KYSTES SÉREUX, OU HYDROPISIE ENKYSTÉE
§ I. — Définition, synonymie, fréquence.
On donne le nom de kystes de l'ovaire , ou hydropisie enkystée , 5 une affection dans laquelle cet organe renferme, dans une ou plusieurs poches dont il est creusé, un liquide quelconque. Cette définition prouve déjà qu’il ne s’agit pas ici d'une hydropisie ordinaire ; car le liquide contenu dans les kystes n’est pas, à beaucoup près, toujours séreux.
L’bydropisie de l’ovaire n’est pas une maladie rare, sans toutefois pouvoir être rangée parmi» les affections chroniques qu’on rencontre fréquemment.
§ IL — Causes.
1° Causes prédisposantes » — Parmi les causes prédisposantes , on a rangé Yâge de vingt à quarante-cinq ans; mais nous n’avons pas à ce sujet de relevés de faits concluants. On dit aussi qu’une circonstance qui favorise beaucoup sa production est le fait d'une ou de plusieurs grossesses antérieures et le rapprochement des sexes (Lisfranc). Mais il n’y a rien de surprenant à ce que la maladie se montre le plus
(1) Bauchet, toc. cit., p. 66.
(2) Outre les auteurs dont on trouvera les travaux indiqués dans l’ouvrage de Fl. Churchill (p. 605, note 3), citons encore :
Schnepff et Davaine, Comptes rendus des séances de la Société de biologie , lre série, t. IV, année 1852, p. 30.
DaVaine, ibid., p. 127.
Luys, ibid., 2° série, t. Il, année 1855, p. 131.
(3) Delpech, Chirurgie clinique, t. 11, p. 621. — - Kohlrausch, Veber den Bau der Haarund zahnhaltigen Cysten des Eierstocks (Muller’ s Archiv, 1843, Heft. 4).