc. ciV., t. I, p. 4SA.