MA I.AI MES DES FEMMES
I.n pot potion permet d’explorer la sensibilité des parties contenues dans le bassin et de reconnaître l’augmentation de volume de l’utérus, sous des proportions parfois considérables (Crocq).
La pelvi-pcritonite chronique , qui existe ordinairement en même temps se reconnaît aux signes qui lui sont propres (1), et c’est en général, sans cause apparente, au moment d’une époque menstruelle, qu’apparaissent des symptômes fébriles plus intenses. « Au bout de peu de jours, ceux-ci perdent de leur acuité, mais le mal, arrivé h cette période, reste stationnaire, puis il y a des poussées successives venant s’enter sur une inflammation chronique; quelquefois la suppuration arrive assez vite, et peut ajouter une cause d’épuisement à celles qui existent déjà. .. D’autres fois, par une sorte de balancement, la prédominance de ces symptômes uteiins et peiitoneaux fait taire pour un temps les symptômes pectoraux ci laisse croire quelquefois à une guérison qui est généralement de courte durée. (Arau.)
La présence des symptômes d’une pelvi-péritonite chronique persistante peut évidemment aider au diagnostic, et, dans un cas où ils existaient, Boucher de la Ville-Jossy (2), eu déprimant le cul-de-sac postérieur, put arriver à ce diagnostic. Il constata ainsi, outre ces signes, l’existence de petites bosselures moniliformes, non fluctuantes, douloureuses, dures, arrondies, et la présence, appréciable au doigt, des annexes utérines dans le cul-de-sac utéro-rectal.
L'examen à raide du spéculum n’apprendra rien, si ce n’est que quelquefois le col est le siège d’exulcérations, quelquefois même d’ulcérations profondes, qui, généralement, n’ont aucun caractère spécial (Wieland et J. Dubrisay). Relativement aux symptômes généraux qui peuvent résulter d’une tuberculisation généralisée, ajoutons que ceux-ci peuvent faire complètement défaut, soit que l’utérus ait été seul atteint (Siredey, R. J. Tomlinson), soit que la tuberculose qui l’avait primitivement seul envahi n’ait, que consécutivement, frappé aussi le poumon (Tyler Smith).
§ IV. — Diagnostic.
On ne saurait encore indiquer de moyens précis qui permettent d’établir un diagnostic : selon la remarque de P. Brouardel, c’est dans l’état général de la malade et la recherche de ses antécédents diat hésiques, et surtout, dans la marche de la maladie, qu’on devra chercher les principales indications.
Quant aux renseignements tirés de l’examen local, la malade étant scrofuleuse ou tuberculeuse, si l’utérus est dévié et modifié dans son volume, si l’on trouve par le toucher vaginal ou rectal les annexes dans le cul-de-sac postérieur, si l’on observe des inflammations successives du péritoine pelvien ( inflammation subaiguë avec redoublements , Gosselin), on pourra avoir des présomptions assez fortes poulie diagnostic, mais rarement la certitude sera complète.
§ V. — Pronostic.
Le pronostic général de la tuberculisation de l’utérus est difficile à apprécier, si l’on songe à la fréquence des altérations de même nature qui envahissent ordinairement, soit en même temps, soit ultérieurement, d’autres organes dont les lésions mettent la vie en danger imminent.
(1) Voyezplus loin, dans l’appendice consacré aux inflammations et abcèsdes fosses iliaques
F.T I)U PETIT DASSIN, l’article INFLAMMATION PÉRI-U TÉRINE.
(2) Bouclier de la Yille-Jossy, observation citée par P. Brouardel, tor. cil .
AN.VI'OUIK l’ATHOI.OGlQllK.
TllllKKCÜLKS l)K
1,’UTÉllUS.
Quani à 1 u\oluiion des produits* tuberculeux eux-mêmes, on peut espérer qu'ils arriveront à guérison, soit par élimination, soit pai tiansfoi malion (Iviwisch),
Les rémissions ne sont pas rares ; mais il ne faudra pas se laisser abuser par ces apparences trompeuses.
§ VI. — Anatomie pathologique.
Le produit dont nous avons à tracer les caractères anatomo-pathologiques, se présente dans les organes génitaux, et dans l’utérus en particulier, sous une apparence un peu différente de celle qu’on est habitué à lui rencontrer dans les autres organes. Se développant, il est vrai, chez des sujets tuberculeux ou scrofuleux, mais n’avant du tubercule ordinaire ni les caractères anatomiques, ni les caractères cliniques, il a été considéré comme un produit tuberculeux ou phymatoïde {tubercule en nappe , P. Brouardel), « aussi différent du vrai tubercule que l'inflammation aiguë, chez un individu sain de toute diathèse, est différente de l’inflammation chez un scrofuleux. -> Le tubercule est, en général, déposé en couche plus ou moins épaisse sur la muqueuse utérine, comme quelquefois à la surface d’autres cavités muqueuses ou de certaines cavités accidentelles {cavernes). Cette couche, formée d’une matière caséo-purulente, se rencontre surtout dans le corps de l’utérus, très-rarement dans le col (1); on peut du reste la séparer assez facilement de la muqueuse sous-jacente : celle-ci n’est pas constamment altérée, et quand elle l’est, sa rougeur est seulement légèrement augmentée, ainsi que son épaisseur. Quelquefois aussi, la muqueuse présente des rides très-saillantes, rougeâtres, fort injectées, et se détache plus facilement que dans l’état naturel (L. Senn). Les espèces de lignes qui, en pareil cas, parcourent sa surface non exulcérée, semblent rayonner de la partie supérieure de l’organe, et cette apparence, signalée par tous les auteurs, fait ordinairement comparer la membrane à une sorte de rayon de miel (P. Brouardel). C’est d’ailleurs, vers le fond de l’utérus, qu’on rencontre le plus souvent la couche tuberculeuse, et s’il s’agit d’une femme récemment accouchée, le produit morbide occupe généralement la surface d’insertion du placenta (Rokitansky, Namias, Y. Cornil).
Dans un cas, chez une fdle qui, étant Agée de quinze ans, avait succombé à la phthisie pulmonaire, L. Senn a trouvé, à la face interne de l’utérus, de petites granulations jaunâtres, adhérentes à la membrane muqueuse, laquelle était rugueuse et fort injectée.
Si, d’ailleurs, la forme précédemment décrite a paru constituer celle sous laquelle se montrent le plus communément les tubercules de l’utérus, elle n’est pourtant pas la seule (2), puisque le produit pathologique peut exister aussi dans l’épaisseur du tissu utérin, soit isolément, soit en même temps que la forme précédente (J. F. Larcher, Reynaud, de Çristoforis, Namias).
Dans un assez grand nombre de cas, le volume de l’utérus tuberculeux s’accroît jusqu’à prendre deux ou trois fois les dimensions qu’il offre dans l’état normal ; à
(1) Notons que, selon J. Cruveilhier, les trompes renferment toujours, en même temps que 1 utérus, de la matière tuberculeuse, qui s'arrête constamment nu col de l’utérus ( Traité d anatomie pat h. gênér ., t. IV, p. 813 et 814). Voyez aussi llérard, Bulletins de la Société anat., novembre 1846, p. 365.
(2) De Çristoforis (di Milano), Annali universali di medicina,l. CLXV, juglio 1858, p. 156; agosto e settembre 1858, p. 545,
MALADIES DES FEMMES
mesure que la maladie lail des progrès, les parois utérines deviennent plus minces, et quelquefois a ce point, qu’il est impossible de déterminer exactement dans quel lissu siège la lésion. (Senn, Crocq, Namias, Viallet. )
Presque toujours, en même temps (|ue l’utérus, les annexes sont envahies par le tubercule. Les trompes, en particulier, présentent ce mode d’altération (1); elles sont ordinairement distendues par une substance jaunâtre, caséeuse; elles ont le volume d’une plume d’oie (L. Senn), et présentent [des flexuosités bien plus prononcées que dans l'etat normal. Leurs parois, épaissies, offrent intérieurement des granulations tuberculeuses (Namias, Baril), et quelques autres auteurs), et la muqueuse qui tapisse Ieurface interne est ridée et rougeâtre. Les veines du plexus uléro-ovarien ont aussi, dans plusieurs cas observés par J. F. Larcher, fourni l’exemple d’une grande quantité de matière tuberculeuse, crétacée, contenue dans leur cavité. Enfin, le péritoine pelvien, sur lequel retentissent si facilement les affections des organes génitaux, est souvent le siège de dépôts tuberculeux ; et, si ceux-ci font défaut, on rencontre du moins les traces d’une inflammation plus ou moins récente, qui, offrant ce caractère spécial de se montrer par bouffées successives, laisse après elle des adhérences, des brides môme, en nombre parfois considérable. « Ces adhérences, ces brides, déterminent entre les organes pelviens, des rapports nouveaux auxquels le hasard seul ne préside pas, puisque dans un grand nombre de cas ils se présentent identiques à ce point, qu’on a pu regarder comme un signe de la tuberculisation des organes pelviens la présence des annexes utérines dans le cul-de-sac postérieur du vagin. » ("Wieland, d’après P. Brouardel).
§ VII. — Traitement.
« Comme dans la phthisie pulmonaire, on devra mettre en usage, les toniques, les reconstituants, les anliscrofuleux. Ainsi, l’huile de foie de morue, les préparations iodées, les bains sulfureux, etc. , l’exercice modéré au grand air, le séjour à la campagne, et enfin, les eaux minérales sulfureuses : celles des Pyrénées prises en boisson, en bains et en douches, auront de grands avantages. Quelle que soit la médication à laquelle on aura recours, on ne devra jamais perdre de vue l’état des organes thoraciques.
» En somme, tous les moyens qui tendront à maintenir ou à rétablir l’intégrité des fonctions digestives et à soutenir les forces de la malade seront toujours les plus utiles, sauf à tenir compte des indications du moment, telles que celles tirées du développement d’une pelvi-péritonite. Dans ce cas, on traitera la complication inflammatoire comme si elle était indépendante de toute altération tuberculeuse, sans oublier toutefois que l’état des forces est à ménager et que les rechutes sont fréquentes. »]
ARTICLE XV
PHYSOMÉTRIE.
La physométrie consiste dans une accumulation plus ou moins considérable de gaz dans la matrice ; on lui a donné quelquefois les noms de grossesse venteuse et de tympanite utérine.
(1) Voy. Pillaud, Des tubercules (le l'ovaire et des trompes , thèse inaugurale, Paris, 18G1,
PHYSOMÉTRIE. — SYMPTÔMES.
§ II. — Causes.
Parmi les causes de cette affection, les principales se trouvent dans certaines circonstances de la gestation ou de l’accouchement Ainsi, un fœtus mort dans la matrice venant à se putréfier, il se dégage des gaz fétides qui distendent l’organe. Le même effet peut être produit par une môle et par le séjour d’un fragment du placenta dans la- cavité utérine. Après l’accouchement, un caillot venant à s’opposer à l’écoulement des lochies, il y a décomposition du liquide et physométrie. Dans l’état de vacuité, l’occlusion de l’utérus par un polype, par Y adhésion des l'cvres du col, et môme, suivant quelques auteurs, par un pessaire ou par tout autre tampon, peut retenir des liquides qui dégagent des gaz et causent la tympanite utérine. Enfin on a vu des cas où cette tympanite s’est manifestée chez des femmes hystériques, sans qu’il y eût aucun obstacle au col. Mauriceau, Delarnottc, Baudelocquc, Frank (1), Dnparcque, Lisfranc, etc., ont cité des exemples de ces diverses espèces.
[Comme on a pu, quelquefois, douter que les gaz provinssent de l’utérus, diverses recherches ont été faites pour prouver la réalité du fait. Gooch (2) pense l'avoir pu s’assurer de leur origine véritable, chez une de ses malades; elle n’était •isujette it cette infirmité qu’en dehors de l’état de grossesse; aussitôt qu’elle avait conçu, la maladie cessait. Elle en fut débarrassée pendant tout le temps que dura <.sa grossesse; mais, quelques semaines après l’accouchement, les mêmes inconvénients recommencèrent.]
§ III. — Symptômes.
La tympanite utérine se manifeste ordinairement avec une grande rapidité. Les
• symptômes sont un peu différents, suivant qu’il n’y a que des gaz accumulés dans la matrice ( tympanite sèche), ou suivant qu’il y a, à la fois, des gaz et des liquides. Dans le premier cas, on n’observe pas de douleur considérable ; il y a un
•sentiment de plénitude dans le bassin et dansl’abdomen, et la pression sur la tumeur développe un peu de sensibilité.
La tumeur est globuleuse ; elle s’élève parfois jusqu’à l’ombilic et au-dessus; mais ordinairement elle ne dépasse pas le volume de l’utérus au troisième ou quatrième mois de la grossesse. Par la palpation, on sent sa partie supérieure arrondie, rénitente, et l’on suit cette rénitence jusqu’au pubis.
La percussion est très-utile en pareil cas. Par elle on obtient un son tympanique dans une étendue dont la ligne supérieure est une limite courbe à convexité supéririeure correspondant au fond de l’utérus.
Par le toucher vaginal, on recherche si le col, qui est assez élevé, ne présente pas d’altération, et l’on reconnaît l’existence de l’obstacle qui empêche les gaz de s’échapper. Par le toucher rectal, on sent le corps dilaté, globuleux et élastique.
• Par ces deux moyens, on reconnaît, en cherchant à soulever l’utérus, qu’il a une pesanteur spécifique beaucoup moindre qu’à l’état normal, et que son poids n’est nullement en rapport avec son volume.
Sauf la gêne que fait nécessairement éprouver l’augmentation de volume de 1 utérus, et en particulier la dyspnée , les femmes affectées de tympanite utérine sèche n éprouvent quelquefois aucune incommodité. Chez quelques-unes au con-
(1) Frank, Traité de médecine pratique. Paris, 1842, t. II, p. 20.
(2) Gooch, Disent es <>f Women, p. 24 t.
.VIA I, ADI liS |)KS KKMMKS.
li aire, il siirvionl du dégoût des aliments, des appétits bizarres, des vomissements; et comme la physométrie coïncide ordinairement avec la suppression des renies U en résulte q«e femmes, en pareil cas, se croient grosses, et que, la tympanite faisant des pi ogres, elles suivent pendant deux, trois et même cinq ou six mois les progrès de leur grossesse, jusqu’à ce que l’expulsion des gaz vienne faire connaître la nature de la tumeur.
Lorsque le développement des gaz est très-rapide, il peut en résulter du malaise, et meme un mouvement fébrile assez notable; mais ces symptômes généraux se montrent bien plus fréquemment dans les cas où il y a à la fois accumulation de gaz et de liquide.
Souvent le développement de gaz, apres s’être produit rapidement, continue à se faiie d une manièie plus lente, sans qu il y ait aucune expulsion de ce produit morbide. Dans quelques cas, au contraire, il y a, à des intervalles variables, expulsion bruyante de yaz par le vagin ( rôt vaginal ), et les malades se sentent soulagées jusqu à ce qu une nouvelle quantité de gaz soit venue remplacer celle qui a été expulsée. Dans d autres circonstances, l’utérus se vide rapidement , avec explosion , pour se remplir de nouveau de lluides gazeux. C’est ce qu’on observe principalement chez les femmes hystériques. Dans les cas de tympanite utérine sèche, les gaz qui s’échappent sont presque toujours inodores.
Lorsque, avec l’accumulation de gaz il y a accumulation d’une certaine quantité de liquide, la douleur peut être beaucoup plus vive, parce que l’utérus est plus ou moins violemment irrité. Lisfranc a cité un cas où la douleur s’irradiait dans l’abdomen, les lombes et les cuisses. C’est surtout alors que les femmes peuvent croire à une grossesse franche; en pareil cas, il y a, en effet, dans l’utérus une môle , ou même un fœtus mort et décomposé.
S’il s’échappe une certaine quantité de gaz, on en remarque la fétidité extrême, et parfois aussi il sort en même temps une petite quantité de liquide brunâtre et également très-fétide. Deneux et Chomclont constaté que ces gaz sont inflammables.
La percussion et la palpation donnent les mêmes signes que dans le cas précédent ; mais on en obtient un nouveau en faisant exécuter à la malade des mouvements brusques. On entend, en effet, un glouglou , un gargouillement , qui indiquent le déplacement du liquide dans un fluide gazeux.
Il n’est pas rare, dans cette espèce de tympanite utérine, de voir se manifester un mouvement fébrile assez intense; il était très-notable dans le cas cité par Lisfranc.
Lorsque cette tympanite se produit après l’accouchement, le développement des gaz est ordinairement très-rapide, et les parois de l’utérus étant très-flasques, il en résulte une tumeur très-considérable. Le toucher vaginal fait souvent, en pareil cas, reconnaître la présence d’un caillot qui oblitère le col.
§ IV. — Marche, durée, terminaison.
La marche de la maladie est ordinairement rapide dans les premiers temps. Plus tard l’accumulation de gaz se fait avec lenteur, ou bien la maladie reste stationnaire. On voit des cas où les gaz s’accumulant peu à peu, la matrice se développe comme dans la grossesse, et c’est dans ces cas qu’ont eu lieu les erreurs qui ont tout fait préparer pour l'accouchement.
La durée de cette affection est très-variable. Parfois l’accumulation se fait en
PHYSOMfcTRIK. — TKAlTIiMKNT. 2<)8
quelques lioiiros cl l’expulsion suit de près ; d'autres fois la lympanilc utérine dure plusieurs mois, et même jusqu’aux dernières limites de la grossesse. On n’a pas , cité de cas de terminaison fâcheuse.
§ V. — Diagnostic, pronostic.
Le diagnostic de la tympanile utérine ne présente pas de difficultés sérieuses, surtout lorsque l’affection s’est développée rapidement. Néanmoins on a cité un assez grand nombre de cas où l’on a cru à l’existence d’une grossesse; mais l’erreur de diagnostic a été rarement commise par le médecin, et lorsqu’il en a été ainsi, c’est que l’examen a été trop superficiel.
La physométrie, dans l’état de Vacuité, se distingue de la grossesse, de Yhyclrométrie , de l’ engorgement du corps de l'utérus, parle son lympaniqucqu’elledonne h la percussion. Ce caractère est suffisant.
Mais dans un bon nombre de cas il y a eu grossesse véritable; il s’agit alors de déterminer si la tympanite, qui est le résultat de la mort et de la décomposition du fœtus, existe réellement. Le son tympanique est encore un signe d’une grande utilité; on peut aussi produire le bruit d’un liquide se mouvant dans des gaz, en imprimant des secousses brusques à la malade ; le fœtus a cessé de faire des mouvements, et enfin il est survenu les symptômes généraux décrits plus haut. Les mêmes caractères, sauf l’abolition des mouvements du fœtus, servent à faire reconnaître la tympanite, qui se montre dans un cas de môle utérine (1).
Après l’accouchement, la tympanite utérine se produit ordinairement avec beaucoup de rapidité. Le son tympanique est encore ici le meilleur moyen de distinguer la maladie de tout autre développement de l'utérus, et principalement de Y hémorrhagie interne qui peut se développer dans les mêmes circonstances.
§ VI. — Traitement.
Le traitement de la physométrie est fort simple. S’agit-il d’une de ces tympanites utérines sèches qui surviennent chez les femmes hystériques, on administre à l’intérieur les antispasmodiques, et principalement le camphre et Y éther. On prescrit des bains; des injections émollientes, narcotiques ; des fumigations v ers le vagin ; des onctions sur le col avec Y extrait de belladone ; et enfin une pression méthodique sur la tumeur, pour aider l’utérus à expulser les gaz qui le distendent.
Il n’est pas rare de voir la maladie résister pendant assez longtemps à ces moyens, et puis tout à coup l’utérus se débarrasser lui-même en peu d’instants de tous les gaz qu’il contenait.
Lorsqu’il existe à l’orifice du col un corps étranger qui s’oppose ù la sortie des gaz et du liquide enfermés dans l’utérus, l’indication est toute simple : on extirpe le polype, on extrait le caillot, on enlève le pessaire, etc.
S il y a dans l’utérus un fœtus mort, une môle décomposée, un fragment de placenta, il faut chercher à les extraire. Dans les deux premiers cas, on peut pratiquer la dilatation artificielle du col, et l’on donne en même temps des toniques et surtout du seigle ergoté (de 2 à h grammes) pour vaincre l’inertie de l’utérus. Lorsque c est le placenta qui est resté dans l’utérus, on peut en favoriser l’expulsion par des injections avec de l’eau froide ou chargée d’une substance légèrement irritante dans 1 intérieur de l’utérus. Mais il faut être très-réservé sur ce moyen,
(t) [Xovpz a la fin île cet article l’apperntice consacré aux Môi!f,s utskines.]
MALADIES DES FEMMES
et ne 1 employer que clans les cas où il survient des symptômes graves. Quelques auteurs ont posé en principe que ccs injections doivent être faites, dans tous les cas, immédiatement après l’expulsion des gaz et du liquide. Mais les vives inflammations de l’utérus qu’elles ont causées ont engagé les praticiens prudents à y renoncer. Après l’expulsion des gaz, on établit une compression méthodique de l’abdomen, dans le but d’empêcher la matrice de se distendre de nouveau.
Si, par une circonstance quelconque, on voyait survenir une inflammation de 1 utérus, il faudrait lui opposer le traitement indiqué à l’article Métrite aigue.
APPENDICE